
Introduction à l'histoire des sensibilités
L'histoire des sensibilités est aujourd'hui un champ de recherche florissant. Reliée à l'affirmation du sensible dans nos sociétés, elle étudie les sens, les émotions et les sentiments dans leur formation et leur transformation. Elle ne se borne pas à prouver qu'il y a une histoire de l'amour, de la haine, du goût ou de l'odorat à travers les âges : elle montre que les façons de sentir et d'éprouver, loin de procéder de fonctions naturelles ou de facultés individuelles, sont mêlées à l'histoire des sociétés humaines, qu'elles s'accordent aux enjeux sociaux, moraux et politiques qui les traversent. Face à la pluralité des démarches de savoir qu'adoptent historiennes et historiens à ce sujet, ce livre vise à clarifier aussi concrètement que possible comment se fait l'histoire des sensibilités et ce qu'on peut attendre d'elle. Outre qu'il questionne les méthodes à l'oeuvre, l'usage des sources, les manières d'écrire ou de prouver, il prend le parti de puiser ses exemples dans toutes les périodes canoniques de l'histoire, de l'Antiquité à nos jours.
| Nombre de pages | 128 |
|---|---|
| Date de parution | 22/08/2024 |
| Poids | 188g |
| Largeur | 122mm |
| EAN | 9782348082559 |
|---|---|
| Titre | Introduction à l'histoire des sensibilités |
| Auteur | Granger Christophe ; Rey Sarah |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 122 |
| Poids | 188 |
| Date de parution | 20240822 |
| Nombre de pages | 128,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Ceci est un canular. Les Poldèves, l'extrême droite et la politique du faux
Granger ChristopheCe livre part d'un canular et choisit de le prendre au sérieux. En mars 1929, une lettre parvient à la Chambre des députés. Elle décrit le sort d'un peuple lointain, les Poldèves, victimes d'esclavage, de supplices et de famine, et appelle les élus français à intervenir. Plusieurs députés de gauche, au nom de la justice et de l'humanité, relayent l'alerte. Un mois plus tard, la supercherie est révélée : les Poldèves n'existent pas. Ils ont été inventés par l'Action française pour tourner en dérision les engagements humanitaires de leurs adversaires politiques. En revenant sur cet épisode oublié, le livre interroge moins la naïveté de ceux qui se sont laissé prendre que les ressorts politiques d'un scandale fabriqué par l'extrême droite — et ce qu'il dit, hier comme aujourd'hui, du faux et de ses usages en politique.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

La destruction de l'université française
Granger ChristopheEconomie du savoir : c'est sur cette notion que s'est enclenchée la débâcle actuelle de l'université. Le Conseil européen l'a dit en 2000 : l'université doit faire naître "une économie de la connaissance compétitive, facteur d'une croissance durable". La Banque mondiale de son côté préconise de privatiser le financement des universités, de démanteler les "rigidités" salariales, d'ajuster la formation des étudiants aux besoins du marché du travail et d'encourager la production de savoirs porteurs de débouchés commerciaux et d'innovation industrielle. Ces nouveaux objectifs signifient la fin de l'université telle qu'elle existait en France à la fin du XXe siècle : une institution indépendante où le contenu des enseignements et l'avancement dans les carrières relevaient de décisions prises entre pairs. Désormais, les universités sont contrôlées par des conseils d'administration où siègent des patrons et des cadres de grandes entreprises. Les enseignements sont des "offres de formation" ajustées aux besoins du marché du travail. Les recherches sont financées sur appel d'offres, en fonction des intérêts économiques privés. Désormais, dans une opacité voulue, la précarité s'est généralisée. Par dizaines de milliers, les enseignants-chercheurs sont contractuels, post-doctorants sans postes, auto-entrepreneurs vacataires payés à l'heure, chômeurs déguisés, voire travailleurs au noir. Dans le monde entier, du Chili à l'Angleterre en passant par le Canada, la Grèce ou la France, des étudiants et des précaires sont en lutte contre cette liquidation. Refusant de travailler dans des ruines, ils veulent faire naître une nouvelle forme de vie universitaire, collective, indépendante et joyeuse.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,00 € -

A quoi pensent les historiens ? Faire de l'histoire au XXIe siècle
Granger ChristopheChristophe Granger est historien, membre du Centre d'histoire sociale du XXe siècle (Paris 1/CNRS).Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER23,00 € -

Histoire par corps. Chair, posture, charisme
Granger ChristopheL'histoire du corps est à la mode. Ce livre fait le pari d'en renverser la perspective. Il étudie non pas les corps, mais ce qui se jouait jadis à travers eux. Comment les hommes savaient faire usage de leur corps, le déchiffrer, le faire parler, se manifester à travers lui. On saisit mieux ainsi combien les sociétés passées ont puisé dans les corps le mode privilégié de leur organisation. En six chapitres qui se lisent comme autant de plongées dans les XIXe et XXe siècles, ce livre propose une autre façon de faire de l'histoire. On l'appellera histoire par corps.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 €
Du même éditeur
-

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Sociologie des pratiques culturelles. 3e édition
Coulangeon PhilippeRésumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Tassin LouisePartout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs). Introduction à la Communication NonViolente
Rosenberg Marshall B. ; Cesotti Annette ; SecretanEN STOCKCOMMANDER20,50 €
