LE LAC DE CONSTANCE Poèmes & proses de films Ce second livre de Franck Gourdien (poète & cinéaste), après "Qui vive" paru en 2018 à La Barque, réunit des poèmes & des proses, dont certains ont été composés pour des films "faits main" ; chacun réalisé par ses soins. Polymorphe, le poème jusque dans la prose se fait confidence, adresse, lettre, dialogue... à l'affût de la « vie silencieuse », de « l'innommé clandestin ». En un dialogue infini lui-même, transparaît la figure de Leopardi, dont la voix en écho nous revient en ce présent, ainsi que celle des poètes troubadours... « Le Lac de Constance », la prose qui donne son titre au livre, joue aussi de sa polysémie, «Constance» s'entendant triplement : prénom d'une femme qui écrit à un homme, substantif du mot « constance », et nom d'un lac, au bord duquel se trouve la ville de Kreuzlinger, connue pour sa clinique où séjourna Aby Warburg alors suivi par Ludwig Binswanger. C'est que la « folie » ne s'entend pas comme une maladie, mais comme une expérience rendue par les mots ; et ce « monde » où tout se réfléchit se fait paysage.
Nombre de pages
48
Date de parution
22/08/2025
Poids
300g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782917504819
Titre
LE LAC DE CONSTANCE - POEMES & PROSES DE FILMS
Auteur
Gourdien Franck
Editeur
BARQUE
Largeur
135
Poids
300
Date de parution
20250822
Nombre de pages
48,00 €
Disponibilité
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Cet ouvrage, premier livre à paraître de son auteur, correspond à une récolte de poèmes écrits sur une période de trois ou quatre années, d'où les passages se laissent sentir. Il se compose ainsi de deux parties, éclats d'une traversée, poignées serties en un livre : Poèmes I & Poèmes II. Si nous devions tenter de qualifier une telle poésie, nous évoquerions une musicalité rare, voire exceptionnelle, ainsi que l'emploi de mots visant une rectitude dans le souci d'être au plus juste. Nous nous attacherions à son intensité comme à sa densité, sens aux aguets, notamment d'un regard tout aussi intérieur qu'extérieur, auquel les poèmes se mesurent. * « [...] ce qui, peut-être, vient, emporté, sans hiérarchie en ces poèmes, en même temps que l'inconnue de l'équation (à une ou plusieurs inconnues), se trouverait être, sous le pullulement d'événements libres, l'aveuglant noyau de l'inconnu en nous. » (extrait de la postface, « Mots pour Qui vive », O. G.)
Arbre Nakamura Minoru Édition bilingue Nakamura Minoru publie son premier recueil, "Mugonka" ("Romances sans paroles"), en 1950. Dès cette ?uvre initiale, son style est parfaitement défini. Dans la forme d'un sonnet non rimé de quatorze vers, il dépeint sur un ton introspectif des paysages mentaux qui évoquent l'angoisse de la jeunesse et les tourments d'un intellectuel vivant dans l'époque terrible de l'après-guerre. En évitant tout ornement ostentatoire, la rigueur du sonnet permet au poète de contenir le flot des émotions et de donner naissance à un lyrisme serein et digne, en relation directe avec l'hommage que les survivants devaient aux défunts. S'inscrivant dans cette continuité, ce second recueil ? "Ki" ("Arbre" (1954)) composé de seulement dix poèmes ? établit Nakamura Minoru comme un poète incontournable de la scène contemporaine. Tout en héritant de la vision introspective du premier livre, le regard s'ouvre sur le monde extérieur. On y observe une volonté de saisir le sentiment de la vie à travers la relation avec la nature et les autres. L'évolution de la forme vers des vers plus libres reflète cette nécessité de dialoguer avec le monde. Écrit durant une période historique de transition ? entre la fin de l'occupation américaine (1952) et le début du « miracle économique » ?, "Arbre" offre ainsi une perspective complexe et particulièrement éclairante pour le public francophone. Ce recueil est aussi celui qui contient le célèbre poème intitulé « Tako » (« Le cerf-volant ») toujours proposé dans les manuels de l'enseignement public pour illustrer la poésie contemporaine. "Arbre" est le premier livre de Nakamura Minoru à paraître en France.
Monteiro João César ; Gallon Olivier ; Delgado Pie
Pour la première fois en France, se trouvent réunis dans un livre un ensemble de textes du cinéaste portugais João César Monteiro, disparu en février 2003. Il aura laissé une vingtaine de films, entre 1968 et 2003. « Cinéaste » vient-il précisément d'être dit, s'agissant aussitôt de l'adjoindre à « écrivain » : ce que cet ouvrage démontrera sans peine. D'une exigence poétique, éthique, autant que politique, João César Monteiro est égal à lui-même : rigoureux excentrique (en dehors du centre), il donne tout autant du fil à retordre que de la tendresse ; une implacable franchise, du plus drôle au plus grave.
Avec une approche singulière du cinéma, Jacques Sicard nous livre depuis une quinzaine d'années des proses sous forme de "ciné-poèmes", dont se trouve réunie ici une large sélection taillée dans l'ensemble considérable de ce qui constitue un Journal intime ? « Journal, selon les mots de l'auteur, on ne peut plus réel, parce que seules (ou presque) les images témoignent ici d'une existence, parce qu'il a la matérialité des choses et parce qu'il reste ouvert ». De la même façon que ce livre se devait lui aussi de « rester ouvert », de même le seul ordre alphabétique des auteurs-cinéastes par lequel il s'ouvre n'aurait pu, par son systématisme ? le nivellement du temps d'une lettre à l'autre de l'alphabet ? accueillir sincèrement ces quelque 150 proses. C'est pourquoi, une fois la dernière lettre atteinte, succèdent ainsi cinq ensembles, selon la résonance des textes entre eux pour les trois triptyques et la « brève séquence somnambulo-insomniaque », et selon une chronologie plus ou moins rigoureuse des frères Lumière à nos jours pour la « Suite monochrome ». Envoyées au fil des jours et des années par leur auteur, ces proses ont peu à peu suscité ce livre.