France Culture à l'oeuvre. Dynamique des professions et mise en forme radiophonique
Glevarec Hervé
CNRS EDITIONS
29,50 €
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EAN :9782271058430
Une émission sur France Culture n'est ni un cours, ni de la publicité pour vendre un livre ", déclare une productrice. Radio du service public, consacrée à la culture savante et artistique, France Culture ne s'apparente ni à une radio universitaire, ni à un faire-valoir des productions culturelles. Elle suppose donc une mise en forme qui construise une place à l'auditeur. Ni tribunal de la culture, ni haut-parleur pour ceux qui y parlent, elle est un média, irrémédiablement contenu et contenant, énoncé et énonciation. Et son histoire est aussi celle de la socialisation progressive des médias. A partir d'une enquête de terrain, cet ouvrage constitue une approche sociologique originale par observation, entretien et données statistiques. Il emprunte aux registres de la sociologie du travail, des professions, des médias et aux apports récents de l'action située. La production et la réalisation radiophoniques constituent un travail collectif en situation, une série d'organisations-par-projets au sein d'une institution stable et de groupes professionnels structurés. D'une part, le cadre même de la production radiophonique est un cadre qui se construit plutôt qu'il n'est déjà construit. D'autre part, ceux qui font France Culture revendiquent une professionnalité et une autonomie face ou domaine scientifique. Il en découle des formes de collaboration et des identités professionnelles propres à une activité tantôt conçue comme intellectuelle, tantôt comme journalistique ou bien encore artistique. L'ouvrage analyse le profil et le niveau d'intégration des personnels dans l'organisation - statuts, trajectoires, investissements et idéologies professionnelles - mais aussi l'activité professionnelle récréation à partir de matériaux enregistrés, lieux d'activité, relations interpersonnelles, savoir-faire techniques, négociations autour de la fabrication du produit sonore. Que ce soit dans ses créations sonores ou dramatiques, dans ses émissions en direct ou dans ses émissions montées, France Culture garde du média radio ce qui fait son caractère, sa liberté d'action et son plaisir, d'être un jeu sur les conditions de sa production.
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Nombre de pages
454
Date de parution
27/06/2001
Poids
200g
Largeur
150mm
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EAN
9782271058430
Titre
France Culture à l'oeuvre. Dynamique des professions et mise en forme radiophonique
Auteur
Glevarec Hervé
Editeur
CNRS EDITIONS
Largeur
150
Poids
200
Date de parution
20010627
Nombre de pages
454,00 €
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Depuis une dizaine d'années, les séries télévisées de provenance américaine sont devenues l'objet déclaré de passion de la part de catégories peu enclines jusque-là à valoriser ce genre télévisé, tout autant qu'un format de premier plan dans la programmation de soirée des grandes télévisions en France. Que se passe-t-il donc de si nouveau depuis les années 1990 du côté des séries télévisées ? A partir d'entretiens avec une trentaine d'amateurs, corpus dont le noyau dur est constitué d'une population de jeunes adultes, cet ouvrage rend compte des raisons d'une passion qui met en avant la valeur des personnages, aux personnalités fouillées, fréquemment traversés par des questions existentielles et pourvus de talents ignorés, mais aussi des univers narratifs troublants par leur rapport aux sentiments, au quotidien et aux faits du monde, ce qui en fait des sortes de fictions de l'ordinaire. Les séries contemporaines sont des séries à hypothèses. Elles offrent un espace de questionnement et de projection à des jeunes adultes notamment, individus en devenir et aux identités plus labiles qu'auparavant.
La Distinction. Critique sociale du jugement, publié en 1979 par Pierre Bourdieu, est aujourd'hui encore l'ouvrage fondateur de la sociologie de la culture. Mais devant le développement - et la diversification - du champ des biens culturels qui ont provoqué nombre de déplacements dans la structuration et la signification des goûts et des pratiques culturelles, permet-il encore aux sociologues de rendre compte de la place prise dans les pratiques des individus par des genres culturels anciennement populaires, comme le rock, les polars, la bande dessinée, les jeux vidéo, les séries télévisées? Permet-il de penser la faiblesse, voire la baisse, de certaines pratiques comme l'opéra, la musique classique, les émissions culturelles... Autrement dit, trente ans plus tard, est-il encore apte à éclairer le réel? Ou faut-il poser de nouvelles bases à nos débats sur la culture? Telle est l'interrogation passionnante de ce court essai.
ll y a une sociologie des biens culturels et des pratiques, mais cette sociologie n'est pas une économie, avec son capital, ses intérêts et son marché. Quand ce qui explique un goût musical est, en priorité, la génération d'appartenance des personnes et non leur position sociale, quand la valeur de telle série télévisée est comparée à celle des autres Bayes du même genre et non aux autres genres, quand les oeuvres ont une valeur esthétique indépendante de la position sociale de leurs pratiquants privilégiés, uand la fréquentation ordinaire des oeuvres est plus dé-ive que la socialisation, c'est qu'un certain nombre de changements théoriques et conceptuels sont nécessaires. Parce que les goûts ne sont pas réductibles à la position et à l'origine sociale, parce que les biens culturels n'ont pas une seule valeur (leur valeur sociale), parce que les usages sociaux de la culture varient selon les situations (en couple, en famille, entre pairs, entre amis, signifient diversement pour les individus (en termes de plaisir culturel, de savoir), en n'étant pas réductibles à des rapports de distinction et de domination, une évolution du modèle dominant est requise vers la prise en compte de l'expérience due aux biens culturels. Cette évolution est celle qui requalifie la distinction en différenciation, la structure positionnelle en identité sociale et générationnelle, le capital culturel en savoirs, la légitimité en reconnaissance et en normes de groupe, pose le genre culturel comme catégorie constitutive du goût et du jugement de valeur, et enfin, soutient l'autonomie du monde de la culture par rapport au monde de l'école.
