Considéré de nos jours comme un moment de partage et de convivialité réunissant assis autour de la table relations, familles ou amis, le repas a aussi été pendant des siècles l'occasion de mettre le pouvoir en scène. De la pratique antique du banquet donné en l'honneur d'un souverain victorieux l'invention du couvert, en passant par le basculement du repas pris couché à celui donné assis, les us et coutumes de la table n'ont cessé d'évoluer. Le repas, dans sa dimension officielle et protocolaire, a été l'occasion pour les sociétés humaines d'inventer un langage artistique et culturel destiné à répondre aux enjeux du pouvoir. Instrument de prestige, démonstration de richesse et de puissance, la table est élevée au rang des beaux-arts. De l'Antiquité à nos jours, les plus grands artistes, potiers, céramistes et faïenciers, orfèvres, maîtres verriers, sculpteurs et ornemanistes ont ainsi oeuvré au service des dieux, des souverains, des princes et des républiques. En s'adaptant sans cesse aux changements des usages et des modes, sont ainsi nés au fil du temps des objets aussi luxueux qu'ingénieux, aux décors raffinés, parfois dotés de mécanismes savants et agrémentés de "surprises" pour le plus grand plaisir des convives.
Nombre de pages
448
Date de parution
12/05/2021
Poids
1 986g
Largeur
203mm
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EAN
9782711878635
Titre
Les tables du pouvoir. Une histoire des repas de prestige
Sans l'ethnologue, nous ne saurions rien ou pas grand chose des Jivaros, Baruya et autres indiens hopi... mais pas seulement. Entre débats théoriques et chamboulements historiques, l'ethnologie a dû évoluer en s'appropriant de nouveaux terrains tels que l'entreprise, la banlieue, le tourisme... Héritage de l'expansion coloniale, cette discipline est en profonde mutation. Ce livre en révèle la variété et la richesse à travers le parcours de douze ethnologues... Douze chercheurs qui nous invitent à la découverte d'une certaine vision de l'humanité, essentielle pour mieux appréhender l'Autre et porter un nouveau regard sur soi.
Résumé : Convaincus de vivre dans une société désormais soumise au règne des femmes, des hommes s'emparent aujourd'hui des instruments de la protestation minoritaire pour revendiquer une place qu'ils auraient perdue. Emblématique de ce mouvement, la " Communauté de la séduction " entend réhabiliter la masculinité en façonnant des séducteurs d'exception : des coachs à l'audience grandissante dispensent à des hommes en quête d'accomplissement des techniques de développement personnel réputées pouvoir transformer, selon la hiérarchie d'excellence du groupe, n'importe quel " looser " en " alpha mâle ". Mélanie Gourarier restitue ici l'ethnographie de cette confrérie d'un nouveau genre. Des forums et sites Internet de la Communauté aux ateliers organisés par ses mentors, en passant par les rues et les bars où ses membres poursuivent leur formation de " terrain ", elle interroge la " crise de la masculinité " à laquelle ceux-ci s'emploient à remédier. Pourquoi l'aptitude à séduire les femmes s'éprouve-t-elle entre hommes ? Quelle masculinité désirable les apprentis séducteurs projettent-ils en se mesurant à l'aune de leur pouvoir de conquête ? À travers l'enquête apparaît un masculinisme inédit, opposé aux femmes comme aux hommes " sans qualités ". Mélanie Gourarier est anthropologue. Elle a notamment publié Niki de Saint-Phalle. Le jardin des Tarots (Actes Sud, 2010).
Au XIXe siècle, Paris est en pleine métamorphose. Marquée tant par les bouleversements politiques et sociaux que par l'essor industriel et les grands travaux du préfet Haussmann, la capitale s'impose aussi comme un lieu de divertissement sans égal. Tour à tour majestueuse et populaire, monumentale et pittoresque, elle fascine les architectes, les peintres, les photographes et les poètes. Cet ouvrage explore les multiples visages de Paris à travers les chefs-d'oeuvre des collections du musée d'Orsay, signés Jacques Ignace Hittorff, Johan Barthold Jongkind, Charles Marville, Claude Monet, Berthe Morisot, Henri Rivière, Henri de Toulouse-Lautrec ou Eugène Viollet-le-Duc... Un voyage sensible et inédit au coeur de la Ville lumière, miroir d'un siècle en perpétuel mouvement.
Par sa longévité, Gilbert Du Motier de Lafayette (1757-1834) traverse un demi-siècle de bouleversements et de révolutions. De part et d'autre de l'Atlantique, il joue dans la vie politique un râle de premier plan, entrecoupé d'éclipses. Engagé dans une défense constante des libertés individuelles et collectives, il s'illustre dans la guerre d'indépendance américaine (1777-1781), dans les premiers élans de la Révolution française (1789-1792) et lors de la chute de Napoléon 1er (1815). Attentif aux destinées des Etats-Unis où, sur le tard, il effectue un retour triomphal (1824-1825), il revient sur le devant de la scène française à l'avènement de la monarchie de Juillet (1830). Tout au long de sa vie, Lafayette crée un pont entre deux mondes, entre deux cultures politiques. Pour transmettre ses idées et son image, Lafayette a rédigé des mémoires et fait la commande de nombreux portraits. De son vivant déjà, tout un ensemble de discours et de représentations circulent à son sujet, en France et aux Etats-Unis. En faisant l'actualité, en suscitant la curiosité du public, il accède à la célébrité. L'émergence de cette forme de notoriété, moderne et ambivalente, qui apparaît entre les Lumières et l'âge romantique, s'appuie sur une massification de l'imprimé et de la gravure, sur un attachement plus affectif aux personnalités publiques, enfin sur l'apparition de l'opinion publique dans le jeu politique. Lafayette a sans cesse été l'objet de jugements de ses contemporains, de témoignages de reconnaissance, de rapports de police, de chansons ou d'articles à son effigie fabriqués en série. La connaissance de celles et ceux qui les ont produits, diffusés et reçus, permet de mettre en lumière les mécanismes qui ont fait de Lafayette une figure publique internationale.