
Thomas Gordéiev
Thomas Gordéiev règne sur la Volga, comme son père le faisait et comme on lui a appris à le faire. Riche marchand, roi du commerce fluvial, il développe l'entreprise familiale et n'a pour rivaux que les autres patrons de bateaux, cupides et sans pitié. Mais Thomas n'aime pas réellement cette vie et ces servitudes inhumaines. Un jour, il abandonne tout et passe de l'autre côté, parmi ceux qui n'ont rien. Il est pauvre, raillé, méprisé. Gordéiev apparaît comme l'un des plus grands personnages de la littérature russe moderne. Fort et émouvant comme l'Anna Karénine de Tolstoï ou le Raskolnikov de Dostoïevski. Il est à la fois vrai et mythologique. Ainsi que l'écrit François Eychart dans sa préface, " Thomas Gordéiev est un exemple de la maîtrise de Gorki à allier le cœur à la raison... Il n'est pas fortuit que ce roman soit consacré au monde des marchands qui sont, pour les Russes de la fin du XIXe siècle, ce qu'étaient les bourgeois pour les lecteurs de Balzac : l'exemple de la réussite par l'énergie, le manque de scrupules, la violence. Au regard de l'évolution de la Russie d'aujourd'hui, Thomas Gordéiev demeure un roman d'actualité. Simplement, aucun Thomas, écœuré des jeux d'argent, n'est venu dire leur fait aux nouveaux riches. Sans doute faudra-t-il attendre quelque temps l'apparition de ces fous qui aiment se mettre en travers de l'ordre des choses. C'est un trait qui ne témoigne pas d'une déraison mais d'un souci profond de l'unité de l'homme russe que Gorki a voulu faire vivre comme nul autre. " Alexandre Blok l'avait senti lorsqu'il écrivait : " S'il existe ce je ne sais quoi d'immense, de vaste, de nostalgique, cette terre promise de l'âme que nous avons accoutumé de désigner du nom de Russie, alors c'est Gorki qui a su le mieux l'exprimer ".
| Nombre de pages | 430 |
|---|---|
| Date de parution | 12/06/2002 |
| Poids | 484g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782913867413 |
|---|---|
| Titre | Thomas Gordéiev |
| Auteur | Gorki Maxime |
| Editeur | MEMOIRE LIVRE |
| Largeur | 135 |
| Poids | 484 |
| Date de parution | 20020612 |
| Nombre de pages | 430,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Enfance
Gorki MaximeJe restai très longtemps immobile près du lit, la tasse à la main, regardant le visage qui se figeait et devenait gris. Lorsque grand-père entra, je lui dis : "Elle est morte, ma mère." Il jeta un coup d'oeil vers le lit : "Qu'est-ce que tu racontes ?"... Quelques jours après l'enterrement, grand-père me dit : "Eh bien, Alexis, tu n'es pas une médaille, tu ne peux pas rester toujours pendu à mon cou, va donc gagner ton pain..." Et je partis gagner mon pain.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,50 €
Du même éditeur
-

Wann-Chlore
Balzac Honoré deRésumé : " En mai 1822, au plus fort de sa passion pour Laure de Berny, Balzac, âgé de vingt-trois ans, conçoit l'idée d'un roman qui contiendra plus d'un souvenir de cette liaison. Sur fond de Première Restauration, Wann-Chlore raconte les amours contrariées d'Horace Landon, ancien officier de Napoléon, pour une Anglaise nommée Jane, à laquelle sa pâleur maladive a valu le surnom de Chlora. Une vraie héroïne romantique, à la fois irréelle, voluptueuse et jalouse. Malgré les constantes références au contexte historique - trait distinctif du Balzac de la maturité -, le but est avant tout d'atteindre au pathétique : " Au moins j'aurai ému ", se félicite Balzac, qui a mis beaucoup de lui-même dans le personnage d'Horace Landon, homme vif, spirituel et amoureux passionné. Le roman paraît en septembre 1825, sous le pseudonyme d'Horace de Saint-Aubin. Son insuccès, malgré quelques excellentes critiques, décide Balzac à se lancer dans les affaires : éditeur, il sera aussi imprimeur. Remaniée et republiée en 1836 sous le titre de Jane la Pâle, l'?uvre ne connaîtra jamais les honneurs de la postérité. Il faut relire ces pages : ce sont déjà celles d'un romancier en possession de son art, qui porte en lui les germes de " La Comédie humaine ". Je ne suis pas loin de penser que Wann-Chlore est le premier grand roman de Balzac. " Thierry Bodin Président de la Société des Amis de BalzacSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER26,50 € -

