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Les utopiques N° 12, hiver 2019-2020 : Pour une protection sociale du XXIe siècle
GOURGUECHON GERARD
SYLLEPSE
8,00 €
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EAN :9782849507735
La Sécu ! On s'est battu pour la gagner ! On se battra pour la garder ! " La Sécurité sociale est un enjeu politique, tout comme les services publics, tout comme le droit du travail. Le capitalisme industriel, après avoir concédé certains reculs, s'y est attaqué. Désormais, dans presque tous les pays, le capitalisme financier met en place la concurrence fiscale et la concurrence sociale entre les peuples et élargit les précarités et les insécurités sociales. En France, la réaction a pris la forme d'une revanche sur 1945, comme l'exprimait Denis Kessler, pour le Medef, en 2007. Cet ouvrage apporte des réponses culturelles et pratiques à ces attaques qui contribuent à disloquer la solidarité et l'égalité. Le choix qui a été fait ici est de contribuer à la redéfinition d'une ambition collective en matière d'Etat social, en proposant des outils pour élaborer l'architecture d'une sécurité sociale du 21e siècle. L'ouvrage est divisé en trois parties. - La première partie revient sur l'histoire de la protection sociale en France. Elle montre que la protection sociale est l'aboutissement d'une longue histoire. Un éclairage particulier est donné sur la période 1944-1945 pour illustrer l'aspect décisif et novateur de ce qui a été mis en place par le programme du Conseil national de la Résistance. - La deuxième partie présente l'état de la Sécurité sociale aujourd'hui. On y lira comment s'exercent l'emprise idéologique réactionnaire et la domination progressive des détenteurs de capitaux qui vise à détruire la protection sociale solidaire au profit d'un système assurantiel de plus en plus privé. n Enfin, la troisième partie présente une diversité d'approches dans la recherche d'une amélioration, d'un renforcement et d'un élargissement de la Sécurité sociale. Il s'agit de mieux conjuguer universalité et solidarité, autonomie et liberté, démocratie sociale et justice sociale. Il s'agit de proposer une boussole pour la formation d'un nouveau modèle social, en matière de retraite, de santé, de perte d'autonomie, de pauvreté, de protection sociale du travail. L'objectif de cette Sécurité sociale refondée doit bien être de permettre à chacune et à chacun de se dégager des insécurités sociales pour gagner en autonomie et en émancipation.
Nombre de pages
264
Date de parution
30/01/2020
Poids
488g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782849507735
Titre
Les utopiques N° 12, hiver 2019-2020 : Pour une protection sociale du XXIe siècle
Auteur
GOURGUECHON GERARD
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
160
Poids
488
Date de parution
20200130
Nombre de pages
264,00 €
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Alors que Solidaires vient de fêter ses vingt ans, ce petit ouvrage présente la spécificité de cette union syndicale. En douze questions impertinentes sont abordés son fonctionnement et son positionnement face au système économique, son histoire et son identité, ses modalités d'actions et ses pratiques, son engagement sur les débats de société. Un support pédagogique utile au grand public comme aux militant-e-s désireux de faire connaitre cette organisation et d'écarter quelques idées reçues sur le syndicalisme en général !
La fiscalité est plutôt un thème rébarbatif et impopulaire. Compliqué, technique, douloureux, le sujet des impôts n'a pas a priori les faveurs du public. Or la question est essentielle car il s'agit de la répartition des richesses. Dumping, paradis fiscaux, fraude et évasion fiscales, délocalisations, les Européens subissent de plein fouet les effets de la concurrence fiscale entre Etats. Seule une véritable harmonisation fiscale peut éviter de telles dérives. Mais, celle-ci ne se fera pas d'un coup de baguette magique car les systèmes fiscaux sont différents: il faut alors imaginer un cadre réaliste qui rapprocherait progressivement les législations des Etats membres. Le serpent monétaire européen limitait les écarts de fluctuation entre monnaies: un serpent fiscal pourrait donc réduire les écarts de fiscalités. Conçu pour expliquer que la justice fiscale doit être un élément de la justice sociale en Europe, ce livre montre que le serpent fiscal européen est non seulement souhaitable, mais aussi possible.
Drezet Vincent ; Gath Ophélie ; Gourguechon Gérard
L'impôt ? Il en faut pour les services publics mais on veut en payer le moins possible. Paradoxe ? Non : conséquence de choix politiques qui ne font pas de l'impôt un outil de redistribution des richesses, mais au contraire d'accentuation des inégalités. Un autre impôt est possible ! C'est au comptoir d'un bistro qu'Alix et Camille parlent "impôt", autour d'un pot. Une façon originale d'aborder, sous une forme simple mais argumentée, des sujets tels que "A quoi ça sert l'impôt ? ", "La France, championne du monde des impôts ? ", "Et oui, tout le monde paie des impôts", "La fraude fiscale", "La dette publique", "Bercy, c'est quoi ? ", "Une justice fiscale, sociale et écologique"... Les auteures font parler les duettistes, riches de ce qu'il et elle ont emmagasiné de savoirs, d'analyses, d'expertises, de pratiques.
