Lorsque Cédric Gras, irrésistiblement attiré par les confins du monde, descend du Transsibérienfantasmé par tant de voyageurs, en réalité sept jours dans l?inconfort depuis Moscou, bercé pardes paysages uniformes de bouleaux, et découvre Vladivostok, il est déçu de ne pas trouver laville imaginée. « Vladivostok, c?est un marais à l?eau salée et à l?air vicié. On a beau être dans le plus grand pays du monde, on n?en reste pas moins prisonnier de cette péninsule à la pointe difforme ». Cette désillusion initiale ainsi que la délicate prise de fonctions de ce jeune universitaire et diplomate ne compromettent pas l?élan qui guide son exploration patiente de la ville et ladécouverte de ses habitants. La fascination grandit, saison après saison. Celles-ci scandent les temps forts du récit: le festival de cinéma en été, sorte de festival de Cannes de seconde zone, l?arrivée brutale de l?hiver, le 1er de l?an arrosé de vodka, la fonte des glaces et la mousson. Cédric Gras a à coeur de comprendre la région et, avec finesse et vivacité, il donne à voir sa géographie, les rêves de sa population, notamment étudiante, et ses relations avec le reste du monde: Moscou le pôle d?attraction, la Chine voisine et redoutée, la Corée du Nord insondable, le Japon des affaires, mais aussi l?« Eldorado » américain que beaucoup aimeraient rejoindre.
Nombre de pages
220
Date de parution
07/02/2013
Poids
172g
Largeur
122mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782752908735
Titre
Vladivostok. Neiges et moussons
Auteur
Gras Cédric ; Tesson Sylvain
Editeur
LIBRETTO
Largeur
122
Poids
172
Date de parution
20130207
Nombre de pages
220,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Les frères Abalakov sont les légendes de l'alpinisme russe. Du Caucase à l'Asie centrale, ces deux orphelins sibériens ont exploré les plus hauts massifs de l'URSS jusqu'à gravir, dans les années 1930, les vertigineux pic Staline ou Khan Tengri. Pourquoi, alors qu'ils partaient au nom des Soviets, ont-ils ensuite été victimes de la Terreur stalinienne ? Des archives du KGB au pic Lénine, Cédric Gras a enquêté pour reconstituer le destin exceptionnel et dramatique de ces deux frères indissociables puis désunis, deux hommes qui malgré les arrestations et la guerre ont traversé le siècle rouge en rêvant de l'Himalaya.
Résumé : Une ascension nimbée de mystères et de mensonges. Ils s'appelaient Xu Djin et Liu Lianman, n'avaient jamais vu de montagnes auparavant et encore moins pratiqué l'alpinisme de quelque façon que ce soit. En 1960, le Parti communiste chinois les élève au grade de "désignés volontaires" et leur commande, ainsi qu'aux camarades qui les accompagnent, de conquérir le Qomolangma, tel que les gens du cru désignent l'Everest depuis toujours. Mission supplémentaire, ils sont tenus de déposer sur le toit du monde (8 849 mètres) un buste de Mao Zedong en un geste symbolique supposé souligner la conquête définitive du Tibet. Le climat de propagande est tel que l'opinion du pays tout entier néglige que la plus haute montagne de la planète a été vaincue pour la première fois sept ans plus tôt, par des explorateurs aguerris... "Dans "Les Alpinistes de Mao" , l'auteur Cédric Gras revient sur l'épopée himalayenne chinoise, entre mythe et réalité. Passionnant". Le Point Né en 1982 à Saint-Cloud, Cédric Gras a suivi des études de géographie entre la France et la Russie avant de diriger plusieurs Alliances françaises en Russie et en Ukraine. Membre de la Société des explorateurs français, il sillonne aujourd'hui les immensités eurasiatiques pour ses écrits et des documentaires, notamment pour Arte.
Lorsque Cédric Gras descend du Transsibérien tant fantasmé et découvre Vladivostok, il est déçu de ne pas trouver le bout du monde auquel il s'attendait. Cette désillusion initiale va laisser place à une exploration patiente des lieux, le temps que se dévoile l'âme russe. Ni les déboires liés à son installation ni la laideur première des rues n'empêcheront le jeune expatrié d'être, saison après saison, envoûté par cette ville porteuse de rêve. Hymne à l'Extrême-Orient russe et à ses habitants, Vladivostok est le récit d'une fascination grandissante pour une terre méconnue.
Résumé : "Selon le règlement, la sentinelle n'a pas le droit de manger, de boire, pas le droit de fumer ou de rire, de chanter, de parler à autrui, de faire ses besoins. Mais c'est qu'il fallait rester de garde toute une semaine ! ". Ivan Tchonkine, troufion simplet aux grandes oreilles, aurait pu finir sa carrière dans l'armée sans histoires. Seulement voilà : en juin 1941, ses supérieurs l'envoient garder un avion en panne au milieu d'un champ. Oublié de tous, il se met en ménage avec Nioura, mais est bientôt dénoncé comme déserteur. L'armée est envoyée pour arrêter Tchonkine, qui passe maintenant pour un redoutable chef de bande...
Marie-Hélène Lafon célèbre Gustave Flaubert, son travail d'écriture et son ouvre en réunissant quelques belles pages de Madame Bovary et de L'Education sentimentale précédées d'un texte. "Flaubert à cheval. Flaubert fut beau. Flaubert fut jeune. Jeune. Glorieux. Blond, bouclé. Grand et bien fait. Flaubert eut mal aux dents. Il fut foudroyé à dix-sept ans sur le chemin de Pont-l'Evêque ; on ne sait pas bien par quoi il fut foudroyé ; il le fut et il échappa au Droit et il put commencer à devenir. Flaubert est inépuisable. Flaubert for ever." Marie-Hélène Lafon
Des dernières passes du Kurdistan au terrible désert de Karakoram impossible à traverser l'été, de Tabriz, I\icbapour ou Téhéran. Bernard 0llivier poursuit sa route. A dos de chameau d'abord., puis devenu chameau lui-même pour transporter l'indispensable provision d'eau, il continue, sans cesse émerveillé, sa marche vers Samarcande et ses coupoles d'or...
Né en Normandie en 1938. Bernard Ollivier a mené une vie de journaliste (consacrée notamment à l'étude des questions sociales) passées pour l'essentiel à Paris. Revenu en Normandie à l'heure de la retraite, il séjourne régulièrement dans la capitale, où il anime une association d'aide aux jeunes délinquants. C'est la marche à pied qui lui aura valu, à soixante ans passés, la célébrité la moins attendue: celle d'un écrivain-voyageur salué par toute la presse, après la publication de son journal de promeneur au long cours: Traverser l'Anatolie (Libretto n°192, 2005), Vers Samarcande (Libretto n°193, 2005) et Le Vent des steppes (Libretto n°194, 2005).
Des neiges du Pamir aux ruelles de Hashgar, seule métropole d'Asie centrale à vivre encore à l'heure des Mille et Une Nuits, des interminables déserts du Taklamakan et de Gobi à la Chine des Hans, Bernard Ollivier continue de marcher sur la route de la soie. Il en arrive, chemin faisant, après être passé sur les traces des anciens fidèles à l'enseignement du Bouddha, à regretter la générosité de l'Islam si familier au voyageur. S'il tire quelques conclusions personnelles et peine à retrouver les repères d'un monde soi-disant moderne, c'est toujours sur le ton pudique et réservé qui donne à son récit l'écho de l'universel...