Yves Grafmeyer est une figure marquante de la sociologie urbaine française. Présentateur et traducteur à la fin des années 1970, avec Isaac Joseph, de plusieurs textes majeurs de l'école de Chicago, auteur au début des années 1990 d'un manuel de sociologie urbaine qui aujourd'hui encore constitue une référence, mais également chercheur ayant produit de très nombreux travaux et écrits de premier plan sur les processus de ségrégation, les logiques de peuplement, les manières d'habiter ou encore les sociabilités urbaines, il a joué un rôle important dans la promotion de cette discipline en France. Sociologue de la vie urbaine plus que de la ville, il est aussi plus largement un grand sociologue qui a activement contribué à la structuration et à l'animation de la recherche en sciences sociales, à Lyon et à l'échelle nationale, et qui a formé plusieurs générations d'étudiants. Ce livre qui lui est consacré présente, sous la forme d'entretiens, son itinéraire professionnel, la genèse, les objets, les enjeux et les résultats de ses travaux de recherche, ainsi que les notions sociologiques majeures qu'il a mobilisées. Il permet ensuite de découvrir ou de redécouvrir une sélection de textes particulièrement significatifs de sa production, et se termine par les témoignages de quelques-uns de ses collègues.
Nombre de pages
270
Date de parution
28/03/2019
Poids
490g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782729709495
Titre
Pour la sociologie urbaine
Auteur
Grafmeyer Yves ; Authier Jean-Yves
Editeur
PU LYON
Largeur
155
Poids
490
Date de parution
20190328
Nombre de pages
270,00 €
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Objet d'une urbanisation sans précédent, le Chicago des années 1920 constitue un gigantesque "laboratoire social". Fascinés par le comportement de l'homme dans son nouveau milieu urbain, des sociologues, dont Robert Park, Ernest Burgess, Roderick Mackenzie, William Thomas et Louis Wirth, jettent les bases d'une "approche écologique de la ville". Groupes sociaux, territoires, ségrégation; mobilité; réseaux de relations, mentalités, sociabilité: pour la première fois, la ville est pensée comme société, comme culture et, finalement, comme état d'esprit. Grâce à ces nouveaux concepts, les sociologues de Chicago se donnent pour objectif de produire des connaissances utiles au règlement des problèmes sociaux concrets, particulièrement ceux de l'assimilation de millions d'immigrants à la société américaine. Leurs méthodes de travail, annonçant la sociologie qualitative, vont profondément marquer la recherche sociologique. Cet ouvrage rassemble les textes fondateurs de ce courant, ainsi qu'un article de Maurice Halbwachs sur la croissance de Chicago et son caractère exemplaire de creuset ethnique et culturel, et des textes de Georg Simmel, qui esquissait, dès 1903, la spécificité d'une personnalité urbaine.
L'étude approfondie d'une grande banque régionale porte ici le témoignage de la mutation d'un monde professionnel bien particulier, qui réunit au sein d'un même milieu de travail un faisceau composite de trajets, de compétences et de projets.
Résumé : La ville est aujourd'hui à la fois territoire et unité de vie collective, milieu et enjeu, cadre physique et noeud de relations entre les êtres sociaux. Ce livre montre comment les concepts et les méthodes de la sociologie peuvent être mobilisés pour l'étude de la vie urbaine. Cette dernière est saisie dans les tensions qui la traversent : tensions entre distance et proximité, entre localisation et mobilité, entre diversité et intégration, entre lignes de force qui commandent le devenir des villes et la gestion collective. Comment s'organisent de nos jours les coexistences en milieu urbain et la mise en cohérence des actions publiques ? A l'heure où les ancrages territoriaux des citadins se diversifient et où les espaces sociaux se fragmentent, dans quelle mesure la ville fait-elle encore société ? Cette 4e édition actualisée apporte toutes les réponses nécessaires.
Objet d'une urbanisation sans précédent, le Chicago des années vingt constitue un gigantesque " laboratoire social ". Fascinés par le comportement de l'homme dans son nouveau milieu urbain, Robert Park, Ernest Burgess, Roderick McKenzie et Louis Wirth jettent les bases d'une " approche écologiquqe de la ville " : " la ville comme modèle spatial et comme ordre moral ". Groupes sociaux, territoires, ségrégations ; mobilité ; réseaux de relations, mentalités, sociabilité : pour la première fois la ville est pensée comme une société, comme culture et, finalement, comme état d'esprit. Parler de l'Ecole de Chicago, c'est aussi rappeler ce qu'elle doit au philosophe allemand Georg Simmel qui, dès 1903, esquissait la spécificité d'une personnalité urbaine.