Le Comte de Falloux (1811-1886). Entre Eglise et Monarchie
Gobbi Gérald
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753511538
Légitimiste par fidélité, Alfred de Falloux oeuvra à la restauration des Bourbons mais, esprit libéral, son attrait pour le libéralisme politique l'amenait à côtoyer l'orléanisme. Ce syncrétisme politique en faisait davantage un royaliste fusionniste, trajectoire partagée avec Berryer; Falloux fut royaliste plutôt que légitimiste et qu'orléaniste. Un positionnement au sein de la mouvance royaliste qui lui fit aimer davantage le comte de Chambord que celui-ci n'aima Falloux. La dimension chrétienne de Falloux fut à l'épicentre de son action politique. Ministre de l'Instruction publique et des Cultes, il s'attacha à accroître l'influence de l'Eglise sur la société à travers la loi scolaire de 1870 et la prédominance de Rome par l'ascendant de l'ultramontanisme sur le gallicanisme. La religion lui apparaissant comme la gardienne de l'ordre social, Falloux prit la défense élu pouvoir temporel du pape à l'occasion du Risorgimento. Son catholicisme libéral l'amena à affronter, non sans déchirements mais toujours dans un souci de transigeantisme, le magistère contre-révolutionnaire de Pie IX et à se rallier à celui, transigeant, de Léon XIII. Par sa condition sociale, ses relations politiques et familières, par ses engagements politiques et religieux, Falloux s'insère dans son siècle en participant à tous les grands débats politiques du XIXe siècle. Les grands débats spirituels et intellectuels lui sont étrangers, contrairement à son ami Charles de Montalembert et à son ennemi Louis Veuillot ; Falloux s'inscrit dans le catholicisme du XIXe siècle en politique plutôt qu'en intellectuel. L'Académie française lui fit l'honneur de le compter parmi les siens, à l'occasion de la politique de résistance menée par l'honorable Institution contre le Second Empire. Successeur de Molé, Falloux mena une activité académique discrète mais influente au sein du parti des Politiques. Homme de terroir, Falloux se considérait angevin et royaliste. Le Segréen fut le cadre de son activisme local tandis que son domaine du Bourg d'lré en fut le grand oeuvre ruraliste : sa ferme modèle rayonna sur l'Anjou. Ce vaste domaine témoigna également de l'attachement pour sa terre natale à travers l'édification d'un monumental château, point d'ancrage d'une personnalité de dimension nationale. Falloux s'attacha au développement social du Segréen par un prosélytisme de notable légitimiste et catholique social.
Nombre de pages
370
Date de parution
27/01/2011
Poids
560g
Largeur
155mm
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EAN
9782753511538
Titre
Le Comte de Falloux (1811-1886). Entre Eglise et Monarchie
Auteur
Gobbi Gérald
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
560
Date de parution
20110127
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370,00 €
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Dans quelques centaines années, en ce même lieu, un autre voyageur, aussi désespéré que moi, pleurera la disparition de ce que j'aurais pu voir et qui m'a échappé. Victime d'une double infirmité, tout ce que j'aperçois me blesse, et je me reproche sans relâche de ne pas regarder assez. " Tristes tropiques, Claude Lévi-Strauss La banane. L'un des principaux fleurons de l'économie des Antilles françaises, la Guadeloupe et la Martinique. Afin d'en assurer le rendement, un pesticide au nom particulier - le chlordécone - y a été utilisé très largement entre 1972 et 1993. Aujourd'hui, le cancer de la prostate s'y développe de façon exponentielle. Les terres sont contaminées pour des centaines d'années. Et la molécule est présente dans les corps des 800 000 personnes qui y vivent. Scandale environnemental ? Sanitaire ? Ou d'Etat ? Les débats sur cette molécule passionnent et opposent régulièrement par voie de presse : politiques, producteurs de bananes, chercheurs, avocats et acteurs de la société civile. Si la question de la responsabilité doit encore être tranchée devant les tribunaux, les Antillais doivent eux résoudre une question tout aussi essentielle : comment vivre dans un environnement à jamais pollué ...
La banane. L'un des principaux fleurons de l'économie des Antilles françaises, la Guadeloupe et la Martinique. Afin d'en assurer le rendement, un pesticide au nom particulier ? le chlordécone ? y a été utilisé très largement entre 1972 et 1993. Aujourd'hui, le cancer de la prostate s'y développe de façon exponentielle. Les terres sont contaminées pour des centaines d'années. Et la molécule est présente dans les corps des 800 000 personnes qui y vivent. Scandale environnemental? Sanitaire? Ou d'État? Les débats sur cette molécule passionnent et opposent régulièrement par voie de presse: politiques, producteurs de bananes, chercheurs, avocats et acteurs de la société civile. Si la question de la responsabilité doit encore être tranchée devant les tribunaux, les Antillais doivent eux résoudre une question tout aussi essentielle: comment vivre dans un environnement à jamais pollué ...
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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