Considéré de nos jours comme un moment de partage et de convivialité réunissant assis autour de la table relations, familles ou amis, le repas a aussi été pendant des siècles l'occasion de mettre le pouvoir en scène. De la pratique antique du banquet donné en l'honneur d'un souverain victorieux l'invention du couvert, en passant par le basculement du repas pris couché à celui donné assis, les us et coutumes de la table n'ont cessé d'évoluer. Le repas, dans sa dimension officielle et protocolaire, a été l'occasion pour les sociétés humaines d'inventer un langage artistique et culturel destiné à répondre aux enjeux du pouvoir. Instrument de prestige, démonstration de richesse et de puissance, la table est élevée au rang des beaux-arts. De l'Antiquité à nos jours, les plus grands artistes, potiers, céramistes et faïenciers, orfèvres, maîtres verriers, sculpteurs et ornemanistes ont ainsi oeuvré au service des dieux, des souverains, des princes et des républiques. En s'adaptant sans cesse aux changements des usages et des modes, sont ainsi nés au fil du temps des objets aussi luxueux qu'ingénieux, aux décors raffinés, parfois dotés de mécanismes savants et agrémentés de "surprises" pour le plus grand plaisir des convives.
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Nombre de pages
448
Date de parution
12/05/2021
Poids
1 986g
Largeur
203mm
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EAN
9782711878635
Titre
Les tables du pouvoir. Une histoire des repas de prestige
Sans l'ethnologue, nous ne saurions rien ou pas grand chose des Jivaros, Baruya et autres indiens hopi... mais pas seulement. Entre débats théoriques et chamboulements historiques, l'ethnologie a dû évoluer en s'appropriant de nouveaux terrains tels que l'entreprise, la banlieue, le tourisme... Héritage de l'expansion coloniale, cette discipline est en profonde mutation. Ce livre en révèle la variété et la richesse à travers le parcours de douze ethnologues... Douze chercheurs qui nous invitent à la découverte d'une certaine vision de l'humanité, essentielle pour mieux appréhender l'Autre et porter un nouveau regard sur soi.
Résumé : Figure majeure de l'art contemporain, Niki de Saint Phalle est bien connue pour ses Nanas monumentales. On connaît moins une oeuvre à laquelle elle s'est pourtant consacrée totalement pendant près de vingt ans, entre 1979 et 1998 : le jardin des Tarots, en Toscane. Dans ce jardin fantastique, entrepris dans une entière liberté d'action et hors de toute commande, Niki de Saint Phalle a installé vingt-deux sculptures colossales et vivement colorées, correspondant aux arcanes majeurs du tarot divinatoire : l'Impératrice, le Magicien, la Fortune, le Fou, l'Amoureux, la Lune... Revendiquant l'influence de Gaudi, du Facteur Cheval et du Bois sacré de Bomarzo, Niki de Saint Phalle a inventé pour son jardin des solutions esthétiques inédites afin que la sculpture s'accorde au mieux à son environnement, et a expérimenté de nouvelles sensations - "Air has come into my life'', affirmait-elle alors. Le jardin des Tarots représente une synthèse grandiose de ses recherches d'artiste. Invitation à la découverte de cette oeuvre titanesque, cet ouvrage est aussi une déambulation dans l'imaginaire de Niki de Saint Phalle : Mélanie Gourarier déchiffre la création du jardin des Tarots par une analyse fine et pénétrante, que les images de Laurent Condominas viennent éclairer d'un regard singulier.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".