sous les averses de pluie rappelons-nous la chute de constantinople. au long des décennies sa grandeur est allée décroissant, les mécanismes du pouvoir se sont corrodés, les affaires de venise et de gênes, la recrudescence des ennemis proches, les querelles de famille, les morts et les alliances, la maladie, la pourriture, et ce qui devait arriver est arrivé. les églises n'ont pas réussi à s'unifier. la chrétienté continuait à opposer deux europes, d'orient et d'occident, comme deux nuits désaccordées ou comme les dents éparpillées par cadmos. imperturbable, le concile discutait de la provenance du saint-esprit. émanait-il du père, du fils, ou bien des deux, et du sens des prépositions, quelles explications pouvaient renforcer le symbole, et de l'autorité de saint basile face à eunomius, ou des raisons de marc d'éphèse. entre-temps constantinople pourrissait et l'hiver s'emparait de l'histoire dans son immense et fluviale dimension et les conciliaires changeaient de ville à cause des frais. ça coûte cher de discuter.
Nombre de pages
323
Date de parution
15/02/2007
Poids
394g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782729116644
Titre
Une lettre en hiver. Et autres poèmes (1963-2005)
Auteur
Graça Moura Vasco ; Vital Joaquim
Editeur
DIFFERENCE
Largeur
131
Poids
394
Date de parution
20070215
Nombre de pages
323,00 €
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Né en 1942, Vasco Graça Moura n'a pas traversé les années 70 sans en prendre un peu de leur discours et de leur fantaisie. Son écriture n'est pas sans humour, sans ironie vis-à-vis de ses procédés. Elle se prend à contre-pied sans vouloir se faire souffrir et pourtant elle laisse transparaître une fragilité, un égarement et peut-être même une attente qui ne semblent avouables qu'au pied du mur de l'ignorance, là où le poème mesure sa vanité, où le poème est vanité, pour reprendre un thème cher à Vasco Graça Moura comme d'autres aspects de l'histoire de la peinture depuis la Renaissance. Pour ne pas se laisser emporter par un tel amour des références, le poète s'improvise musicien. Vivre le vertige de la langue grâce au génie de la forme, de la tournure, de l'exercice : voilà en quoi le poète est proche du musicien. Voir, n'est-ce pas danser en soi-même ? Et écrire, n'est-ce pas donner à sa pensée le plaisir de l'air et de la volupté ?
Autour des souvenirs personnels de l'auteur, le lecteur sera entraîné, en suivant ses personnages, dans une saga familiale qui se déroule sur plusieurs générations et raconte une partie de l'histoire de ce vin fameux qu'est le porto, et de la magnifique région du Alto Douro. Le récit commence en un XIXe siècle troublé par la guerre civile pour s'achever après la Première Guerre mondiale. L'héroïne en est Adélaïde, une femme de tête, courageuse, qui cache un secret. Ce qui s'est passé en réalité "derrière le magnolia" du jardin sera révélé par bribes à son petit-neveu préféré, Pedro, tout au long du roman. Biographie: Né à Porto (Portugal) en 1942, Vasco Graça Moura publie son premier livre en 1963, mais c'est à partir des années 70 qu'il s'impose comme l'un des meilleurs poètes portugais contemporains. Traducteur de Villon et de Ronsard, de Shakespeare et de Dante, de Rilke, de Benn..., romancier et critique littéraire, il a par ailleurs occupé d'importantes fonctions officielles depuis la Révolution de 1974. Actuellement député européen, il partage son temps entre Bruxelles et Lisbonne.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.