Paru pour la première fois en 1986, Mémoires de l'Enclave de Jean-Paul Goux est aujourd'hui considéré comme un ouvrage fondateur de la littérature d'enquête contemporaine. Après plus d'un an de résidence dans le Pays de Montbéliard, le jeune romancier livrait une analyse éblouissante de la condition des ouvrières et des ouvriers de cette région industrielle de l'est de la France, touchée de plein fouet par la crise économique et la désindustrialisation. L'ouvrage s'appuyait sur une vaste documentation écrite, mais aussi sur des entretiens menés par l'écrivain pendant son séjour. Des femmes et des hommes, qui avaient travaillé pour les entreprises de la région, s'y livraient et tentaient de dire le poids du travail en usine et celui de la peine. Ils évoquaient aussi la mémoire des luttes ainsi que les différentes formes d'un contrôle social omniprésent dans une région marquée par le paternalisme des grandes familles de l'industrie, Japy et Peugeot en tout premier lieu. Transcrites et intégrées par l'écrivain dans une vaste composition polyphonique, ces bribes de vie formaient la trame d'un récit toujours aussi puissant. L'édition critique ici proposée éclaire la généalogie, les sources, les intentions de l'ouvrage et le replace dans son contexte. Elle est accompagnée de documents et d'un riche dossier photographique qui donne à voir le travail remarquable réalisé par Gilles Choffé, un photographe amateur qui a accompagné Jean-Paul Goux dans son exploration de « l'Enclave ». Sous nos yeux ressurgit un monde méconnu et disparu que l'écrivain est parvenu à sauver du néant et de l'oubli.
Nombre de pages
560
Date de parution
20/02/2026
Poids
910g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782251458328
Auteur
Goux Jean-Paul ; Lécroart Pascal ; Choffé Gilles
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
160
Date de parution
20260220
Nombre de pages
560,00 €
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Lamentation des ténèbres, roman. Quelque chose s'achève sous nos yeux: une longue époque où l'espoir de dominer le temps en maîtrisant le devenir organisait la vie comme l'histoire. Voici qu'au contraire nous découvrons la faillite des maîtrises dans l'expérience de l'éclatement et du morcellement, des multiplicités insaisissables, des emmêlements de niveaux temporels. Temps de Ténèbres: temps des désillusions, de la perte, de l'échec, du vieillissement. Roman des Ténèbres: mais ce n'est pas parce que nous sommes en lambeaux, qu'il faut mettre le roman en charpie. C'est que, mieux que le fragment, les longues phrases continues disent cette "pénombre indistincte des temps" où se fondent des trames temporelles et des voix diverses comme s'enchevêtrent les strates bouleversées d'un site archéologique.
A travers une approche dynamique et neuve de Kleist, Le Tasse, Chateaubriand, Balzac, Jean Thibaudeau, Gracq et de l'expérience intérieure de l'écrivain, ce texte remarquablement concis restitue, en en renouvelant l'urgence, l'exigence littéraire perdue pour les médias, par les modes et par la culture de masse. En pleine mutation technologique de l'écriture, Jean-Paul Goux ose opposer à la dégradation du langage créateur l'acte de l'écrivain authentique pour qui l'écriture par la puissance humblement vécue de la syntaxe et de la prose trace aussi physiquement que métaphysiquement la seule liberté qui délivre du temps les hommes. Dans cette analyse intime de l'idéal littéraire, La Voix sans repos apporte une preuve à la fois érudite et naturelle de l'indémodable vitalité de la création poétique et romanesque dont la voix ne peut pas se taire sans menacer d'extinction notre parole. La Voix sans repos qui nous plonge simultanément dans plusieurs siècles pourrait être une sorte de manuel d'initiation à l'irremplaçable littérature.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine