Les Gens du Bottin Mondain (1903-1987). Y être, c'est en être
Grange Cyril
FAYARD
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EAN :9782213596303
Le Bottin Mondain, c'est un peu une caste, ce n'est pas la méritocratie, c'est l'aristocratie. Si on s'y retrouve, c'est sans doute parce qu'on est snob, soyons honnête, on est plus snob que les autres... "Annuaire de prestige social (à la différence du Who's Who qui recense les gens ayant " réussi " quelle que soit leur origine), le Bottin Mondain répertoire depuis 1903 une bonne partie des représentants de la noblesse (authentique et d'apparence) et de la bourgeoisie se voulant " ancienne " qui demandent à y figurer. Cette cohabitation de deux groupes dont les valeurs essentielles ont longtemps été éloignées voire opposées conduit à s'interroger sur leur rapprochement au XXe siècle. Le Bottin Mondain reflète-t-il la persistance du désir bourgeois d'aristocratie ou l'ouverture, peut-être inévitable _ et sans doute à son corps défendant _, de la noblesse à la bourgeoisie? La noblesse et la bourgeoisie du Bottin Mondain ne constituent-elles pas en fait aujourd'hui un même milieu nourri de valeurs devenues communes? Cette enquête d'histoire sociale cherche à répondre à ces questions à partir des informations fournies par un échantillon de 3 914 mentions et par une série d'entretiens, afin de cerner mieux des réalités immatérielles par nature absentes des notices.Déjà l'histoire du Bottin entre sa création et 1987, qui est retracée ici, est riche d'enseignements sur l'évolution des " élites " françaises et sur le sens que les gens confèrent à leur présence dans l'ouvrage. La succession des notices procure à qui sait lire entre les lignes de multiples indications sur le mode de vie des personnes inscrites, sur les étapes et les rites de la formation de la famille (rencontre des époux, fiançailles, mariage, nombre d'enfants et choix de leurs prénoms), puis sur les options professionnelles, voire les responsabilités politiques qu'elles exercent parfois. L'évolution des " beaux quartiers ", des lieux de villégiature les plus chics et l'importance des châteaux, l'évocation des loisirs, une radiographie des cercles et clubs, enfin quelques épisodes pittoresques de la " vie mondaine " complètent le panorama.En révélant l'homogénéité progressive des comportements et du système de valeurs des " familles " au XXe siècle, le traitement statistique de plusieurs générations atteste la pertinence sociologique d'un milieu des " gens du Bottin Mondain " à l'époque contemporaine.Ancien élève de l'ESSEC et docteur en histoire de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, Cyril Grange est chargé de recherche au CNRS (Centre Roland Mousnier, Université de Paris IV-Sorbonne).
Nombre de pages
576
Date de parution
13/03/1996
Poids
792g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213596303
Titre
Les Gens du Bottin Mondain (1903-1987). Y être, c'est en être
Auteur
Grange Cyril
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
792
Date de parution
19960313
Nombre de pages
576,00 €
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Voici la première étude de fond sur les élites juives parisiennes de la fin du XIXe siècle au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Ou comment Paris, " nouvel Jérusalem ", a contribué au rayonnement de cette grande bourgeoisie qui, en retour, s'est identifiée à une capitale hissée au rang de ville-monde. Une réussite sociale et un rayonnement culturel associés aux noms des Camondo, des Rothschild, des Worms, des Pereire... A partir de l'observation de familles auparavant dispersées sur le territoire français ou originaires de divers pays européens, Cyril Grange retrace leur constitution en dynasties à la faveur de leur rassemblement à Paris. Position économique, comportement matrimonial, pratiques culturelles et de sociabilité : ce tableau exhaustif illustre le processus d'assimilation d'une minorité qui épouse avec ferveur l'universalisme républicain porté par la Troisième République. L'histoire de cette ascension, avec son inscription très forte dans le paysage national, sera violemment interrompue avec l'occupation de la France par l'Allemagne nazie et la politique antisémite du gouvernement de Vichy.
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Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
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Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).