Renversements. L'or, le père, le phallus, le langage
Goux Jean-Joseph
DES FEMMES
15,25 €
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EAN :9782721005809
Il devient clair aujourd'hui, avec le recul historique nécessaire, qu'il n'est guère d'aspect de la vie contemporaine, personnelle ou publique, qui n'ait été marqué par les idées, les projets, les innovations qui ont fait irruption à la fin des années soixante, en des temps de surchauffe philosophique et politique dont Mai 68 a été le moment volcanique. Ce fut une époque de contestations et de ruptures profondes, d'où sont sortis des projets culturels et politiques qui n'ont cessé depuis, en tout sens, de développer leurs conséquences. Le mouvement des femmes, la sensibilité écologique, sans parler de tout ce qui atteste d'un changement dans les rapports interpersonnels, en sont les fruits les plus incontestés. Les essais rassemblés dans ce volume sont indissociables de ce grand mouvement qui a secoué les sociétés occidentales il y a maintenant quarante ans et qui a transformé en profondeur les mentalités et les moeurs. Biographie de l'auteur Jean-Joseph Goux est philosophe et actuellement professeur à l'université de Rieti (USA). Il a été directeur de programme au Collège International de Philosophie et professeur associé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels Economie et symbolique (Seuil 1973), Les Iconoclastes (Seuil, 1976), ?dipe philosophe (Aubier 1990), Accrochages (Des femmes, 2007).
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Nombre de pages
261
Date de parution
26/03/2009
Poids
328g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782721005809
Titre
Renversements. L'or, le père, le phallus, le langage
Auteur
Goux Jean-Joseph
Editeur
DES FEMMES
Largeur
135
Poids
328
Date de parution
20090326
Nombre de pages
261,00 €
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Est-ce un hasard si la crise du réalisme romanesque et pictural en Europe coïncide avec la fin de la monnaie or ? N'y a-t-il pas là un effondrement des garanties et des référentiels, une rupture entre le signe et la chose qui défait la représentation et inaugure un âge de la dérive des signifiants ? Dans une première partie, l'auteur montre comment Les Faux Monnayeurs d'André Gide est, à ce titre, une oeuvre exemplaire le langage et la monnaie, dans leur statut étroitement homologique, sont atteints ; mais aussi la valeur de la paternité et toutes les autres valeurs qui règlent les échanges, trahissant une crise fondamentale qui est aussi celle du genre romanesque. Dans la deuxième partie, nous découvrons comment, grâce à cette rupture historique entre "le langage or" d'un Zola ou d'un Hugo et "le langage jeton" de Mallarmé, Valéry, Saussure et quelques autres, il devient possible de rendre compte des traits majeurs de notre façon de symboliser.
Suivant différents angles d'attaque, mais reliés par le même fil conducteur théorique, les essais réunis ici ont pour but d'élucider les conflits du visuel qui ont traversé le siècle qui vient de s'écouler et se prolonge dans celui qui commence. La question de l'image dans sa dimension esthétique, mais aussi politique, philosophique, théologique, n'a cessé depuis longtemps de condenser une multitude d'enjeux souvent brûlants et conflictuels. Mais le siècle précédent a été, de ce point de vue, explosif. Secoué par l'art moderne avec ses défigurations cubistes et ses échappées non-figuratives, décontenancé par la psychanalyse avec ses forages dans la profondeur des images oniriques, bouleversé par la nouveauté des moyens mécaniques de saisie de l'apparence des choses et des êtres (photographie, cinéma), le siècle passé a connu la refonte complète de la visualité gréco-romaine et renaissante. En quelques décennies le régime visuel a basculé dans une nouvelle ère". J. -J. G.
Cet ensemble ne cherche pas à gommer par des ponts et des raccords le disparate des préoccupations, l'aléatoire des sollicitations. Il forme toutefois un ouvrage qui a ses obsessions, ses retours, ses insistances. Le cours de l'Histoire et les philosophies qui ont cherché à le comprendre, la place dominante prise aujourd'hui par le discours économique, les quêtes extrêmes de sens, aux limites de la raison, la fidélité à des causes qui ont pu passer pour utopiques, voilà quelques tracés qui se rendent visibles. Quoi de commun entre l'espoir fou d'Antonin Artaud de "guérir la vie" en transgressant les frontières de la rationalité occidentale, et la tentative d'Emmanuel Lévinas de fonder l'éthique sur le visage de l'autre pour subvertir la tyrannie de l'universel et de l'impersonnel ? Quoi de commun entre la temporalité anhistorique de l'Islam et l'espoir militant d'une libération des femmes qui ouvre une autre Histoire ? Dans le choc des réflexions aux prises avec l'inattendu, dans l'irruption des conjonctures inquiétantes, ces effets de brisures, ces fractures du temps, ne contredisent pourtant pas un souffle d'irréversible, qui confirme ce que les pensées de l'Histoire et leur foi dans l'avenir ont pressenti. J.J.G.