Madeleine Férat
Zola EmileRésumé : " Publié en 1867, un an après Thérèse Raquin, Madeleine Férat aurait pu rester un recueil de "scènes de la vie de bohème", telles que Zola les avait lui-même vécues pendant quelques mois, en poète famélique, dans la compagnie de jeunes femmes faciles. Mais son imagination romanesque, avant Les Rougon-Macquart, le porte ailleurs : vers des personnages maudits, des destinées meurtrières, des vies manquées, des situations paroxystiques, des scénarios de catastrophe, des conduites de panique et d'autodestruction. Ce sont des modèles hérités de sa première formation, qui a été romantique, mais aussi de son initiation positiviste, qui l'a laissé sans illusions sur les servitudes du corps et le poids des m?urs. Ils donnent à l'?uvre, par-delà ses figures venues d'un bric-à-brac romanesque d'époque, sa violence et la rigueur de son enchaînement narratif. A cela s'ajoutent des qualités plus singulières encore : celles qui apparentent de nombreuses pages du roman, dans ses intérieurs comme dans ses extérieurs, au travail des peintres de la nouvelle école, ceux que Zola connaît bien, et qu'il appelle tantôt les "paysagistes", tantôt les "actualistes", tantôt les "peintres naturalistes", avant qu'ils ne soient dénommés, pour toujours, les "impressionnistes". Tel portrait de Madeleine, au moment du départ de son amant, fait penser à un Degas des débuts du peintre. Tel autre ressemble à un Renoir. Tel paysage, au voisinage de la Noiraude, est croqué à l'image d'un Daubigny. La nuit de la tragédie tombe peu à peu sur les personnages. Mais, pendant quelques moments, Ils ont connu la lumière de l'insouciance, telle que les jeunes peintres de la génération de l'auteur la captaient sur les bords de Seine. A ce titre, il serait temps d'observer que, si Madeleine Férat est un roman dur, sinon terrifiant, c'est aussi un roman artiste, annonçant avec brio la double touche qui caractérisera les ?uvres ultérieures. " HENRI MITTERAND.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER25,60 € -

Vingt ans avec Léon-Paul Fargue
Beucler AndréQuand Beucler "racontait Fargue", j'étais toujours étonné par la façon dont celui-ci écoutait. Il ne se lassait pas d'entendre cette biographie facétieuse, ce roman d'aventures poétiques, artistiques, citadines, mondaines, dont il était le héros. Il faut dire que Beucler narrait divinement. Il n'était pas homme de lettres pour rien. Fargue, dans son lit, la cigarette éteinte aux lèvres, éparpillant de la cendre sur son ventre dont on voyait un morceau écartant la chemise et qui paraissait tout gris, ajoutait un détail au roman de sa voix graillonnante et mélodieuse. Ces interruptions faisaient plaisir à Beucler d'une façon touchante : on devinait qu'il les enregistrait scrupuleusement afin d'enrichir plus tard, à loisir, son grand monument à l'amitié. Beucler, qui n'admirait pas seulement Léon-Paul, mais encore l'aimait et lui ressemblait, soit par nature soit par mimétisme d'amitié, ne tombait jamais dans les caricatures. Fargue tel qu'on le voit dans les bouquins qu'il lui a consacrés a toute sa densité charnelle et spirituelle. On ne l'entend pas seulement parier, on le voit marcher, être gai, être mélancolique, être transparent, être mystérieux. Beucler peignant Fargue a l'oreille de Liszt transcrivant pour le piano des chants du terroir hongrois ou bohémien. " Jean Dutourd En octobre 1924, André Beucler, jeune écrivain monté à Paris, fait la connaissance du poète Léon-Paul Fargue, de vingt-deux ans son aîné. C'est le début d'une amitié sans ombre. Fargue entreprend d'initier le futur auteur de Gueule d'amour à la subtile géographie des cercles littéraires. En suivant les pas du " piéton de Paris ", André Beucler rencontre Gide, Valéry, Picasso, Ravel, Stravinsky, Giraudoux... A la mort de Fargue, en 1947, Beucler décide de lui consacrer l'hommage d'un livre - ce livre que nous rééditons aujourd'hui.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER25,60 €
De la même catégorie
-

