Temps et rites de passage. Naissance, enfance, culture et religion
Govindama Yolande
KARTHALA
19,00 €
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EAN :9782811105594
Dans toutes les cultures, les rites se sont imposés pour nous aider à gérer nos comportements et nos croyances. Au fil du temps, l'évolution de nos sociétés a modifié ces rites, restés cependant ancrés dans notre inconscient et nos pratiques. Apprendre à les connaître en fonction des différentes cultures est plus que jamais nécessaire dans un monde pluriel où la violence fait partie de la vie quotidienne. Inhérente à l'humanité, cette violence qui se fond et se confond avec le sacré, se trouve médiatisée par les rites de passage. Présente dans le lien mère-enfant, en raison de l'ambivalence maternelle, elle peut conduire à des distorsions relationnelles risquant d'exposer l'enfant à des projections, maternelles et parentales, qui peuvent éventuellement conduire à des sévices. Un regard sur différentes cultures (chinoise, juive, maghrébine...) nous informe dans cet ouvrage sur l'importance que les rites revêtent dans la perception d'un environnement local et en particulier en situation de métissage et de migration.
Nombre de pages
180
Date de parution
12/10/2011
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782811105594
Auteur
Govindama Yolande
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20111012
Nombre de pages
180,00 €
Disponibilité
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* La biologie, d'une part, la psychologie, la psychiatrie et la psychanalyse, d'autre part, ont peut-être contribué, en Occident, à séparer le corps du psychisme et à négliger ce par quoi le premier est pris dans l'activité symbolique. Or le déni du corps peut se traduire, dans la relation sociale, par un refus de l'altérité, notamment sous la forme des sévices. Le rôle qu'exerce la société à l'encontre de tels actes va au-delà de la simple répression lorsqu'elle fait appel, à l'occasion de ceux-ci, à la clinique judiciaire d'inspiration psychanalytique. Moyennant ce mode d'intervention, la justice restitue à la loi sa valeur symbolique dans les relations intrafamiliales. * L'auteur de ce livre a voulu comparer les effets de cette clinique judiciaire, dans le cadre de laquelle elle exerce une partie de son activité professionnelle, avec ceux qu'assurent les rites chez les hindous de l'île de la Réunion. Ceux-ci, bien qu'ils soient exposés depuis longtemps à l'épreuve de l'acculturation, restent fidèles à des pratiques rituelles qui impliquent le corps de l'enfant dès l'aube de sa vie et même avant sa naissance. * C'est essentiellement la notion de "sacrifice de soi" qui, inaugurée par le fondateur de l'humanité hindoue, Pràjàpati, est à la base de ces pratiques rituelles. Un tel sacrifice transforme le corps en objet d'offrande potentielle à la divinité qui préside à ces pratiques et impose une limite aux pulsions destructrices. Aux différents stades du développement de l'enfant, les rites hindous prennent valeur d'une interrogation adressée par ce dernier et par les siens à l'absent (le dieu). Ils soulignent l'existence d'une béance au sein de laquelle l'enfant et les membres de son groupe familial se trouvent confrontés à la perte, à la castration et, surtout, à leur statut d'êtres mortels. Ainsi remplissent-ils, dans cette culture de l'hindouisme réunionnais, un rôle de tiers à travers lequel le sujet est restauré dans son rapport à la métaphore paternelle et à la construction du lien social dans le cadre d'un processus d'affiliation ou de ré-affiliation symbolique vis-à-vis des ancêtres, qui tiennent une place si importante dans la religion hindoue.
Le tabou de l'inceste n'a cessé d'interroger l'humanité à toutes les époques et dans toutes les cultures. Malgré les avancées scientifique, psychologique, et psychanalytique, malgré les nouvelles technologies qui en apprennent plus sur le développement de l'enfant, la violation de ce tabou continue d'être un problème de santé publique : inceste familial ou extra-familial. Cet ouvrage tente de montrer, à travers les différents types d'agressions sexuelles, tant du côté des agresseurs que des victimes, que le sujet est en quête d'une fusion avec l'objet maternel archaïque, réalisant l'inceste avec la mère, premier inceste selon Lacan. Cette fusion peut se réaliser dans l'inceste génital, ou bien être déplacée dans les agressions extra-familiales, ou bien avec des pairs, ou encore au niveau fraternel. Cet ouvrage interroge la manière dont notre société post-moderne aide les parents à se confronter à la séparation psychique lors des processus de maternalité ou de paternalité dans une perspective préventive. Il ne s'agit pas de culpabiliser les mères mais, dans une société individualiste, consumériste, qui instrumentalise l'autre, de contextualiser cette impossibilité d'élaboration psychique de la séparation, tant pour elle que pour l'enfant.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.