Cet ouvrage nous situe dans le contexte de la seconde moitié du XVIIIème siècle, quand l'analyse des physiocrates domine la pensée économique et fiscale de l'époque. Restées inapplicables, les idées physiocratiques feront l'objet des critiques les plus sévères des penseurs et administrateurs. Parmi eux, Jean-Joseph-Louis Graslin (1727-1790), qui, à l'occasion d'un concours organisé en 1767 par la Société Royale d'Agriculture, avait proposé une solution plus réaliste aux problèmes économiques et fiscaux de l'époque. En effet, dans son Essai analytique sur la richesse et sur l'impôt, et après avoir défini les sources de la richesse, Graslin propose un système fiscal basé sur l'impôt de consommation. Les taxes réelles et personnelles ne sont que des impôts annexes de moindre importance. L'Essai de Graslin constitue une oeuvre historique précieuse, notamment dans le domaine fiscal, dont l'économiste Joseph Schumpeter pourra écrire qu'"il dépassa ses contemporains dans sa vision sur l'incidence de la fiscalité". Redécouvrir ce texte, comme une réflexion économique élaborée, est un moyen de trouver un éclairage complet sur les systèmes économiques et fiscaux contemporains.
Nombre de pages
316
Date de parution
29/12/2008
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296067530
Titre
Essai analytique sur la richesse et sur l'impôt
Auteur
Graslin Jean-Joseph-Louis ; Maherzi Djalel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20081229
Nombre de pages
316,00 €
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Jean-Joseph-Louis Graslin, dans son "Essai analytique sur la richesse et sur l'impôt" (1767), propose une analyse économique novatrice. L'ouvrage remet en question les principes physiocratiques, notamment l'idée que seule l'agriculture est source de richesse. Graslin développe une théorie de la valeur basée sur le besoin et la rareté, et examine l'impact de l'impôt sur l'économie. Son essai aborde également des questions de politique économique, telles que le commerce extérieur et la propriété individuelle.
Graslin-Thomé Laetitia ; Clancier Philippe ; Moner
Le royaume séleucide, héritier en Orient des conquêtes d'Alexandre, rassemble des populations extrêmement diverses, mais rares sont les sources qui adoptent le point de vue des communautés locales non grecques intégrées à ce vaste ensemble. Les textes babyloniens, rédigés sur argile par les populations liées aux temples locaux, occupent donc une place à part qui justifie pleinement leur importance dans le récent renouveau historiographique des études hellénistiques. Mais leurs auteurs sont aussi les héritiers d'une histoire mésopotamienne millénaire, qui doit être prise en compte sous peine de mal les comprendre. Ce livre entend donc donner un accès aisé à ces documents, qui rende justice à leurs multiples influences, gréco-macédonienne d'une part, suméro-akkadienne d'autre part. En fournissant une nouvelle traduction d'un choix de textes particulièrement significatifs, assortie de commentaires et d'annexes, il donne au lecteur les clés permettant un accès direct à une documentation qui mérite toute sa place au sein des études hellénistiques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...