Un hérisson dans la tempête. Essais sur des livres et des idées
Gould Stephen Jay
GRASSET
22,34 €
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EAN :9782246408017
Le renard sait beaucoup de choses, mais le hérisson sait quelque chose d'important". Le premier incarne la souplesse face à la complexité et à la diversité de notre monde, le second la cohérence. C'est cette double approche que préconise S. J. Gould pour expliquer l'histoire de la vie en appréciant la diversité sous toutes ses formes et en évitant un rationalisme réducteur. Cet ouvrage est composé de trois parties - Les voies de la nature tout d'abord : l'histoire de la vie ne peut être présentée comme une progression prévisible et le pur hasard ne peut non plus expliquer l'ordre évident qui règne dans le monde. L'histoire est une dimension irréductible de la réalité et elle est indissociable des vicissitudes du temps. - L'explication de la complexité de la nature et les limites de la tradition cartésienne ensuite : les aspects théoriques et les conséquences (sur le plan politique et intellectuel) du déterminisme biologique. - Un plaidoyer global en faveur du rationalisme enfin : lorsqu'on attaque trop violemment les approches rationnelles de la complexité, les dangers sont les espérances illusoires, le mysticisme et finalement la démagogie.
Nombre de pages
288
Date de parution
01/10/1994
Poids
352g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782246408017
Titre
Un hérisson dans la tempête. Essais sur des livres et des idées
Auteur
Gould Stephen Jay
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
352
Date de parution
19941001
Nombre de pages
288,00 €
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Du haut de ses quelques petites centaines de milliers d'années, l'homme commence à distinguer l'immensité géologique qui le précède. Même si, pour la concevoir, il ne dispose guère que de métaphores. Cette révolution intellectuelle, Stephen Jay Gould la retrace en analysant trois monuments de la littérature géologique, Thomas Burnet (XVIIe siècle), James Hutton (XVIIIe siècle) et Charles Lyell (XIXe siècle). Mais s'il s'attache à l'étude de textes révélateurs et fondateurs, il nous invite à aller bien au-delà, à reconstruire le passé de l'univers dont l'histoire nous serait inintelligible si nous n'avions recours à deux concepts antagonistes mais complémentaires : le temps linéaire (ou sagittal), celui qui, du Big Bang à la cathédrale de Chartres, s'oppose au temps cyclique, celui de l'immanence, des saisons, de la vie éternellement recommencée... }.
Résumé : Comment et pourquoi le déterminisme biologique a-t-il pu engendrer le racisme ? Pour les déterministes, en effet, le comportement des groupes humains et leurs différences (race, classe, sexe) sont innés et héréditaires, l'intelligence est unique, localisée dans le cerveau, mesurable. La craniométrie au XIXe siècle et les tests d'intelligence au XXe siècle vont utiliser ces mesures pour établir une échelle de valeurs. Il en ressort invariablement que les opprimés, les désavantagés sont inférieurs et méritent donc leur statut. Mettant en évidence les faiblesses scientifiques de ces arguments et présentant le contexte politique dans lequel ils ont été élaborés, Stephen Jay Gould repère les préjugés qui ont conduit les savants à des conclusions fausses. Certains de ces préjugés paraîtront risibles ; ils émanent pourtant des hommes de science les plus importants de leur époque... La Mal-Mesure de l'homme a reçu plusieurs prix prestigieux aux Etats-Unis lors de sa publication. Un livre fondamental pour qui veut comprendre la nature du racisme.
Après Le Sourire du flamant rose, La Foire aux dinosaures et Comme les huit doigts de la main, ce nouveau recueil des chroniques de S. Jay Gould comprend des essais relatifs à la théorie de l'évolution et aux idées propres à l'auteur dans ce domaine. D'autres articles traitent de l'histoire des sciences et de l'astronomie. Les innovations se situent dans les textes consacrés à la "littérature et la science" et ceux traitant des muséums (liens entre les musées et le commerce des gadgets-dinosaures, par exemple). Chaque chapitre constitue un exemple délectable, une nouvelle étape vers une compréhension véritable de notre histoire naturelle.
Betty, résistante, a vingt et un ans lorsqu'elle est arrêtée à Bruges, en mars 1942, pour avoir dissimulé un poste émetteur clandestin. Elle est déportée au camp de Ravensbrück puis de Mauthausen. Joseph, juif et résistant, est arrêté quelques mois plus tard, Gare du Midi à Bruxelles, et déporté à Auschwitz-Birkenau. C'est après leur libération, à bord d'un train de la Croix-Rouge, que Betty et Joseph se rencontrent. Cinq enfants grandissent dans l'ombre de ce couple singulier, beau et meurtri. Cinq enfants pour reconstruire une famille décimée, celle de Joseph, dont le père et les quatre frères et soeurs ont été assassinés dans les camps. Petite, Myriam Spira écoutait ses parents raconter : la faim, le froid, les souffrances, la douleur des expériences médicales. Mais aussi leur combat pour la vie, l'espoir de retrouver une existence normale. Cet héritage douloureux imprègne l'âme des enfants qui connaîtront le mal-être existentiel, et la difficulté à devenir parents à leur tour. Autant de symptômes d'une transmission souvent indicible. Myriam Spira nous offre le récit rare d'une " deuxième génération ", l'histoire de sa vie déportée dans les souvenirs de ses parents, mais aussi de sa reconstruction : à quarante-six ans, grâce à une volonté féroce, elle obtient sa licence de pilote privé et part seule survoler les camps, pour comprendre, maintenant adulte. Et raconter à son tour. Un récit bouleversant.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.