Le mal algérien. Économie politique d'une transition inachevée, 1962-1994
Goumeziane Smaïl
FAYARD
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EAN :9782213592503
Aujourd'hui, en Algérie, on gagne mieux sa vie en consacrant l'essentiel de sa journée à faire la queue devant les magasins d'Etat puis à traficoter au marché noir les acquisitions du jour, qu'en travaillant à l'usine ou derrière un bureau. Car le système centralisé et monopoliste mis en place au lendemain de l'Indépendance a progressivement conduit à soumettre l'économie officielle à l'économie parallèle, la production à la spéculation, l'existence de chacun au dérèglement social. En 1987 pourtant, au plus fort de la crise économique et morale, le pays avait réagi et s'était engagé sur la voie de la libéralisation. Même les événements tragiques d'octobre 1988 avaient eu pour effet d'accélérer la transition vers une société productive et démocratique : les jeunes manifestants ne réclamaient-ils pas plus de liberté? Mais les réformes audacieuses suscitèrent des réactions violentes, qui générèrent à leur tour de terribles déséquilibres sociaux et culturels ouvrant la voie aux troubles graves que connaît le pays. Ce drame, comme l'histoire générale de l'Algérie depuis 1962, sont expliqués ici à la lumière de l'économie politique. Par elle, s'éclairent les comportements et les motivations des acteurs, les choix stratégiques des uns et des autres, les avancées et les reculs de la transition, les voies que devront emprunter demain tous ceux qui veulent conjurer, sous le contrôle d'une population trop longtemps ignorée, la tentation permanente du retour au monopole et au système rentier, le mal algérien. Smaïl Goumeziane est né en 1946 à Tizi-Ouzou. En 1952, il rejoint à Paris ses parents émigrés. De retour au pays en 1967, il poursuit des études de sciences économiques et de sociologie à l'université d'Alger, puis occupe des responsabilités dans plusieurs secteurs clés de l'économie algérienne. Il est ministre chargé du commerce de 1989 à 1991. Docteur en sciences économiques de l'université de Paris-IX Dauphine, il y enseigne depuis 1992 les questions liées à la transition dans les pays en voie de développement.
Nombre de pages
308
Date de parution
07/09/1994
Poids
440g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213592503
Titre
Le mal algérien. Économie politique d'une transition inachevée, 1962-1994
Auteur
Goumeziane Smaïl
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
440
Date de parution
19940907
Nombre de pages
308,00 €
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L'oeuvre d'Ibn Khaldoun, dont sa désormais célèbre Al Muqaddima, Introduction à l'Histoire universelle, ne fut connue en Occident qu'au milieu du XXe siècle. On découvrit alors un prodigieux savant, dont les travaux, réalisés au XIVe siècle, faisaient de lui un précurseur de génie de plusieurs disciplines scientifiques. Au cours d'une vie tumultueuse, Ibn Khaldoun parcourut les royaumes berbères du Maghreb et séjourna en Andalousie. Acteur clé de son temps, il y fut tour à tour ministre, professeur, juge, diplomate, et savant. A l'occasion du 600e anniversaire de la mort de ce génie maghrébin, Smaïl Goumeziane analyse, sous un angle inédit, et sur fonds d'histoire du Maghreb, les apports essentiels d'Ibn Khaldoun aux sciences humaines. Approfondissant les causes du déclin du Maghreb depuis la chute de Grenade, l'auteur remonte jusqu'au XVIIIe siècle et renoue les fils de la pensée khaldounienne et ceux du siècle des Lumières. Biographie de l'auteur Smaïl Goumeziane, ancien ministre du Commerce d'Algérie (1989-1991), docteur ès Sciences économiques, est spécialiste de l'économie du développement, notamment en Méditerranée. Il a déjà publié: Le Mal algérien (Fayard, 1994); Le Pouvoir des rentiers (Paris-Méditerranée, 2003); Fils de Novembre (Paris-Méditerranée 2004); La Tiers Mondialisation (Corlet, 2005).
L'histoire de l'Algérie, en tant qu'héritage commun de tous les Algériens, est ici revisitée à la lumière de deux logiques contradictoires qui s'y affrontent depuis les origines. La première, appelée sédimentation-transformation, permet de comprendre comment s'est constitué le socle herbéro-arabe et musulman de l'Algérie. La seconde, appelée résistance-rivalité, met au jour les résistances permanentes que les Berbères, puis les Algériens, ont opposées aux multiples pouvoirs oppresseurs internes et externes, et leur dévoiement tout aussi fréquent par les rivalités intestines. Depuis l'Indépendance, sur fond de violences extrêmes, ces deux logiques sont toujours à l'oeuvre. Les uns souhaitent encore réduire le socle au seul araho-islamisme, fût-ce par la force. D'autres veulent réhabiliter le socle berbère. D'autres, enfin, revendiquent l'émergence d'un nouveau sédiment démocratique. Car, amputer l'Algérie de sa berbérité, c'est priver les Algériens de leur socle originel. Et bloquer la transformation démocratique, c'est priver les Algériens d'un avenir pacifique et plein d'espoir. Pour l'auteur, il est temps que les Algériens se réapproprient tout leur héritage historique de sorte à choisir, librement et en connaissance de cause, leur futur et à le rendre possible.
