La France est-elle vraiment "de retour en Europe'? Pour l'affirmer, il ne suffit pas d'avoir contribué à l'adoption d'un nouveau traité. Encore faut-il en respecter la lettre et l'esprit. Au vu du projet d'Union de la Méditerranée, conçu à Paris, du chemin reste à parcourir. La France ne sera pas de retour en Europe en écartant l'Allemagne, en contournant la politique étrangère commune et en se retranchant derrière une posture aussi défensive que"l'Europe protection'. Elle doit aussi clarifier sa position sur la Turquie. Enfin, la France ne peut pas ignorer les attentes des citoyens européens au point d'offrir une "communauté de destin" à des pays où la démocratie, l'État de droit et l'égalité des sexes restent à construire. L'Union de la Méditerranée constitue un cas d'école. Au lieu de faire cavalier seul, la France a intérêt à jouer le jeu de l'Europe à 27. L'Europe est notre avenir. Aussi faut-il cultiver notre jardin européen. Biographie: Sylvie Goulard a déjà publié Le Grand Turc et la République de Venise (Fayard, 2004) et Le Coq et la Perle, 50 ans d'Europe (Le Seuil, 2007). Chercheur associé au CERI (Sciences-Po), enseignante au Collège d'Europe (Bruges), elle est présidente du Mouvement européen France.
Nombre de pages
106
Date de parution
05/06/2008
Poids
119g
Largeur
130mm
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EAN
9782020983051
Titre
Il faut cultiver notre jardin européen
ISBN
2020983052
Auteur
Goulard Sylvie
Editeur
SEUIL
Largeur
130
Poids
119
Date de parution
20080605
Nombre de pages
106,00 €
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L'Europe se meurt? A qui la faute? Au fil des ans, les dirigeants nationaux détruisent ce qu'ils prétendent unir. Autant vanter l'amour en faisant chambre à part".
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Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
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