Une mi-février un peu frisquette sur un campiello (ou petite place) de la Venise pauvre. Loin des palais et de la Place Saint-Marc, loin des canaux et des gondoles, un jour de carnaval sans masques et sans confettis où l'on travaille et où l'on rêve, où l'on se courtise et se bagarre, où l'on rivalise et se fiance, où l'on s'insulte et fait des projets, où même on se marie : la belle Lucietta épouse Anzoletto le mercier ambulant et, par miracle, on fera la fête. Car un jeune et noble voyageur napolitain, arrivé à Venise pour y perdre ses derniers sous dans les plaisirs du carnaval, est descendu dans la modeste auberge de la place. Il aime se retrouver en compagnie et c'est lui qu'Anzoletto prend pour témoin, c'est lui qui paie à midi le repas de noce et même, à tous, une nuit de fête car lui aussi se marie. Il épouse Gasparina, une autre belle enfant du campiello, qui a de la naissance et un rien de dot, qui rêvait de grandeurs... Le lendemain, le Chevalier partira pour Naples avec elle, mais il a mis pour dix ans sa prodigalité sous la tutelle de l'oncle de la belle. Le lendemain, le campiello reprendra le cours de sa vie ordinaire.
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Nombre de pages
183
Date de parution
23/11/2006
Poids
155g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782842422219
Titre
Le Campiello
Auteur
Goldoni Carlo ; Herry Ginette ; Tasca Valeria
Editeur
CIRCE
Largeur
110
Poids
155
Date de parution
20061123
Nombre de pages
183,00 €
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MIRANDOLINE, seule.Tous ceux qui descendent dans cette auberge s'amourachent de moi, oui tous, tous jouent les amoureux transis, et je ne compte plus tous ceux qui me proposent tout de go de les épouser. Et voilà ce Chevalier, cet ours mal léché, qui me traite sans ménagement ! [...] C'est l'ennemi des femmes ? Il ne peut les voir ? Pauvre fou ! Il n'a sans doute pas encore trouvé celle qui saura s'y prendre. Mais il la trouvera. Il la trouvera. Qui sait s'il ne l'a pas déjà trouvée ? C'est justement avec des individus comme lui que je me pique au jeu. Ceux qui me courent après ont vite fait de m'ennuyer. La noblesse, ça n'est pas pour moi. La richesse, je l'estime mais pas plus que ça. Tout mon plaisir consiste à me voir servie, courtisée, adorée. C'est là mon point faible, et c'est celui de presque toutes les femmes. Me marier ? Je n'y songe même pas ! Je n'ai besoin de personne. Je vis honnêtement, et je savoure ma liberté. Je commerce avec tout le monde mais je ne m'éprends jamais de personne. J'entends bien me moquer de toutes ces caricatures d'amoureux transis et j'entends user de tout mon art pour vaincre, abattre et briser ces coeurs barbares et insensibles qui sont nos ennemis à nous autres femmes qui sommes ce que la bonne mère nature a produit de meilleur au monde.
Une rue de Londres vers 1750, un café, une librairie et, à l'étage, l'appartement d'un riche négociant... Le jeune Jacob, adepte de la philosophie des Lumières est le précepteur de milord Wambert et de madame de Brindè. Or Milord tombe amoureux de Madame, mais Madame aime en secret Jacob qui ne veut aimer que la paix de l'âme et du coeur afin de rester un homme d'étude. Ajoutons deux artisans qui se disent philosophes, mais savent user surtout de la calomnie, une épouse spirituelle amoureuse du jeu, un chevalier servant qui pratique la satire : toutes ces forces s'allient à la passion déçue du jeune lord pour mettre en péril la vie même de Jacob. Le tout sous le regard d'employés, de marins et de serviteurs qui mènent leur vie sans se mêler de celle des maîtres. Quelles autres forces sont invitées à sauver le jeune philosophe en qui s'incarne, en 1754, un Goldoni lui-même en butte à Venise à des factions rivales ou contraires ?...
Résumé : Un des plus originaux et des plus grands auteurs comiques européens, Goldoni, devait figurer dans la Bibliothèque de la Pléiade. Le volume qui lui est consacré contient dix- huit pièces qui ont été choisies avec soin parmi les plus significatives et les plus représentatives des divers aspects de son talent, Le Valet de deux Maîtres, Le Café, La Locandiera, Les Amoureux, Les Rustres, la trilogie de La Villégiature, Barouf à Chioggia, L'Éventail, etc.
A la Sorbonne comme au bistrot, la vérité vraie, objective, pure, triomphe rarement : l'assistance lui préfère la parade la plus cinglante. Voilà qui chagrinait au siècle dernier le ténébreux philosophe Schopenhauer... Il en eut à la longue un sursaut rageur : élaborer le mode d'emploi de la controverse. Un traité qui permette de défaire n'importe quel opposant, malgré son habileté et sa mauvaise foi. Puisque si souvent la forme l'emporte sur le fond. Les brillants raisonnements des alchimistes ont interdit l'essor de la chimie pendant des siècles. Même s'ils professaient des âneries. Dans L'Art d'avoir toujours raison, Schopenhauer ne s'embarrasse pas de morale... Résultat : un mémoire ramassé et teigneux, pas plus épais qu'un agenda : trente-huit stratagèmes pour ne jamais perdre la face."
Georg Simmel (1858-1918) fut un des inventeurs de la sociologie, mais aussi un philosophe original, un véritable personnage du Berlin 1900, ouvert aux arts et à toutes les manifestations de la modernité. Enseignant (sans solde) à l'Université de Berlin pendant des décennies, il exerça une influence diffuse considérable. Un public varié se pressait à ses cours, venu de toute part. On considérait être admis dans ses privatissimi comme un rare privilège. Solitaire, sans ancrage fort dans l'institution, sans "école", il sombra dans l'oubli après sa mort et ne fut redécouvert que tardivement. Mais ses idées continuaient d'inspirer une quantité de ses "enfants" spirituels. Le présent ouvrage en rassemble une large palette sous forme d'une photo de groupe qui réservera bien des surprises. D'Union soviétique aux Etats-Unis, des rangs de la philosophie à ceux de la sociologie, des historiens de l'art aux écrivains, journalistes, à plusieurs personnages inclassables, une histoire souterraine de la vie intellectuelle du XXe siècle se dessine à partir de Simmel.
Ces neuf nouvelles de Rainer Maria Rilke, écrites entre 1897 et 1901, sont d'une grande variété de forme et d'inspiration, mais elles portent toutes en elles les visions fulgurantes de l'homme qui achèvera, vingt ans plus tard, Les Elégies de Duino, en affirmant que "tout ange est terrible". Avec une certaine férocité satirique, Rilke raille autant les philistins satisfaits que les artistes complaisants, et, à l'image de son double de jeunesse, Ewald Tragy, poète de dix-huit ans, il s'attache aux humbles et aux réprouvés de l'existence. Qu'il dépeigne de grandes familles obsédées par leurs ancêtres, des aristocrates en fuite après la Révolution française, ou encore des vieillards émerveillés par le simple passage d'une petite fille dans un parc, l'auteur nous montre toujours "qu'entre horreur et splendeur se développent des relations secrètes".