Résumé : Au cours d'un premier voyage en Asie centrale, Jacques Gourguechon s'est avancé à cheval jusqu'au débouché du corridor du Wakhan, en vue du Pamir. Mais ces solitudes, que parcoururent jadis Marco Polo et Sven Hedin, sont alors classées " zones stratégiques frontières " par l'URSS. Et l'impossible se produit : la dislocation de l'Empire soviétique. Le colossal empire du Turkestan, conquis par les Russes au XIXè siècle, se retrouve indépendant. Alors Gourguechon, invité par une fondation pour le développement de la musique Tadjik et avec la bénédiction d'une société philanthropique au Kirghizstan, retourne au Pamir. Il débarque à Doushambe, une des villes les plus mystérieuses d'Asie, la capitale du Tadjikistan. Le Pays est ravagé par la guerre civile. A Khorog, il apprend l'enlèvement d'une jeune fille, vendue pour trois mille dollars et disparue dans la nuit de l'Afghanistan. Il traverse le Grand Pamir, longe la frontière du Sinkiang chinois, suit la Voie royale entre le lac Issyk Kul et Frunze et s'enfonce dans les Tien Shan. Les trains le conduisent aux confins de la Chine et sur les bords de la mer d'Aral. Il va seul, accompagné du souvenir de Nerval.
A travers les voix et les récits de survivants et de témoins, de militants des droits de l'homme, d'acteurs judiciaires, de journalistes et d'historiens, Francesca Lessa lève le voile sur les secrets de la répression transnationale mise en place par les dictatures sud-américaines entre 1969 et 1981. Mettant en place une coordination répressive inédite connue sous le nom de plan Condor, les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien des Etats-Unis, lancent une campagne de lutte contre la "subversion" . Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine envoient des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France, Italie, Portugal, Espagne...) et aux Etats-Unis. Les forces militaires et policières, légales et extra-légales, de ces dictatures vont enlever, torturer et assassiner des centaines d'hommes et de femmes. Le plan Condor est le fil conducteur des dictatures sud-américaines qui firent des dizaines de milliers de morts, et plus encore de torturés, d'emprisonnés, d'exilés. Au cours de ces années, l'Amérique du Sud devint une zone de terreur généralisée et d'impunité pour ceux qui perpétuaient la violence. Dans ce livre, Francesca Lessa montre également comment des réseaux d'individus en quête de justice se sont progressivement matérialisés et ont réussi à transcender les frontières nationales pour obtenir justice pour les victimes de ces horreurs. S'appuyant sur un travail de terrain approfondi, des recherches dans les archives, des observations de procès et plus d'une centaine d'entretiens, Le plan Condor en procès explore le passé et le présent de l'Amérique du Sud. Ce livre met en lumière les luttes actuelles pour la justice, alors que les sociétés de la région sont confrontées à l'héritage des atrocités commises.
Au travail, et dans la joie s'il vous plaît, sous l'emprise des technologies de communication et surveillance, il faut désormais être à disposition de l'employeur 24 heures sur 24, sept jours sur sept et même lors de ses congés. A contrario de cette réalité, s'enchaînent les discours patronaux et étatiques présentant la vie quotidienne comme de moins en moins contrainte par le temps de travail. Loin de cette arnaque, ce livre explore comment, depuis 1968, s'est déployé un processus d'intrusion du travail capitalistique dans notre quotidien. Associé aux pratiques managériales, qui font de l'urgence la norme dans l'organisation du travail, le travail totalitaire engloutit la moindre parcelle de liberté de notre temps. Il s'accapare notre intimité jusque dans l'offre et la consommation de loisirs planifiés et minutés. Il fait de nous des "esclaves modernes". "Le travail totalitaire" explique en quoi la bataille pour l'émancipation ne peut plus se satisfaire de la seule réduction quotidienne du temps de travail. Une critique radicale de la vie quotidienne devient ainsi une condition indispensable pour qu'advienne une société démocratique.
Y a-t-il un intérêt à rendre compte, en 2024, de l'expérience de femmes qui ont fui l'Espagne au moment de la victoire de Franco en 1939 ? C'est à travers des récits de vie, des trajectoires de trois femmes, que ce livre entend contribuer à une compréhension toujours à renouveler du fascisme, des résistances au quotidien, des processus de violence. Ainsi, la première partie du livre met en perspective les récits en posant un cadre historique. La deuxième présente le témoignage de trois femmes espagnoles qui avaient refusé la victoire du général Franco en 1939 et s'étaient réfugiées en France en l'absence de leur mari. Cette séparation était due au fait que la frontière entre la France et l'Espagne avait été ouverte aux civils et aux blessés à partir du 27 janvier 1939, alors qu'elle était restée fermée aux soldats de l'armée républicaine espagnole jusqu'au 5 février 1939. Les trois narratrices, qui ont accepté de raconter leur vie à l'auteure, 50 ans après la défaite républicaine, étaient issues de familles dont les hommes avaient été des militants ou des sympathisants de partis politiques opposés au coup d'Etat nationaliste. Leur enfance et leur adolescence se sont passées à Barcelone, avec son lot de conflits sociaux et de répression. Leurs témoignages montrent comment des ouvrières ou des mères de famille des quartiers ouvriers se sont senties concernées par les idées nouvelles et par les changements politiques intervenus dès leur jeunesse. L'imprégnation politique émanant du milieu familial et de la vie de quartier alimente le sentiment d'appartenir à une classe sociale qui lutte pour améliorer ses conditions de vie. Dès lors, les femmes n'hésitent pas à intervenir à leur manière dans leur quartier. Ce sont les petits gestes de solidarité ou de rejet, les échanges verbaux dans les magasins, les coopératives d'alimentation, les lavoirs publics ou le récit de leurs loisirs dans les centres communautaires, qui révèlent la constitution d'un espace politique qui ne s'exprime que lors d'événements particulièrement importants comme les grèves, la célébration de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement républicain, la guerre ou l'exil. Pour ces trois femmes, leur décision de quitter l'Espagne représente leur fidélité idéologique à leur condition de femmes du peuple, en même temps qu'elles se sont montrées solidaires des choix politiques de leur famille, de leur milieu social et de leurs époux impliqués dans la guerre civile.