En 2012, l'Algérie célèbre le cinquantenaire de son indépendance. Que s'y est-il passé depuis 1962 ? Comment l'Algérie a-t-elle abordé l'avènement du XXIe siècle, avec ses bouleversements planétaires ? Après la terrible tragédie des années 1990, cette entrée dans une nouvelle époque a-t-elle donné l'occasion de retrouver le chemin du développement ? Bâti avec une trentaine de textes écrits tout au long des quinze dernières années, cet ouvrage analyse, sous divers angles, les grandes tendances qui ont marqué le monde et leurs impacts sur l'Algérie et son peuple. Une constatation principale émerge : alors que la planète, désormais mondialisée, est en "ébullition" depuis des années, avec ses nouvelles technologies, ses formidables richesses, mais aussi ses inégalités criantes, ses multiples crises, ses "printemps" et autres mobilisations citoyennes, l'Algérie, traumatisée par la "décennie sanglante", semble comme frappée d'immobilisme économique et politique. Pourtant se multiplient les émeutes et les scandales. Dépassant ce constat, Smaïl Goumeziane en explique les tenants et aboutissants. Cinquante ans après la libération, chèrement acquise, que le pays portait en lui depuis la naissance du mouvement national algérien, l'auteur propose de multiples pistes pour permettre à l'Algérie de retrouver, enfin, le chemin de la liberté.
L'Islam est-il coupable des atrocités commises en son nom par des terroristes appelés djihadistes depuis qu'ils rejoignent Daech, l'autre nom de "l'Etat Islamique" ? Pour y répondre, l'auteur examine sous divers angles, historique, théologique, philosophique, économique et politique, les racines de la violence en général et du terrorisme en particulier. Il constate qu'aussi bien l'islam que les musulmans sont, depuis des siècles, victimes d'un triple piège : celui du dogme religieux ; celui de divers autoritarismes politiques ; celui d'un système capitaliste désormais mondialisé. Dans ces conditions, la violence extrême du terrorisme, étendue à l'ensemble du monde, apparaît comme la tragique résultante de multiples violences accumulées depuis des siècles, Daech comme une multiple imposture, les musulmans comme ses principales victimes, et l'islam, in fine, comme la cible réelle d'un djihadisme sans lien véritable avec Allah, son Prophète et ses textes fondateurs. Pour sortir de la spirale infernale, des propositions sont formulées pour à la fois débarrasser le monde du terrorisme, l'islam du dogme liberticide et les hommes et les femmes de toutes formes d'autoritarisme, de domination et d'oppression. Pour retrouver, tous ensemble, le bonheur de la convivance, dans le mélange apaisé de toutes les identités plurielles.
Ces mots résonnent encore en moi comme une provocation, une pique adressée à mon orgueil. Sûrement était-ce son objectif. Il savait que je ne pourrais rester indifférente au défi qu'il me lançait. Comme tous les hommes politiques d'expérience, il avait le don d'aller chercher dans les tripes de ses interlocuteurs ce qui pouvait les galvaniser. Il en appelait chez moi à un sentiment qui n'a jamais cessé de m'animer : la conviction d'avoir un devoir envers mon pays et mes compatriotes. Il est souvent difficile de se sentir à la hauteur d'un héritage quand celui-ci n'est pas seulement civilisationnel mais aussi familial". .
Et si, pour rester en bonne santé, vous n'aviez plus besoin de vous ruiner ? Le docteur Frédéric Saldmann vous révèle que tous les gestes qui protègent réellement votre coeur, votre cerveau, votre corps et votre moral sont les plus simples, les plus naturels et les moins chers. Ici, pas de recettes compliquées ni de contraintes impossibles à tenir. Le bon sens s'applique au quotidien, pour mieux manger, mieux bouger, mieux penser... et retrouver une énergie que vous ne soupçonniez pas. Ce livre propose une façon nouvelle de considérer la nutrition, l'hygiène de vie et l'activité physique : plus libre, plus intuitive, plus respectueuse de votre rythme. Une approche sans dépenses inutiles, accessible à tous, qui mobilise autant le corps que l'esprit. Des petits changements qui deviennent de véritables leviers pour réveiller une vitalité profonde, reprendre confiance en vos capacités et vous donner envie d'agir dès maintenant. Une santé plus efficace, à petit prix. 100% nouveau. Et si prendre soin de votre santé ne coûtait finalement presque rien ?
Après l'immense succès de son premier ouvrage, écoulé à plus de 230 000 exemplaires, Jordan Bardella revient avec un nouveau livre choc : Ce que veulent les Français, véritable journal intime d'une France travailleuse, humble et silencieuse. Pendant près d'un an, il a arpenté les routes, traversé les villes et les villages, tendant l'oreille aux Français de toutes conditions. Il a recueilli leurs doléances, leurs colères profondes, mais aussi les rêves, les attentes, et cette espérance si française qui continue de vivre inlassablement malgré les épreuves. Ce livre n'est pas seulement un recueil de confidences : il est le miroir d'un peuple oublié, la parole authentique d'une France que les élites méprisent et refusent d'écouter. Les responsables politiques qui le liront ne pourront plus dire qu'ils ne savaient pas.
Quand la Chine s'éveillera... le monde tremblera" , prédisait Alain Peyrefitte il y a un demi-siècle. La Chine s'est éveillée et le monde n'a rien vu, ni rien compris. Augmentation de la puissance militaire et de l'industrie de l'armement qui lui est nécessaire, contrôle des ressources et sécurisation des chaînes d'approvisionnement, montée en puissance technologique : Alain Bauer démontre, sources parfois inédites à l'appui, que la Chine ne se contente plus d'être l' "atelier du monde" qui inonde la planète de produits bon marché. Elle se hisse inexorablement au rang de superpuissance. Et bouleverse de fait tous les équilibres auxquels nous nous sommes habitués ces dernières décennies. Alain Bauer est professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers, fondateur du Pôle sécurité, défense, renseignement, criminologie, cybermenaces et crises (PSDR3C/ESDR3C). Il enseigne également à New York, Shanghai et dans les écoles spécialisées. Chine, la revanche de l'empire est le tome V d'une vaste analyse en sept volumes intitulée La globalisation piteuse.