L'école réinventée ? Le partenariat dans les zones d'éducation prioritaires
Glasman Dominique
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782738416827
Il n'est aujourd'hui pas un texte, pas un discours sur les Zones d'Education Prioritaires, qui n'en appelle au "partenariat" entre l'école, les travailleurs sociaux, les associations locales, les municipalités, les habitants du quartier. Que recouvre ce terme ? Pourquoi cette invitation, voire cette injonction, à devenir "partenaires" ? Ce livre, basé sur une enquête dans deux ZEP, tente de comprendre les raisons et le mode de fonctionnement du "partenariat". Il en souligne aussi les impasses. Enfin, il propose une clé d'analyse du "partenariat" : celui-ci réunit des agents sociaux aux identités professionnelles très différentes, appartenant à des institutions - l'école, le travail social - dont les missions sont radicalement distinctes. L'analyse des relations entre les acteurs locaux, qui fait l'objet de ce livre, débouche donc sur des interrogations plus larges. S'agirait-il d'une forme de réinvention de l'école ? C'est la question de l'articulation entre le "local" et le "national" et du mode d'insertion de l'école dans l'espace social qui se trouve ainsi également posée dans ce livre.
Nombre de pages
200
Date de parution
26/02/1993
Poids
255g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738416827
Titre
L'école réinventée ? Le partenariat dans les zones d'éducation prioritaires
ISBN
2738416829
Auteur
Glasman Dominique
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
255
Date de parution
19930226
Nombre de pages
200,00 €
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Il n'est pas aujourd'hui un quartier populaire où ne soient proposées aux écoliers et aux collégiens diverses formes d'appui à leur travail scolaire. Ces dispositifs d'accompagnement, d'accès gratuit, par opposition aux cours particuliers, ambitionnent d'offrir aux enfants et aux adolescents des milieux populaires les moyens de réussir à l'école. Animés par une grande diversité d'acteurs bénévoles ou professionnels, ils se veulent une réponse aux nouveaux enjeux scolaires et aux problèmes des " banlieues ". Ce livre retrace et analyse l'épanouissement de l'accompagnement scolaire, devenu depuis une vingtaine d'années une question publique ; il situe cette forme d'aide parmi d'autres formes de prise en charge de l'enfance et de l'adolescence et s'interroge sur ses évolutions possibles. Il traite également des " accompagnateurs scolaires ", de leur engagement et des perspectives de professionnalisation ; il s'interroge sur ce que l'accompagnement scolaire représente pour les parents, qui n'ont pas " démissionné " de leur rôle. Il analyse les enjeux des séances tant sur le plan des apprentissages scolaires que sur celui de la préparation à l'entrée dans les savoirs. Il propose enfin un bilan avant de conclure sur les questions posées par l'accompagnement scolaire à la politique éducative.
Au cours de la dernière décennie, le soutien scolaire hors école s'est massivement développé sous diverses formes dans les quartiers populaires. Travailleurs sociaux, militants associatifs, bénévoles, se sont proposés pour aider les écoliers et les collégiens à s'adapter à l'école ou à faire leur travail scolaire. Ce livre cherche à comprendre le développement du soutien scolaire, en le resituant dans l'évolution tant de l'école que du travail social et du monde associatif. Il tente de préciser la façon dont se définit le public du soutien scolaire, ou plutôt des différentes formes de soutien proposées hors de l'école : aide aux devoirs, activités éducatives périscolaires... Il met en question la représentation selon laquelle les " familles défavorisées " ne s'intéressent pas à l'école. L'école hors l'école décrit et analyse la manière dont se nouent les relations entre tous ceux qui sont, de près ou de loin, impliqués dans le soutien scolaire ; quelle place les enseignants tiennent-ils dans ces dispositifs qui ne manquent pas d'interpeller l'institution scolaire ? Quel est le rôle des travailleurs sociaux ? Comment les enfants ou leurs familles se servent-ils des dispositifs de soutien, ou les subvertissent-ils pour adapter l'offre qui leur est faite par les institutions à la demande qui est la leur ? Enfin, il pose la question de l'évaluation du soutien scolaire. Il montre les difficultés d'une évaluation, liées au fait que les attentes à l'égard du soutien scolaire sont très diverses, concernant aussi bien l'amélioration des résultats scolaires et l'adaptation à l'école, que le changement de comportement à l'égard de l'école ou le maintien de l'ordre social dans les quartiers démunis. Une question demeure : qu'en est-il de la crédibilité, voire de la légitimité de l'école, s'il faut de plus en plus souvent autre chose que l'école pour réussir à l'école.
