Emmanuelle Grangé décrit avec une grande justesse la violence ordinaire faite aux femmes. Il se dégage de ce roman une atmosphère toute chabrolienne. Les conventions bourgeoises, une famille parfaite, et ce sentiment d'étrangeté qui nous prend et ne nous lâche plus. Qu'y a-t-il sous la surface si lisse du lac ? Au bord d'un lac, une maison. Dans cette maison, une famille et un vieux monsieur venu d'Algérie qui s'occupe du jardin. Une situation confortable que les écarts des uns et des autres ne semblent pas troubler. On ferme les yeux sur les trahisons, on soupire beaucoup, on parle peu. On vieillit ensemble, vaille que vaille, on consent au vaudeville jusqu'à la rencontre improbable de l'épouse et la maîtresse. Tout change alors. Les lignes bougent lentement. Une amitié étrange est à l'oeuvre. Les deux femmes peu à peu s'apprivoisent. Elles sont très différentes. L'homme qu'elles partageaient, et qui les séparait, devient leur ennemi commun. Elles se voient, passent des moments ensemble, parlent de tout sauf du désamour, de la solitude, de la violence qui monte et qui leur fait peur. Elles attendent, chacune à sa manière, un dénouement comme une délivrance. Mais qui peut dire d'où elle viendra ? Dans ce troisième roman, Emmanuelle Grangé confirme son talent d'écriture. Elle décrit avec une grande justesse la violence ordinaire faite aux femmes. Il se dégage de ce roman une atmosphère toute chabrolienne. Les conventions bourgeoises, une famille parfaite, et ce sentiment d'étrangeté qui nous prend et ne nous lâche plus. Qu'y a-t-il sous la surface si lisse du lac ...
Nombre de pages
162
Date de parution
01/04/2021
Poids
220g
Largeur
132mm
Plus d'informations
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EAN
9782363082541
Titre
Les risées du lac
Auteur
Grangé Emmanuelle
Editeur
ARLEA
Largeur
132
Poids
220
Date de parution
20210401
Nombre de pages
162,00 €
Disponibilité
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Un jeune homme, François Munch, disparaît sans motif apparent. Il envoie une carte postale laconique à sa famille. Il y annonce son départ définitif. Ses parents, ses frères et soeurs pensent alors à une fugue, une folie passagère. Mais vingt ans passent et François ne réapparaîtra pas. Tous sont dévastés par cette disparition et chacun réagit comme il peut. Comment vit-on l'absence et le manque de réponses aux questions que l'on se pose sans cesse ? On survit. On culpabilise, crie, prie, se révolte, se souvient. Puis, peu à peu, on revit, un pas devant l'autre, un jour à la fois. Il n'y a ni explication ni mode d'emploi.
De son enfance, l'auteur garde le souvenir d'un grand appartement à Berlin, où son père est fonctionnaire international, la naissance d'un frère qui va bouleverser son quotidien de petite fille, des séjours en France pendant les vacances chez des grands-parents aimants, l'accent germanique des nurses qui se succèdent. Pourtant, dans toute cette banalité quelque chose détonne. La mère, fantasque, magnifique, amoureuse des rivages qui lui manquent tant, trop à l'étroit dans son rôle d'épouse de diplomate, ne peut s'empêcher de fuguer. Elle part, fuit l'appartement familial, laissant ses enfants et son mari. Elle revient cependant, jusqu'au jour où... Comment se construire, grandir, trouver des repères lorsque rien n'est jamais sûr, quand la peur de l'abandon plane sur l'impression de sécurité et de normalité. C'est ce portrait magnifique d'une mère à part qu'Emmanuelle Grangé esquisse aujourd'hui dans ce deuxième livre. On y retrouve ses thèmes de prédilection, la famille, le secret, la force silencieuse des non-dits. Mais aussi le travail du temps qui passe, vous entraîne dans sa course, faisant un jour de vous, le parent de ses parents. Aucun jugement, aucune rancoeur, dans ce texte plein d'amour et de lucidité. Simplement le roman d'une famille, la sienne.
Bangkok, époque contemporaine. Une jeune femme de 19 ans, que l'on vient de marier à un bourgeois expatrié, s'offre à ses amants et amantes dans la moiteur de l'Orient. Elle est sous la coupe de Mario, un bel Italien qui deviendra son "professeur de jouissance". Son nom : Emmanuelle. Ses aventures, d'abord publiées dans la clandestinité, en feront bientôt le symbole de la jeune femme moderne et libérée.
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Deux siècles après leur composition (1819-1823), dans un monde confronté à de nouveaux enjeux de taille, Stéphane Lambert se penche sur l'extraordinaire cycle des peintures noires de Goya pour sonder leur inépuisable actualité. Par cette plongée dans l'imaginaire de ses hantises les plus entêtantes, le peintre espagnol avait transfiguré tous les genres picturaux de l'époque et bouleversé durablement la vision de notre humanité. Goya (1746-1828) a tout traversé, les humiliations et les honneurs, les assauts de la maladie, la guerre et les remous de l'Histoire, avec le fabuleux don de transformer les ravages en occasions de révolutionner son art. Revenant sur le riche et long parcours d'un artiste de génie, le livre prend la forme d'un voyage à travers une oeuvre professant la vitalité inébranlable de la création face à la menace du chaos.
On l'appelait della Francesca du nom de sa mère. Son père était un cordonnier dont Vasari nous dit qu'il mourut lorsque sa femme était encore enceinte ce qui est faux. On dit que l'enfant fut très tôt doué pour les mathématiques, et que très tôt il sut qu'il serait peintre. Son désir était de représenter ce que ses yeux voyaient, sans restriction, et sans idéalisation : uniquement le visible, mais tout le visible.
Aujourd'hui, internet nous accompagne toujours et partout. Où que nous soyons, grâce à nostéléphones portables, nous pouvons nous connecter à tout moment. Conséquence : nous nesavons plus nous déconnecter. D'où une addiction maladive aux messages, un oubli dela présence de l'autre, un état de distraction chronique, voire un manque d'efficacité et deprésence au monde...Pour certains, la connexion est un réflexe mécanique : elle a perdu toute signification. On seconnecte... sans même savoir pourquoi !Le temps est venu d'apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement enfaveur de la " déconnexion " est en train d'émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individuscommencent à ralentir le rythme. Ils n'hésitent plus à " débrancher " temporairement leursappareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.S'appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Sylvain Tesson, en passant par Thoreau et tantd'autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de seretrouver soi-même et de remettre les livres et l'esprit au coeur de notre vie.
Deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray, un dimanche alors que fléchit la lumière. L'une révèle à l'autre son errance avec un inconnu : une brève histoire, inquiète et trouble comme les eaux des étangs tout proches, mystérieuse et violente comme notre insatiable besoin de romanesque.