La conviction profonde de l'auteur est que la gauche tout entière peinera à se réformer si elle ne mène pas l'analyse approfondie de ce qu'ont été les engagements, le pouvoir et les meurtrissures du communisme. Les communistes ont combattu les barbaries, les guerres coloniales, les exploitations. Toutes les horreurs des adversaires. Sauf celles du communisme, qui se menaient en leur nom. Les nouvelles générations sont tentées par nos erreurs de jeunesse. On admire davantage les pétoires rouillées que les froids repentirs. Des colloques et des ouvrages se rappellent du communisme l'excitation et oublient les barbelés. Le même rouge est couleur du sang et du soleil. Nous sommes des milliers, peut-être des dizaines de milliers d'anciens militants révolutionnaires passés au réformisme. Nous formons une génération en train de disparaître. Sur ce qui s'est pratiqué en notre nom, avec notre soutien, nos justifications, nous devons témoigner, jusqu'au cimetière. Surtout jusqu'au cimetière, pour éviter que les oraisons funèbres ne soient la négation de ce que nous avons été.
Nombre de pages
91
Date de parution
21/05/2014
Poids
115g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782356873149
Titre
Les ex-communistes. Eloge de l'infidélité
Auteur
Goldring Maurice
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Poids
115
Date de parution
20140521
Nombre de pages
91,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La démocratie parlementaire est grise, laborieuse, imprévisible. Elle permet la résolution des conflits par la négociation, elle aboutit à des compromis. Elle postule que chaque citoyen compte pour un, elle permet à la diversité des porteurs d'opinion, d'intérêts, de croyances, de vivre ensemble. Le terrorisme est lumineux, rapide, efficace. Il vise à obtenir des résultats par des actions spectaculaires. La démocratie compte les bulletins de vote, le terrorisme compte les victimes et les martyrs. La démocratie érige le doute en principe de son système et inclut les adversaires dans les solutions. Le terrorisme affirme détenir la vérité et veut l'imposer à l'ensemble de la société. Il postule que la solution ne peut être que sa victoire totale et demande aux armes de trancher le conflit par l'élimination de l'adversaire. Les terroristes parviennent à s'assurer un courant de sympathie, car un activiste qui risque sa vie pour sa cause impose ses convictions par l'ampleur du sacrifice, et une cause qui vaut qu'on meure pour elle ne peut pas être entièrement mauvaise. Renoncer à la terreur plonge dans les itinéraires des révolutionnaires armés de l'IRA irlandaise et de ITTA basque, étudie les modalités concrètes de leur engagement, analyse leurs convictions ou leurs renoncements, scrute les modes d'action et de légitimation. Renoncer à la terreur pose des questions centrales sur nos sociétés modernes : réforme ou révolution, ruptures ou compromis, totalitarisme ou démocratie. Ce débat s'est désormais mondialisé avec les nouvelles formes de terrorisme, mais il reste fondamentalement le même. La démocratie que nous connaissons est fragile, parce qu'une forêt qui brûle attire plus les regards que des arbres qui poussent.
Un portrait engagé et intime, à la première personne, de ce quartier intrigant qu'est la Goutte d'Or.Intrigant car quartier parisien aux mille clichés : d'aucuns y voient uniquement l'effrayante concentration des problèmes qui se posent aux sociétés urbaines françaises du XXIe siècle, la drogue, la prostitution, les squats... C'est cela, mais pas uniquement... D'autres érigent la Goutte d'Or en paradis du métissage, petite Afrique aux rues chatoyantes et odorantes, nouveau lieu de création et des «bobos». C'est cela mais pas uniquement... Qu'est-ce que la Goutte d'Or ? Voilà ce qu'essaie de dire ici Maurice Goldring, témoin de première importance puisqu'il habite le quartier depuis presque 20 ans, montrant sans concession tous les visages de la Goutte d'Or, quartier symbole de l'urbanité contemporaine.
Rien de plus simple, rien de plus naturel, que de dénoncer les crimes de l'impérialisme, du colonialisme, du fascisme. Ce sont des ennemis que j'ai combattus. Dénoncer les crimes du stalinisme est plus compliqué, parce qu'il faut admettre alors que chaque militant a été plus ou moins complice et que ces crimes ont été commis au nom des valeurs qui étaient les miennes. Encore plus compliqué de mener le combat contre le machisme parce que chaque individu masculin est un maillon de la domination. Pour le bilan de l'impérialisme, du colonialisme, je disais "ils". Pour le bilan du stalinisme, de Moscou à Pnom-Penh, j'ai appris à dire "nous". Pour le bilan du machisme, le moment est venu de dire "je".
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...