L'Occident a longtemps perçu l'Orient comme un monde «statique» et «rétrograde», un univers aux institutions archaïques, incapable de modernité. Telles furent les conceptions de Marx, de Weber, à l'âge d'or du capitalisme. Ces idées furent propagées par les apôtres du «miracle européen» ou de la «singularité occidentale».Dans ce livre, Jack Goody bouleverse les idées reçues. Il lance un défi à cette vision des choses qui soutient le postulat d'une «rationalité occidentale» propre à faire croire que «nous» serions les seuls à pouvoir accéder aux transformations de l'ère contemporaine.Le grand anthropologue de Cambridge revient ainsi par exemple sur l'idée d'une comptabilité «rationnelle» - dont bien des spécialistes de l'histoire sociale et économique font une composante spécifique du capitalisme - pour montrer que peu de chose sépare l'histoire de l'Orient et celle de l'Occident sous le rapport de l'activité marchande.D'autres facteurs d'évaluation, imaginés comme inhibant le développement de l'Orient, tels le rôle de la famille ou les formes du travail, sont ramenés par l'auteur à une plus juste proportion.Dans son livre, Kack Goody montre combien l'européocentrisme échoue dans ses analyses de l'Orient tout en occultant l'histoire de l'Occident.A l'heure où les experts paraissent de plus en plus désorientés par ce qu'ils appellent la «mondialisation», L'Orient en Occident amorce un tournant fondamental modifiant notre vision globale de l'histoire des sociétés occidentales et orientales.
Nombre de pages
393
Date de parution
26/03/1999
Poids
426g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020234191
Titre
L'Orient en Occident
ISBN
202023419X
Auteur
Goody Jack
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
426
Date de parution
19990326
Nombre de pages
393,00 €
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Résumé : Jack Goody, dans Famille et mariage en Eurasie, s'est fixé pour objet premier l'examen approfondi des pratiques de la parenté en Asie et au Proche-Orient. Cette enquête, qui se situe dans le prolongement de l'étude comparée de la formation de la famille préindustrielle entreprise dans L'évolution de la famille et du mariage en Europe (1985), amène l'auteur à envisager la transmission des biens dans ses rapports tant avec l'économie politique qu'avec les structures familiales et idéologiques. Qu'il aborde l'Antiquité ou l'époque contemporaine, loin de se satisfaire de la cohérence et de la rigueur apparentes des normes écrites, Goody poursuit ses exploitations Entre l'oralité et l'écriture (PUF, 1993) pour mettre en lumière le jeu subtil des interactions entre la richesse et la complexité des pratiques, et le caractère nécessairement réducteur de l'écrit. Le périple entrepris en Extrême-Orient conduit logiquement l'auteur en Europe. En effet, les notions relatives à l'unicité de l'Occident se révèlent sans fondement et force est d'admettre que bien des travaux antérieurs consacrés à la parenté asiatique ont été involontairement faussés par l'application de concepts et démarches empruntés à des formations sociales de tout autre nature, qu'elles soient simples ou postindustrielles. Plutôt qu'une unicité de l'Occident, c'est l'unité de l'Eurasie qu'il convient de postuler.
Ecrire ce n'est pas seulement enregistrer la parole, c'est aussi se donner le moyen d'en découper et d'en abstraire les éléments, de classer les mots en listes et combiner les listes en tableaux. N'y aurait-il pas une manière proprement graphique de raisonner, de connaître ? Les modes de pensée ne sauraient être indépendants des moyens de pensée. Sans tomber dans un déterminisme étroit, il vaut la peine de reprendre l'analyse des différences entre cultures sous l'angle nouveau d'une technologie comparée de l'intellect. On a chance d'échapper ainsi aux oppositions simplistes et ethnocentristes entre la rationalité et l'âme primitive... De prendre aussi plus clairement conscience qu'un savoir écrit des sociétés sans écriture, cela ne va pas de soi : parce qu'ils se posent peu la question, les ethnologues, pour connaître la pensée "sauvage", commencent souvent par la domestiquer.
Jack Goody, mettant à profit son exceptionnelle connaissance de l'histoire comparée des systèmes familiaux -sa compétence s'étend aussi bien à l'Asie qu'à l'Afrique- démontre dans cette magistrale synthèse, en égratignant au passage quelques thèses bien enracinées dans les études anthropologiques, combien le christianisme a modifié l'héritage romain et changé les structures familiales. Jack Goody est professeur d'anthropologie à l'université de Cambridge et Fellow du St John's College. Il est l'auteur d'une oeuvre considérable dont notamment La Raison graphique (Minuit, 1979). Le Seuil a publié La Culture des fleurs (1994) et L'Orient en Occident (1999).
Onze bâtiments. Un terrible secret. Un couloir sans issue. Une maison qui nourrit la noirceur. Un moulin perdu dans la forêt. Une pièce cachée. Un étrange sanctuaire. Une maison en feu. Un immeuble dont on ne peut s'enfuir. Chaque bâtiment révèle une histoire à glacer les sangs. Chaque histoire est la pièce d'un gigantesque puzzle. C'est vous qui menez l'enquête.
Un jour d'hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d'un container à ordures. Vivant. Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang. Elle s'appelle Monroe, elle a dix-sept ans. Dans cette chambre où sa mère l'a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine. Là-haut, le vent, le labeur et le silence façonnent les corps. Auprès de cette vieille femme solitaire aux mains guérisseuses, Monroe, enceinte, a découvert une paix inespérée. Et puis tout s'est écroulé. Monroe s'affaiblit, les policiers enquêtent, les soignants espèrent, les pompiers s'interrogent, la famille se désintègre : durant ces quelques heures d'une intensité foudroyante, chacun mesurera ce qu'il a perdu - ou sauvé - de son humanité.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?