« Rossiné (un jeune peintre russe), qui travaille la théorie de la peinture et tout spécialement les partitions musicales, veut absolument faire ta connaissance. Lui-même est fantastique. »Lettre de Wassily Kandinsky à Thomas von Hartmann, 20 août 1912Vladimir Baranoff-Rossiné (1888-1944) quitte la Russie pour s'installer à Paris, où il fréquente la nébuleuse orphiste gravitant autour des Delaunay. Sous l'influence du couple, il peint alors une série d??uvres sur le thème de l'Apocalypse, dans lesquelles le disque coloré des débuts de l'abstraction se change en vortex cosmique dévastateur. En suivant la piste de ces ?uvres méconnues, l'autrice retrace le parcours de l'artiste avant la Première guerre mondiale à partir de sources inédites. Pleinement ancrée dans la culture visuelle du Paris de l'époque, la série des Apocalypses se situe également au carrefour de plusieurs influences européennes ? le symbolisme russe, l'expressionnisme du Blaue Reiter ? qui apportent un éclairage inédit sur l'orphisme des années 1910.Sophie Goetzmann est docteure en histoire de l'art de l'Université Paris-Sorbonne. Le livre issu de sa th.se, ?Et les grands cris de l'Est?. Robert Delaunay à Berlin (1912-1914), a paru en 2021 aux éditions du Centre Allemand d'Histoire de l'Art/MSH. Elle est actuellement chargée de programmation scientifique pour le Festival de l'histoire de l'art à l'Institut National d'Histoire de l'Art. Elle a notamment travaillé en tant que chargée de recherche au Musée national d'art moderne et au Centre Allemand d'Histoire de l'Art.
Nombre de pages
96
Date de parution
24/01/2025
Poids
116g
Largeur
114mm
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EAN
9782849757932
Titre
Vladimir Baranoff-Rossiné. Apocalypses orphistes
Auteur
Goetzmann Sophie
Editeur
FAGE
Largeur
114
Poids
116
Date de parution
20250124
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96,00 €
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L'exposition "Allemagne / Années 1920 / Nouvelle Objectivité / August Sander" propose de saisir l'esprit du temps d'une Allemagne en pleine mutation sociale, politique et médiatique, traversée par les questions du progrès technique et social. Loin de l'idéalisme de la génération expressionniste anéanti par la Première Guerre mondiale, les artistes de la Nouvelle Objectivité allemande, toutes disciplines confondues, se tournent vers le réel et posent sur le monde un regard précis, froid, porté vers l'extérieur et la civilisation moderne. August Sander adopte ce même regard dans son opus photographique Hommes du XXe siècle, portrait typologique complet de la société allemande.
Rassemblés par Angela Lampe, commissaire de l'exposition et Sophie Goetzmann, docteure en Histoire de l'art, 17 textes pour la plupart inédits en français, sont présentés dans cette anthologie. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le mouvement de la Nouvelle Objectivité reflète les rapides mutations sociales, économiques et politiques que connaît l'Allemagne sous la République de Weimar. Cette anthologie, qui réunit dix-sept textes, dont quatorze inédits en français, signés par les plus grandes plumes de l'époque, témoigne de la richesse et de l'acuité des regards critiques sur ce mouvement complexe et pluridisciplinaire, qui loin de se cantonner aux seuls arts traditionnels, embrasse les domaines du théâtre, de la musique, de l'architecture et du design.
L'ouvrage met en perspective les différentes conceptualisations de la notion de « commun » en les resituant dans les champs de la métaphysique, de la philosophie du langage et de la philosophie de la connaissance. Cette armature conceptuelle forte donne accès à une réflexion de philosophie politique et sociale dont l'enjeu est la question de l... unité du divers . De quoi la fameuse « tragédie des communs » est-elle le nom? De rien moins que de la quête d'une unité politique malgré la diversité irréductible des intérêts individuels. Trouver le commun, c'est parvenir à dépasser l'incom-mensurabilité des intérêts privés afin de rendre possible la coopération à tous les échelons de la vie sociale. Le commun est ainsi devenu un problème central de la philosophie politique et sociale de la fin du XX e et du début du XXI e siècle, ranimant les critiques adressées un siècle plus tôt par le communisme et le socialisme à l'encontre de la société marchande et de l'idéologie propriétaire exclusiviste. En privilégiant les aspects proprement politiques et juridiques du thème, ce livre accorde une place importante au dialogue entre les auteurs « classiques », mais aussi aux propositions plus récentes et à l'articulation entre le théorique et l'empirique ? le tout appuyé sur de nombreux exemples.
Le livre que vous tenez entre les mains est une plongée inédite dans la Police Judiciaire. L'auteur, Christophe Korell, est entré dans la police en 1996 et intègre la Brigade de Répression du Banditisme en 2006. Dans cet ouvrage, l'auteur témoigne à la fois d'une enquête menée au sein de la BRB - digne d'un véritable polar - et les réflexions d'un acteur de la police judiciaire. Christophe Korell raconte son enquête la plus emblématique : celle du " casse du siècle ", le braquage de la bijouterie Harry Winston, survenu à Paris, en 2009. Ou plutôt, comme le découvrira le lecteur, "les" braquages. Une enquête emblématique non seulement par l'ampleur de son préjudice - environ cent millions de dollars - mais aussi pour l'engouement médiatique qu'elle a suscité. Enfin, par le simple fait de son résultat... Mais nous n'aimerions pas spoiler le lecteur. Au fil de ce récit véridique et hors du commun s'insèrent des billets analysant la police d'aujourd'hui, objet d'autant de critiques que de fantasmes : quel est ce monde de la police judiciaire ? Comment fonctionne-t-il ? Au milieu de qui, avec quelles interactions ? Quelles sont ses difficultés ? Comment cela se passe dans la tête d'un flic ? L'auteur reprend ainsi une partie des textes publiés sur des blogs depuis dix ans en y ajoutant quelques sujets de réflexion. Ces pages sont une alternance de "à chaud" et "à froid". Une enquête judiciaire n'est pas quelque chose de linéaire... Cet ouvrage ne l'est pas non plus.
Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur.
Les arbres sont des oeuvres d'art, à la différence près qu'ils ne sont pas signés. Les pratiques portant atteinte à leur harmonie sont désolantes. Qui accepterait de voir saccager La Joconde, lacérer Les Tournesols de Van Gogh ou barbouiller un Renoir ? Sans éducation au beau, comment s'opposer aux dégradations esthétiques de notre environnement ? Les peintres savent nous ouvrir les yeux sur la beauté des arbres, leur complexité, leur mystère et leur fragilité. Ils s'appliquent non seulement à les représenter, mais ils cherchent aussi à les comprendre, les penser et les sublimer. Et ils le font très bien ! Sans le savoir, ils précèdent parfois les chercheurs et ouvrent la voie à de nouvelles recherches scientifiques. Avec ce livre, chaque tableau donne l'occasion de découvrir un peintre, une oeuvre et un trait de la vie des arbres. Pour tous ceux qui passent devant les arbres sans les voir ou pour ceux qui ne les regardent plus pensant tout savoir, il reste l'art pour s'émouvoir.