Résumé : Amma, mère, grand-mère et veuve de 80 ans, abandonne sans un mot la maisonnée de son fils aîné, où elle habitait selon la tradition. Hébergée par sa fille, une écrivaine très indépendante, elle découvre une nouvelle forme de liberté et d'amour. Amma s'ouvre alors au monde et à elle-même, aidée dans sa métamorphose par une curieuse aide-soignante, Rosy, une transgenre qu'elle semble connaître depuis toujours. Lorsque cette profonde amitié est brutalement interrompue, l'octogénaire aussi fantasque qu'attachante part pour le Pakistan sur les traces d'un mystérieux passé, entraînant sa fille dans cette folle aventure. Ce roman hors du commun, qui offre un portrait foisonnant de la culture indienne et s'inscrit dans la grande histoire de la Partition, fait vaciller les frontières : celles entre normalité et étrangeté, rêve et réalité, passé et présent, corps et esprit, et bien d'autres encore.
Une biographie remarquable sur la vie et la carrière de Marguerite Audoux, prix Femina 1910. Qui se souvient de Marguerite Audoux ? Cette écrivaine a connu un immense succès auprès de ses contemporains, en recevant notamment le prix Femina en 1910 pour son roman Marie-Claire. L'histoire est devenue si culte et populaire qu'un grand magazine reprendra le même titre. Autrice autodidacte, celle qui n'avait presque lu aucun livre rejoint un cercle d'amis écrivains parmi lesquels Octave Mirbeau, André Gide et Alain-Fournier, qui l'encourage à publier ses textes. Immédiatement, le public et les institutions reconnaissent son talent et sa plume singulière, à tel point qu'on soupçonne que ses textes sont écrits par... un homme ! Mais qu'importe, les traductions affluent, les distinctions aussi. Malgré sa notoriété, l'autrice souhaite conserver une vie simple, occupée à regarder le ciel et élever les enfants de sa soeur comme s'ils étaient les siens. Son parcours hors du commun, d'orpheline malvoyante et bergère en Sologne à son ascension fulgurante, est relaté dans cette biographie avec une précision d'orfèvre. Contre l'angoisse et le vertige, il y aura l'écriture dans le cahier. Contre l'enfant mort, il y aura Yvonne, plus tard Paul, Roger et Maurice. Avec cette petite, elle se découvre une vocation : élever des enfants. Elle aime bien ça. Elle les élève comme elle fait des livres : avec des mots simples, sans grands discours. G. D.
Cette oeuvre poignante, entre littérature et enquête, ressuscite la figure oubliée de Léona Delcourt, plus connue sous le nom de Nadja, muse iconique et amante éphémère d'André Breton. Mêlant récit personnel et recherches biographiques en s'appuyant sur les lettres de Léona D., Ella Balaert redonne voix et corps à cette femme internée, trop longtemps réduite à un personnage de roman. A travers ses mots, nous découvrons une jeune femme qui fut fille-mère, rebelle, internée treize ans dans un asile jusqu'à sa mort en 1941. A travers un texte à la fois intime et profond, l'autrice explore la condition féminine de l'époque et la vie singulière de Léona. Elle aborde la folie, la marginalité, la passion amoureuse mais aussi la puissance de l'écriture pour réparer les oublis de l'histoire. Des années 1920 à aujourd'hui se tisse un dialogue sensible entre deux femmes : Léona Delcourt, disparue trop tôt, et Ella Balaert, écrivain contemporaine en quête de sens, de traces et de justice symbolique.
Je rêve surtout de rencontrer des gens. Je n'ai jamais trouvé simple de faire connaissance, ailleurs que sur un plateau. Mais on se quitte une fois le tournage ou la pièce terminée, et on ne se revoit jamais comme on se l'était promis... Alors je m'offre une seconde chance, j'écris pour qu'on me rencontre." I. C.