Quand un écrivain roumain contestataire, après un séjour à l'étranger, regagne son pays, on peut se demander quelles raisons l'ont poussé à risquer, une fois de plus, la prison, ou pire. En effet, sitôt rentré, il est espionné par les services de sécurité, ses allées et venues entre son domicile et l'hôpital où se meurt lentement sa mère deviennent l'itinéraire quotidien des mouchards. Surveillance tantôt hypocrite et diffuse, tantôt ouverte et agressive, qui crée, jusque dans les réunions dites amicales, un climat de méfiance et de lâcheté qu'enveniment les rivalités personnelles entretenues par le régime. C'est dans cette atmosphère d'incertitude que l'écrivain - devant la déchéance physique de sa mère - sans cesse ramené aux souvenirs d'une enfance ballottée et d'une adolescence passée en "rééducation", poursuit inlassablement son entreprise. Certains la qualifient de folle, d'inutile, voire nuisible ou perverse : dire, quoi qu'il en coûte, la vérité.
Nombre de pages
352
Date de parution
02/03/1979
Poids
335g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070285778
Titre
Garde inverse
Auteur
Goma Paul
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
335
Date de parution
19790302
Nombre de pages
352,00 €
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Résumé : Quatre femmes qui ne se connaissent pas se retrouvent dans la chambre d'hôtel d'une station de ski roumaine dont la porte vient d'être à leur insu fermée à clef. Prises d'un interminable fou rire, l'étudiante, la comédienne, le professeur de lycée, la militante du P.C. se mettent à boire et parlent. Dans ce dialogue extraordinaire, " hystérique ", les obsessions et les confidences sexuelles et sentimentales font rapidement place à l'évocation du climat politique de la Roumanie. Par le biais de ce huis clos entre femmes à demi ivres, l'auteur est parvenu à évoquer, plus efficacement peut-être que l'aurait permis le style direct, la vie d'une nation à l'époque où le mal stalinien y régnait sans partage.
Résumé : Un ancien concentrationnaire roumain tente de raconter à une amie française l'atroce "passage à tabac" que les gardiens de son camp lui ont fait subir, deux jours avant sa libération, pour graver à jamais en lui le souvenir de son passage dans les prisons du régime. La tâche n'est pas simple. Non que l'amie soit sceptique, mais quelque chose ne " passe " pas. Elle ne comprend pas, ou ne comprend pas bien comment on en est venu là, ce qui a rendu cela possible. Cette résistance oblige le narrateur, l'auteur, à reconstituer peu à peu le contexte hors duquel le récit qu'il entreprend de faire, d'écrire, risque en effet de n'avoir pas de sens certain, d'apparaître "absurde", et donc de ne pas franchir vraiment le seuil de la conscience. Ce procédé narratif permet à l'auteur de faire tomber les résistances du lecteur même auquel il s'adresse : de cet Occident qui n'a rien su, rien voulu savoir, ou que rien n'avait forcé à faire l'effort d'imaginer cet inimaginable. Le camp est celui de Gherla, bourgade de Transylvanie, dont la réputation est telle que le nom commun "gherla" est passé dans le langage courant pour dire "prison".
Catherine est une Basque sensuelle et extravagante que le narrateur a connue à son arrivée en France. Après vingt ans de silence, elle revient bouleverser sa vie. Un appel inattendu et un rendez-vous mystérieux qu'elle lui fixe dans un café de Belleville marquent le début d'un suspense tourbillonnant où se mêlent meurtres en série, esclavage sexuel et réseaux mafieux. Essayant de résoudre ces énigmes, fauteur se heurte à ses propres souvenirs d'emprisonnement, d'humiliations et de tortures. L'enquête policière devient dès lors une quête romanesque qui oscille entre fiction et confession. Profil bas est un aveu drôle et douloureux dont nous sommes à la fois les témoins et les complices.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.