Les bains de Kiev
Kourkov Andreï ; Lequesne PaulKiev, printemps 1919. Vingt-huit soldats de l'Armée rouge ont mystérieusement disparu aux bains municipaux. N'ont été retrouvés que leurs vêtements laissés au vestiaire. Ont-ils déserté ? Ont-ils été assassinés ? Et par qui ? Des brigands, des agents de la contre-révolution ? Samson mène l'enquête. Il arpente les rues de Kiev, met à profit les rudiments de formation qu'il a reçus, et progresse dans l'art d'interroger témoins et suspects. Méthodiquement, il remonte la trace des disparus, utilisant les pouvoirs de son oreille coupée. Au fil de ses investigations, il explore les fausses pistes et met à jour d'autres affaires d'importance, dont celles d'une curieuse contrebande de caviar et d'un non moins inquiétant trafic de cocaïne auquel semble étroitement mêlé l'escroc belge Jacobson - rencontré dans L'Oreille de Kiev - qu'entre-temps la Tchéka a recruté comme agent. Mais c'est grâce au talent d'un poète des rues et à l'obstination d'un cheval orphelin qu'il réussira enfin à résoudre l'affaire et à arrêter les coupables. Le roman s'achève sur un coup de théâtre qui laisse entrevoir toute la noirceur mais aussi la complexité du tchékiste Abiazov...EN STOCKCOMMANDER23,00 € -

L'art de disparaître
Stepanova Maria ; Coldefy-Faucard AnneCe roman pulvérise toutes nos attentes, Maria Stepanova s'y révèle être une véritable artiste". Berliner Zeitung M. est écrivaine. Quelques années plus tôt, son pays a déclaré la guerre à l'un de ses voisins. Désormais en exil, elle s'applique à recréer un nouveau chez-soi, tout en se sentant peu à peu coupée de sa langue : celle qu'elle a parlée toute sa vie, dans laquelle elle a écrit ses livres, celle dont elle tente, aujourd'hui, de se détacher. Alors qu'elle se trouve dans un train en partance pour un festival littéraire à l'étranger, une grève perturbe le programme. Le voyage s'achève dans un village perdu où M. ne connaît personne et son téléphone portable est déchargé. Et si, comme par magie, elle disparaissait ? L'Art de disparaître est un grand roman sur l'exil, la perte de repères et le réenchantement du quotidien par l'écriture. Traduit du russe par Anne Coldefy-FaucardEN STOCKCOMMANDER20,10 € -

Opération combinée
Chevelev Mikhaïl ; Foulon Laurence2022, Moscou. Depuis une fenêtre, David ajuste le viseur de son arme. Il se tient prêt à tirer sur sa cible. Quatre ans après avoir retrouvé son père qui avait trempé dans de sombres affaires d'espionnage, David Kapovitch doit replonger dans le grand bain des secrets. Le jour de son anniversaire, un inconnu répondant au nom de Sergueï lui propose son aide pour libérer son père, retenu en Russie. En contrepartie, David lui confierait des informations sensibles dont seule sa mère a connaissance. Peut-il vraiment faire confiance à Sergueï ? David n'en a aucune idée, mais il choisit de saisir la chance de sauver son père des griffes du numéro un, quitte à y laisser la vie. Ce roman de politique-fiction habilement tourné est digne d'un film d'action où chaque nouvel élément vient interroger la véracité du précédent. Conservant le suspense jusqu'à la toute dernière ligne, Opération combinée nous emporte, sur un rythme haletant, au coeur du pouvoir russe.EN STOCKCOMMANDER19,00 €