Mais oui, beaucoup d'adolescents d'aujourd'hui se plaisent à l'internat! C'est pour eux un espace de travail et de sociabilité, dans lequel ils peuvent se construire. C'est le cas au moins de ceux et celles que leur éducation familiale et scolaire a dotés des dispositions nécessaires pour en apprécier le cadre et en accepter la règle. D'autres internes n'ont au contraire qu'un désir, celui d'échapper au plus vite à ce régime. Tous les élèves, toutes les familles, ne font pas le même usage de l'internat: il en est pour qui c'est d'abord un cadre de travail, d'autres auxquels il permet surtout de vivre selon un rythme plus paisible en s'épargnant de longs trajets, d'autres encore qui y cherchent surtout protection et contrôle. Contraints, par leurs parents comme par le contexte social et économique, d'accorder de l'attention au travail scolaire, les adolescents attendent de l'internat qu'il leur permette de satisfaire ces attentes; c'est ce qui est appelé dans ce livre une "demande d'institution".
La question de l'insertion des jeunes est en débat sur la scène sociale et politique depuis une vingtaine d'années. Le développement d'une économie plus mondialisée, l'affaiblissement des régulations étatiques, la recomposition du rapport salarial, les nouveaux modes de gestion de la main-d'?uvre adulte et juvénile, la massification des systèmes d'éducation et de formation, les transformations de la famille et les relations interfamiliales se conjuguent aujourd'hui pour faire de l'insertion des jeunes un processus problématique. Pour bien des raisons, cette question de l'insertion des jeunes mérite un examen particulier. Parce qu'elle permet de réinterroger les rapports entre éducation, formation et emploi. Parce qu'elle a suscité l'apparition de dispositifs nouveaux, la mobilisation d'agents professionnels spécialisés, l'élaboration de catégories de pensée et de notions nouvelles - celle d'employabilité par exemple. Parce que, derrière la question globale de l'insertion, se construisent des trajectoires sensiblement différentes d'une catégorie sociale à l'autre. Trouver sa place dans le monde social n'est plus aujourd'hui la conclusion évidente d'un parcours d'éducation et de formation ni l'appropriation "naturelle" d'un héritage familial. L'insertion est devenue un processus, long, aléatoire, une période de latence, un "moratoire de la maturité sociale". Ce n'est pas seulement l'entrée dans l'emploi qui se trouve ainsi différée, c'est aussi l'accès aux différentes marques de la vie adulte: installation en couple, procréation, acquisition de logement... C'est donc également la construction de soi qui est en question à travers ce problème de l'insertion. Toutes ces questions sont abordées dans cet ouvrage, organisé en cinq parties: L'insertion des jeunes: des questions nouvelles; L'insertion, problème des entreprises?; "Inséreurs" et "insérables"; Parcours d'insertion; L'insertion et la construction de soi. Issu des travaux de la Troisième Biennale de l'éducation et de la formation (Sorbonne et CNAM, avril 1996), ce livre en présente les caractéristiques. Il traite de questions vives: la question de l'insertion, bien sûr, mais aussi, par extension, quelques autres ("l'intégration", le devenir du monde rural...). Il les aborde dans une perspective de recherche mais aussi d'innovation. Il multiplie les approches: celles de chercheurs spécialistes de la question mais aussi celles d'acteurs de terrain, politiques ou professionnels.