Witold Gombrowicz, écrivain polonais majeur du XXe siècle, est parfois considéré comme un marginal tant son originalité est audacieuse. Michal Glowinski, déjà lecteur de Ferdydurke à une époque où les exemplaires du roman étaient retirés des bibliothèques de la Pologne stalinienne, resitue l'?uvre provocatrice, inclassable, de son compatriote, dans la tradition littéraire polonaise, européenne et mondiale. En onze essais, il aboutit ainsi à une constatation surprenante : " Chez Gombrowicz, la tradition n'est pas un impératif, pas plus qu'elle n'est un modèle à imiter [...]. Elle est un point de départ [...]. Un matériau qui ne sert pas à répliquer ce à quoi il a déjà été utilisé, mais qui autorise de nouvelles structures, inconnues jusque-là, jamais proposées par la tradition parce que impossibles au cours des époques antérieures. Gombrowicz, en permanence original, novateur, souvent surprenant, échafaude sa littérature à partir de la littérature. De ses ?uvres de jeunesse à Cosmos ou Opérette, son domaine est une surlittérature très particulière. " Ce livre apporte un éclairage nouveau et complémentaire aux études gombrowicziennes françaises. II ne manque pas de signaler combien chez Gombrowicz aucune tournure, aucun mot utilisé, n'est le fait d'un hasard innocent, mais toujours allusion, renvoi, référence. L'auteur de La Pornographie est " présent et pourtant absent " ; nous croyons le connaître, or nous sommes loin d'avoir exploré toutes ses richesses. Michal Glowinski nous en dévoile quelques-unes. Ainsi il démontre que l'une des recensions que Witold Gombrowicz publiait dans la presse varsovienne est la critique d'un livre inexistant. Gombrowicz y parle, en effet, de son grand roman alors en gestation, Ferdydurke. Dans le présent volume, le lecteur trouvera la version intégrale, inédite en français, de cet article : " Du domaine des rêves trop faciles. Les péchés de notre siècle transitoire. "
Nombre de pages
269
Date de parution
15/09/2004
Poids
329g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782882501431
Titre
GOMBROWICZ OU LA PARODIE CONSTRUCTIVE
Auteur
Glowinski Michal ; Laurent Maryla
Editeur
NOIR BLANC
Largeur
145
Poids
329
Date de parution
20040915
Nombre de pages
269,00 €
Disponibilité
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Glowinski Jacques ; Cardinali François ; Miquel An
Rien ne prédestinait Jacques Glowinski à devenir un des pères neurobiologique et de la neuropharmacologie en France. Rien ne le destinait non plus à devenir professeur au Collège de France, où il créa un laboratoire de renom, ni à devenir son administrateur de 2000 à 2006. Une institution qu'il a contribué à faire entrer dans le XXIè siècle en étant l'artisan de sa rénovation architecturale.Passionné aussi par l'architecture et l'urbanisme, établissant des parallèles originaux entre l'organisation du cerveau et celle d'une institution aussi prestigieuse que ce lieu de savoir et d'excellence, Jacques Glowinski raconte dans le Cerveau - Architecte, son parcours pas vraiment ordinaire et décrit un chantier qui couvrit deux décennies. Où comment l'enfant de Clignancourt fut - après avoir fait ses armes aux Etats-Unis au côté de Julius Axelrod, prix Nobel de médecine en 1970 - l'artisan de la profonde mutation de ce Collège dont la création remonte à François 1er. Une histoire où l'on découvre aussi bien le bilan de cinquante ans de recherche que la description d'une rénovation qui fut une vraie aventure humaine, riche en rebondissements et en débats politiques.
Dans cette brève histoire de la Pologne, pratique et moderne, le lecteur trouvera les faits essentiels qui se sont produits depuis les origines jusqu?à nos jours. Elle se présente sous la forme de dix-sept chapitres, qui correspondent moins à des périodes historiques classiques qu?à des moments forts de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays. La lecture de l?ouvrage y gagne ainsi en logique et en intérêt. L?histoire d la Pologne est ici envisagée dans un cadre plus large sur toile de fond européenne et internationale. Cet ouvrage de référence permet de comprendre le rythme de l?histoire polonaise avec ses périodes heureuses aussi bien que ses époques récentes plus troublées.
