Graciano Marc ; Claro Christophe ; Cournut Bérengè
LE TRIPODE
5,00 €
Epuisé
EAN :9782370552877
Une porte d'entrée sur l'?uvre d'un des auteurs français contemporains les plus importants.Depuis la publication de Liberté dans la montagne aux éditions José Corti en 2013, Marc Graciano a ouvert en une poignée de romans un monde fécond, qu'il a offert aux lecteurs. Son imaginaire ne ressemble à aucun autre. Nous plongeant souvent dans des temps anciens, il est marqué, comme l'auteur lui-même l'a confié un jour à un libraire, par l'omniprésence de la nature, la conscience de la violence humaine et de la mort, la nécessité des épreuves, l'importance de l'offrande, du soin.Graciano & co est une porte d'entrée sur ce monde, peuplé d'images et d'âmes en quête, à la langue si riche et à la phrase si ample. Le texte Le Camp des loges nous livre un épisode rêvé de la vie de Jeanne d'Arc où cette dernière, au cours d'une chevauchée avec ses compagnons qui l'a exténuée jusqu'à la maladie, va trouver refuge parmi des gens vivant dans la forêt, et voir son corps prodigieusement régénéré par les soins d'une sorcière aveugle. L'entretien qui suit, mené en 2017 par la revue La Femelle du requin, permet de mesurer un peu plus encore la singularité de la voix portée par Graciano. Enfin, pour clôturer le recueil, six écrivains confient l'importance qu'ont pour eux les textes de cet homme qui marche, rêve et danse avec les mots.
Nombre de pages
77
Date de parution
06/01/2022
Poids
139g
Largeur
148mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782370552877
Titre
Graciano & Co
Auteur
Graciano Marc ; Claro Christophe ; Cournut Bérengè
Editeur
LE TRIPODE
Largeur
148
Poids
139
Date de parution
20220106
Nombre de pages
77,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La silhouette d'une jeune fille montée sur un coursier à la tête d'un groupe de cinq guerriers se détache sur le versant d'une colline. Elle guide son cheval sans rênes, pas même avec les jambes ni avec la voix, seule la jonction de son corps avec celui de la monture crée une liaison invisible mais indéfectible. Un hymne à la beauté de la nature, où tout peut basculer par la cruauté humaine.
Au pays de la fille électrique est d'abord un livre choc sur la violence. Le récit s'ouvre par un prologue d'une cruauté absolue. Une bande de dégénérés sous l'empire de la drogue et de l'alcool s'en prend à la première fille rencontrée. Leur cruauté, leur acharnement sadique témoignent d'une rupture complète avec Vidée même de civilisation et nous rappellent la bande d'Orange mécanique. La capacité de Marc Graciano à nous plonger dans les situations extrêmes est proprement fascinante. La nature, les animaux, les éléments, quelques rares êtres humains offrent un contrepoint lumineux et sensuel à la barbarie du monde. Quelque chose qui nous dépasse résiste à tout et peut renaître.
L'oiseau de proie était tellement figé que, de loin, il avait semblé au garçon une motte de terre, et l'oiseau était tellement faible qu'il laissa s'approcher le garçon sans réagir, et, quand le garçon fut proche, il vit que l'oiseau avait une aile blessée et qu'elle pendait sur un côté, et c'était un oiseau au ventre blanc avec beaucoup d'aiglures, et au dos brun avec de fins liserés clairs qui dessinaient comme des écailles, et son oeil était terne, nullement vif et acéré, comme habituellement chez les rapaces.
Ils l'appelaient la Grand-ourse ou la Dame et certains pensaient que c'était elle qui, chaque année, volait le soleil et l'emportait dans sa tanière pour y dormir bien au chaud avec l'astre radieux contre sa poitrine fourrée, comme une grosse tourte de miel calorifère, et qu'ainsi s'expliquait que l'hiver et le froid s'abattissent pour de si longs mois sur la vallée, et ils pensaient qu'elle ne rendait le disque radiateur qu'à la fin de son long somme, et qu'alors revenait la chaleur printanière, et ceux-là disaient qu'il fallait respecter la Grand-ourse au plus haut point, et accepter ses rapines de l'automne et du printemps sans la pourchasser et la meurtrir, à cause, sinon, qu'elle n'aurait jamais accepté, le moment venu, de restituer le soleil disparu.
Edgar Hilsenrath raconte le génocide arménien, et c'est un hommage extraordinaire qu'il rend aux victimes. Le vieux Thovma Khatisian n'est plus très séduisant. " Tu es affreux, Thovma Khatisian. Aucune femme ne s'éprendrait de toi, à part ta mère. Tes yeux sont chassieux et rivés au sol. De ta bouche entrouverte s'écoule de la salive puante. " Le pauvre bougre est sur le point d'expirer. Et il se souvient dans une dernière pensée de sa vie tumultueuse. Né en 1915, durant le génocide arménien, il porte dans sa chair la mémoire d'un peuple décimé... Le Conte de la dernière pensée témoigne une nouvelle fois du génie d'Edgar Hilsenrath. L'auteur, survivant de la Shoah, y rend un hommage extraordinaire aux victimes du génocide arménien de 1915. Le livre mêle avec virtuosité le tragique et la farce ; il rejoint ainsi par sa puissance les autres romans, désormais cultes, de l'auteur : Nuit, Le Nazi et le Barbier et Fuck America. Seul des textes d'Egar Hilsenrath à ne pas être d'essence autobiographique, il s'inspire de recherches sur le génocide de 1915 et la culture arménienne tout en révélant un imaginaire hors norme.
Un agenda pour les férus de littérature. Comme chaque année, le Tripode propose un agenda ludique et pratique, truffé de textes et d'illustrations.L'agenda est sans doute l'un des objets les plus usuels de nos vies. Pour l'embellir, Le Tripode a conçu un agenda d'éditeur qui enrichit le traditionnel déroulé du calendrier de pages pleines de littérature, d'arts et d'ovnis. Chaque semaine de l'année occupe l'espace d'une double-page dans l'agenda.Au sommaire : un calendrier des saints littéraires, des citations des livres du Tripode choisies pour leur philosophie, leur humour, leur absurdité et/ou leur intelligence, des ouvertures de mois animalières avec les dessins de l'artiste du XIXe siècle Aloys Zötl, des extraits de livres à paraître, un cahier de dessins d'Anna Boulanger et autres joyeusetés.
Des lettres qui disent l'intensité de la vie. Une centaine de lettres bouleversantes. Mises en scène depuis plusieurs années, elles rencontrent un succès important au théâtre : " Ces lettres disent l'amour la solitude, la haine, la solitude ou la réconciliation, parfois au-delà de la mort " (Le Monde) Des lettres qui disent l'intensité de la vie...
L'anthologie des titres de faits divers les plus fous de l'année écoulée. L'année 2020 aura été des plus périlleuses. Pourtant, et tant qu'on ne le fait pas avec n'importe qui, rien ne nous empêche d'en rire et de terminer cette année sur une note positive. Cette nouvelle édition du Tout va bien montre que, au fil des ans, les hommes demeurent d'une créativité débordante, avec un florilège des titres de presse les plus délirants de l'année écoulée. Reflets d'une société absurde, drôle, tordue, sensible, dérisoire, ces titres frisent la poésie et brossent le portrait de notre époque, de son quotidien et de ses excès.