La question du sens et de la signification de la musique, récurrente en Occident depuis l'Antiquité, connaît un engouement particulier aujourd'hui. Après des périodes marquées par le formalisme et la technicité du propos analytique, de nouvelles approches, interrogeant aussi bien l'expression que la structure des oeuvres, constituent un paradigme essentiel pour la compréhension musicale. De l'herméneutique à la sémiotique, en passant par l'esthétique, le présent ouvrage envisage tous les volets de la question du sens et de la signification en musique, en donnant la parole aux penseurs et théoriciens les plus reconnus. Marta Grabocz et Daniel Charles ont veillé en particulier à recueillir certains textes importants d'auteurs majeurs qui n'ont connu jusqu'à présent que trop peu de diffusion en langue française, que ce soit dans le domaine de la sémiotique proprement dite (Kofi Agawu, Hermann Danuser, Robert Hatten, Fred E. Maus, Raymond Monelle), ou dans celui de l'esthétique musicale (Gianmario Borio, Siglind Bruhn, Enrico Fubini). À ces articles font écho plusieurs pages dues à des sémioticiens et esthéticiens mieux connus en France (Françoise Escal, Marta Grabocz, Marie-Anne Lescourret, Danièle Pistone, Eero Tarasti), ainsi que trois essais consacrés à l'herméneutique de la musique (Daniel Charles, Christian Hauer, Bernard Vecchione). Au travers de thèmes tels que les conventions stylistiques ou topoï, la narrativité, l'ekphrasis, les différences sexuelles, le geste, ou encore l'imaginaire et les passions, il s'agit ici de confronter la musicologie aux systèmes de pensée qu'elle intègre, qu'elle manipule, qu'elle s'approprie, qu'ils soient philosophiques, linguistiques, littéraires ou psychologiques. En somme, le présent ouvrage propose un panorama de l'actuel bouillonnement des idées autour de la signification musicale, tout en supposant que cette complexité appellera un jour une synthèse, celle de la « musicologie généralisée ».
Nombre de pages
400
Date de parution
15/09/2007
Poids
485g
Largeur
170mm
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EAN
9782705666828
Titre
Sens et signification en musique
Auteur
Grabocz Marta
Editeur
HERMANN
Largeur
170
Poids
485
Date de parution
20070915
Nombre de pages
400,00 €
Disponibilité
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En septembre 2011, trois universités françaises (à Rennes, Dijon et Strasbourg) se sont associées pour rendre hommage à Franz Liszt, le plus européen des compositeurs du XIXe siècle, et célébrer le bicentenaire de sa naissance, en organisant trois colloques. Ceux-ci ont ainsi abordé trois aspects de sa personnalité artistique, littéraire et politique, et son inscription dans les courants culturels de son temps. Le colloque de Strasbourg a été dédié à l'étude des "grands topoï du XIXe siècle et à la musique de Franz Liszt". L'étude des topoï littéraires et des topiques musicaux a connu, depuis les années 1990, un élan décisif. Plusieurs sociétés savantes et groupes de recherches internationaux se sont penchés sur l'élaboration d'une méthode de recherche en littérature et en musique fondée sur la connaissance des "lieux communs", en tant qu'ils relèvent des idées et de la pensée d'une époque (on peut en cela se reporter notamment à la base de données de SATOR, ou satorbase). Le livre fondateur des études littéraires sur les topiques reste celui de E. R. Curtius (1947, 1956), auquel on peut ajouter les ouvrages de Béatrice Didier (1966, 1985, 2006) présentant la pensée de l'entourage lisztien, notamment celle de Senancour. L'index rerum (ou un répertoire de mots-clés) ajouté par Senancour lui-même à son roman Oberman (1804) annonce déjà, dans l'ordre alphabétique, quelques topiques ou grands thèmes romantiques comme l'amitié, l'amour, les campagnes, le climat, l'ennui de la vie, l'homme romanesque, l'homme des sociétés présentes, l'idéal, les montagnes, la nature, la religion, les voyages. Le colloque international de Strasbourg à l'origine de ce livre, qui a réuni vingt-cinq chercheurs, a traité les topoï romantiques selon les chapitres suivants : "Entre littérature, beaux-arts et mal du siècle" ; "Nouvelle esthétique, nouvelles formes au XIXe siècle" ; "Présence de la femme et de l'amour dans la musique de Liszt" ; "Nature et paysages lisztiens" ; "Liszt et le piano romantique".
Depuis l’Antiquité, toute l’histoire de l’esthétique et de la réflexion philosophique portant sur la musique est marquée par un antagonisme profond. L’une des approches accentue les caractéristiques dites « formelles », mesurables et objectives des phénomènes musicaux, tandis que l’autre tient compte de l’expression, du rôle social, de la valeur communicative des œuvres musicales. De nos jours on constate le retour de la discorde. La musicologie actuelle peut être considérée comme la scène d’un champ de bataille acharnée entre deux forces antinomiques : celle des représentants du formalisme musical contemporain, et celle qui cherche – grâce aux outils théoriques empruntés à l’évolution récente des sciences humaines – à comprendre la manière dont la musique exprime ou signifie notre rapport au monde, aux unités culturelles de chaque époque historique. C’est de cette façon que les apports de la sémiotique et de la narratologie littéraire, de l’étude de l’intermédialité, des sciences cognitives, des performance studies,gender studies, etc., peuvent féconder la réflexion actuelle sur les œuvres musicales.Cet ouvrage réunit vingt-trois textes de musicologues parmi les plus grands spécialistes de renommée internationale dans le domaine de l’examen des signes musicaux (voir : théorie des topiques ou théorie de l’intonation), comme dans celui de l’organisation des éléments expressifs à l’intérieur d’une forme musicale instrumentale (voir : narratologie musicale). Une première partie aborde les questions théoriques soulevées par ces approches contemporaines, tandis que la deuxième partie de l’ouvrage se consacre aux analyses des œuvres – allant de Mozart jusqu’à la musique contemporaine. La confrontation des méthodes nouvelles avec le formalisme y est omniprésente, et permet d’envisager des dépassements dialectiques.
Pour fêter le 80e anniversaire du compositeur hongrois György Kurtag dont l'oeuvre entière reste singulière et inclassable, une vingtaine de chercheurs et de doctorants d'Europe et d'Amérique offrent ici un panorama d'études esthétiques et analytiques : écriture, forme, timbre, relations entre texte et musique, le rapport entre Samuel Beckett et György Kurtag.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.