Au printemps 1939, une organisation top secret est fondée à Londres, surnommée " l'armée secrète de Churchill " : elle a pour objectif de détruire la machine de guerre d'Hitler, au moyen d'actes de sabotage spectaculaires. La guérilla s'avéra aussi extraordinaire que les six gentlemen qui dirigèrent les opérations. Churchill les avait choisis pour leur créativité et leur mépris des convenances. L'un d'eux, Cecil Clarke, était un ingénieur fou qui avait passé les années 1930 à inventer des caravanes futuristes. Son talent fut employé dans un but bien plus dangereux : c'est lui qui construisit la bombe destinée à assassiner le favori d'Hitler, Reinard Heydrich. Un autre membre de l'organisation, William Fairbairn, était un retraité corpulent à la passion peu commune : il était le spécialiste mondial des techniques d'assassinat sans bruit. Sa mission consistait à entraîner les hommes parachutés derrière les lignes ennemies. Dirigés par Colin Gubbins, un pimpant Ecossais, les six hommes formaient un cercle secret qui planifia les sabotages les plus audacieux de la Deuxième Guerre mondiale. Winston Churchill les appelait " son ministère de la Guerre sale ". Les six " ministres ", assistés d'un groupe de femmes formidables, furent si efficaces qu'ils changèrent le cours de la guerre. Raconté sur le ton d'un récit d'aventure, avec la verve remarquable de Giles Milton et son subtil sens du détail, Les Saboteurs de l'ombre se base sur de vastes recherches historiques et sur des archives inédites jusqu'ici.
Hérétique, schismatique, Juif converti à l'islam puis au christianisme, libertin, hors-la-loi, tour à tour misérable et richissime, vertueux et abominable, Jakób Frank a traversé l'Europe des Lumières comme la mèche allumée d'un baril de poudre. De là à se prendre pour le Messie, il n'y avait qu'un pas ? et il le franchit allègrement. Le dessein de cet homme était pourtant des plus simples : il voulait que ceux de son peuple puissent, eux aussi, connaître la sécurité et le respect d'autrui. Il voulait l'égalité. La vie de ce personnage historique, qui fut considéré comme le Luther du monde juif, est tellement stupéfiante qu'elle semble imaginaire. Un critique polonais, saluant la réussite absolue de ce roman de mille pages, dit qu'il a fallu à Olga Tokarczuk une " folie méthodique " pour l'écrire. On y retrouve les tragédies du temps, les guerres, les pogroms et la ségrégation, mais on y goûte aussi les merveilles de la vie quotidienne : les marchés, les cuisines, les petits métiers, les routes incertaines et les champs où l'on peine, l'étude des mystères et des textes sacrés, les histoires qu'on raconte aux petits enfants, les mariages où l'on danse, les rires et les premiers baisers. Ainsi que le dit le père Chmielowski, l'autre grand personnage de ce roman, auteur naïf et admirable de la première encyclopédie polonaise, la littérature est une forme de savoir, elle est " la perfection des formes imprécises ". Au milieu du XVIIIe siècle, dans le royaume de Pologne et bientôt à travers toute l'Europe des Lumières, le singulier destin de Jakób Frank : mystique, habile politique, débauché, chef religieux ou charlatan, il fut pour les uns le Messie de la tradition juive, pour les autres un hérétique, ou pire, un traître. Pour conserver à son héros toute son ambiguïté, sa complexité et la polysémie de son apparition, la romancière a choisi de ne le montrer qu'à travers les yeux et les propos d'une foule de personnages de tout milieu et de toute condition. Cette épopée universelle sur l'appartenance, l'émancipation, la culture et le désir, est une réussite absolue : elle illustre la lutte contre l'oppression, en particulier des femmes et des étrangers, mais aussi contre la pensée figée, qu'elle soit religieuse ou philosophique.
De 1952 à sa disparition en 1977, Charlie Chaplin vit avec sa famille au manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey (Suisse). Dès son installation sur les bords du lac Léman, le génie du 7e art choisit comme photographe personnel un jeune homme arrivé de Paris quatre ans plus tôt : Yves Debraine. Leur collaboration perdurera jusque dans les années 1970. Le photographe est chargé de réaliser les cartes de voeux des Chaplin, mises en scène dans des situations à chaque fois différentes par le grand cinéaste. Mais aussi de documenter les fêtes de famille, les réceptions, la vie de famille, les remises de prix, les visites en Suisse, le maître au travail sur ses derniers films et l'écriture de ses mémoires. Pour la première fois réunies dans un livre, ces photographies montrent un Chaplin apaisé, toujours créatif, à l'abri du tumulte du monde derrière les hautes frondaisons du manoir de Ban. Discret observateur de l'intimité de Charlie Chaplin, de sa femme Oona et de leurs enfants, Yves Debraine donne la pleine mesure de son talent, alors reconnu par les plus grands magazines internationaux, dont Life aux Etats-Unis. Chaplin personal propose une sélection des archives Chaplin d'Yves Debraine, dont un bon nombre d'images inédites. Il accueille également un texte inédit du photographe, où il témoigne de son expérience à la fois professionnelle et humaine au manoir de Ban. Le livre comporte une introduction et une biographie du reporter-photographe par son fils Luc Debraine, directeur du Musée suisse de l'appareil photographique à Vevey (Suisse). Un témoignage de l'un des enfants de Charlie Chaplin est aussi attendu.