Que ce soit en mode mineur de l'expérience quotidienne ou en mode majeur de l'expérience rare et intense, l'expérience permise par la multiplication de l'offre culturelle et des dispositifs qui n'ont plus le Lieu culturel (avec une majuscule) comme leur lieu de réalisation privilégié (espace dédié, rendez-vous fixe, présence d'autrui, format prédéfini), est l'objet de cet ouvrage.
L’effet Papillon ou ‘’ La théorie du chaos’’ est l’un des rares concepts mathématiques à être connu du grand public. Toutefois, si vous vous questionnez sur les circonstances de sa découverte ; sur ses applications au quotidien ; sur le concepts d’ « attracteur étrange » ; ou sur la manière de prévoir l’imprévisible, alors ce livre est là pour vous donner des réponses rapides et accessibles.
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. La Terre est une planète exceptionnelle. Elle possède une atmosphère, des océans, des montagnes, des volcans mais également un champ magnétique, une tectonique, des climats variés... qui tous concourent à la rendre habitable. Ainsi, peu à peu, la vie y a émergé et a pu se maintenir malgré une histoire jalonnée de bouleversements majeurs depuis sa formation jusqu'à la crise climatique actuelle. Se maintiendra-t-elle encore longtemps ? Acteur majeur de la recherche en France, le CNRS a mobilisé chercheurs et chercheuses pour répondre à une vingtaine de questions essentielles. Ce livre nous plonge ainsi dans les entrailles de la Planète, et parfois dans son passé très lointain, mettant en lumière tant son caractère exceptionnel que sa fragilité. Sous l'apparente légèreté du graphisme, cet ouvrage couvre des enjeux fondamentaux et rend compte de ce que l'on sait vraiment, ainsi que de la façon dont ce savoir est construit.
La première révolution quantique qui naît notamment sous l'impulsion d'Einstein au début du XXe siècle, bouleverse notre vision du monde, fait émerger des concepts surprenants comme la dualité onde-particule, et conduit à des inventions majeures : le transistor, le laser, les circuits intégrés des ordinateurs. Moins connu est le développement d'une deuxième révolution quantique initiée en 1935 par le débat entre Albert Einstein et Niels Bohr, et rendue possible à partir de la fin des années 1960 par l'expérimentation sur des particules individuelles. Cette révolution, qui se déroule encore sous nos yeux, repose sur la notion étrange de particules intriquées qui se comportent de manière extraordinairement similaire même lorsqu'elles sont éloignées. Cette notion a été vérifiée en particulier dans les expériences d'Alain Aspect au début des années 1980 et connaît déjà des applications concrètes, notamment en matière de cryptographie. Elle pourrait déboucher à terme sur des technologies nouvelles comme l'informatique quantique. Tourné vers une physique d'avenir, cet ouvrage raconte une magnifi que histoire de science, dans laquelle l'expérimentation a permis de trancher des débats philosophiques.
Résumé : lI y a dix ans, Steve Jobs présente son dernier-né : iPhone, premier téléphone cellulaire contenant un navigateur Internet, un iPod et un écran tactile multi-touch. C'est une révolution. Depuis, le smartphone a su se rendre aussi indispensable que l'air que l'on respire : on ne l'éteint que forcé et contraint, on ne s'en sépare jamais, au point que certains parlent de pathologie addictive, d'amnésie, d'hyper connexion, de confusion mentale. D'un autre côté, chacun mesure l'étendue des services rendus : communiquer, s'informer, traduire, écouter, lire, écrire, voir, photographier, se localiser, payer, jouer... Le smartphone n'est pas qu'un intercesseur efficace du réel, il est devenu notre point de vue sur le monde. Son rôle de médiateur est tel qu'il finit par adhérer à nous comme une sorte d'artefact organique, sans frontière entre l'outil et son utilisateur. Avec l'intelligence artificielle et la 5G, le smartphone augmenté nous dotera de super pouvoirs, mais en aggravant les dangers. 11 nous a appris à désapprendre : il fera de nous des assistés. Il vend nos profils au plus offrant : il servira à nous manipuler pour orienter nos votes. Il espionne notre vie privée : il fera de nous les sujets d'un véritable empire de la surveillance. A moins qu'il ne devienne l'instrument d'une nouvelle conscience collective capable de donner leurs chances à la fraternité, à la démocratie directe et à la survie de la planète. Enrichi de témoignages, Le troisième cerveau est un essai décapant sur un comportement à risque : notre sujétion aveugle à l'objet fétiche de la culture numérique.