Bakakaï est le nom d'une rue des faubourgs de Buenos Aires où habita Gombrowicz. Il le choisit pour titre... précisément parce que le mot n'avait aucun rapport avec le contenu du livre. En effet, la première édition de ce recueil de contes (1933) s'intitulait Mémoires du temps de l'immaturité, et Gombrowicz avait assez mal supporté le harcèlement des critiques à propos du terme «immaturité». Cette seconde édition de 1957, revue et augmentée (douze contes au lieu de sept) recevra donc ce titre quelque peu énigmatique. Le présent recueil contient : Le Danseur de maître Kraykowski, Mémoires de Stefan Czamiecki, Meurtre avec préméditation, Le Festin chez la comtesse Fritouille, Virginité, Aventures, Evénements sur la goélette Banbury, Dans l'escalier de service, Philidor doublé d'enfant, Le Rat, Le Banquet, Le Mariage.
Nombre de pages
314
Date de parution
16/10/1998
Poids
158g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070405596
Titre
Bakakaï
Auteur
Gombrowicz Witold
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
158
Date de parution
19981016
Nombre de pages
314,00 €
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Dans une prose archaïque, parlée plus qu'écrite, je raconte comment, à la veille de la guerre, j'atterris en Argentine, comment l'explosion de la guerre m'y surprit. Moi, Gombrowicz, je fais la connaissance d'un "puto" (pédé) amoureux d'un jeune Polonais, et les circonstances me font l'arbitre de la situation : je peux précipiter le jeune homme dans les bras du pédéraste, ou faire en sorte qu'il reste auprès de son père, un commandant polonais vieux jeu, très honnête et très honorable. (...) Que choisir ? La fidélité au passé... ou la liberté d'un devenir ouvert ? (...) Qu'il se crée lui-même ? Dilemme qui aboutit dans le roman à un éclat de rire général qui dépasse jusqu'à ce dilemme."
C'est en lisant le Journal de Gide, en 1952, que Gombrowicz eut l'idée d'écrire son propre journal. Il était à la recherche d'un nouveau moyen d'expression qui l'aiderait à sortir de son isolement et à dissiper les malentendus provoqués par la publication récente de son livre sacrilège Trans-Atlantique. Le 6 août 1952, Gombrowicz écrivit au directeur de Kultura : "Je dois devenir mon propre commentateur, mieux encore mon propre metteur en scène. Je dois forger un Gombrowicz penseur, un Gombrowicz génie, un Gombrowicz démonologue de la culture et encore beaucoup d'autres Gombrowicz indispensables." Le Journal est la réalisation de cette folle ambition. Commencé à Buenos Aires en 1953 et achevé à Vence en 1969, ce Journal est le fruit de la collaboration de Witold Gombrowicz à Kultura, revue mensuelle de l'émigration polonaise, publiée à Paris par Jerzy Giedroyc.
C'est en lisant le journal de Gide, en 1952, que Gombrowicz eut l'idée d'écrire son propre journal. Il était à la recherche d'un nouveau moyen d'expression qui l'aiderait à sortir de son isolement et à dissiper les malentendus provoqués par la publication récente de son livre sacrilège Trans-Atlantique. Le 6 août 1952, Gombrowicz écrivit au directeur de Kultura: « Je dois devenir mon propre commentateur, mieux encore mon propre metteur en scène. Je dois forger un Gombrowicz penseur, un Gombrowicz génie, un Gombrowicz démonologue de la culture et encore beaucoup d'autres Gombrowicz indispensables. » Le journal est la réalisation de cette folle ambition. Commencé à Buenos Aires en 1953 et achevé à Vence en 1969, ce,journal est le fruit de la collaboration de Witold Gombrowicz à Kultura, revue mensuelle de l'émigration polonaise, publiée à Paris par Jerzy Giedroyc.
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...