Lectures de Garcia Marquez. El otono del Patriarca
Gladieu Marie-Madeleine
PU RENNES
16,00 €
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EAN :9782753528741
Dans le cadre de l'un des aspects du programme (correspondant au programme du cycle terminal en littérature), le premier aspect traité est la contextualisation historique du personnage du dictateur et de la dictature ("l'écrivain dans son siècle", pour ce programme). Le romancier réfléchit à partir d'une réalité qui apparaît après l'Indépendance, au XIXe siècle en Amérique latine. Il exprime la soif de pouvoir d'ambitieux frustrés, idolâtrés et redoutés à la fois, car ils prétendent incarner et imposer un ordre nouveau. Les avatars du modèle iront de Bolivar aux divers dictateurs, des libérateurs qui gèrent un pays comme leur propriété, ou des réformateurs libéraux, qui feront naître l'économie moderne mais se comportent parallèlement en tyrans, puis au modèle le plus courant dans la première moitié du XXe siècle, de simples tyrans sanguinaires au service de puissant voisin du nord, dont ils protègent les intérêts, qui font figure de pères du peuple dont ils sont les bourreaux. Dans le cadre de "mythes et héros", la réflexion sur le personnage du dictateur s'élargira au mythe de la révolution, mythe des sociétés latino-américaines des années soixante, né du triomphe de la Révolution cubaine. Le rapprochement doit être fait avec le triomphe des Barbudos cubains. Dans ce cadre, le dictateur est bien l'antihéros : valeurs sociales inversées sous son gouvernement, silence imposé au peuple, etc. Ici, le héros, c'est le peuple qui envahit le palais présidentiel. Du point de vue littéraire, il conviendra d'étudier l'évolution de la présentation romanesque (avec quelques allusions à la poésie, trop souvent servile à l'égard des tyrans - Ruben Dario, et autres thuriféraires de Manuel Estrada Cabrera, par exemple) de la figure du dictateur, en soulignant la spécificité du personnage de Garcia Marquez. Souligner les phénomènes d'intertextualité permettra de souligner les notions d'"héritages et de ruptures", autre angle d'approche d'une oeuvre suggéré par le programme ministériel. Le problème de l'instance narratrice est fondamental. Le texte romanesque traduit l'oralité : le peuple qui a investi le Palais raconte, chacun ajoutant ses souvenirs, l'histoire du Patriarche. On peut en voir le modèle dans certains passages de La casa verde de Mario Vargas Llosa, publié quelques années plus tôt : les habitants d'un quartier rendent compte de l'histoire de deux personnages venus s'installer parmi eux. Le personnage est finalement créé ici par ces voix qui se succèdent, dans toute sa complexité, du grand enfant qui apprend à lire au tyran sadique qui fait croire à sa mort pour se débarrasser de ses ennemis. La prise de parole est une prise de pouvoir. Le style direct libre est l'une des techniques d'écriture qui oppose les paroles insignifiantes ou cruelles du Patriarche à celles du peuple.
Nombre de pages
126
Date de parution
30/01/2014
Poids
401g
Largeur
154mm
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EAN
9782753528741
Titre
Lectures de Garcia Marquez. El otono del Patriarca
Auteur
Gladieu Marie-Madeleine
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
401
Date de parution
20140130
Nombre de pages
126,00 €
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L'oeuvre de l'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa fascine et déroute à la fois : plus le "look" de l'auteur semble s'adapter au goût du jour (jogging, popularité médiatique, "soft ideology"), plus sa création littéraire semble se détacher de toute espèce de mode. Or, si une société attache de l'importance à un écrivain, c'est parce qu'elle croit pouvoir se reconnaître dans le miroir que lui présente son oeuvre. Certains aspects de celle-ci sont donc privilégiés, et d'autres sont passés sous silence, alors que le rapport entre ces différents aspects est seul susceptible de rendre compte de la démarche de l'auteur. Si l'oeuvre de Mario Vargas Llosa interpelle avec une telle puissance le public européen, c'est qu'au-delà des problèmes spécifiques du Pérou et de l'Amérique latine, au-delà de toutes les contingences sociales, historiques et idéologiques, elle pose l'éternelle question de la création littéraire : qu'est-ce que l'homme, et par quels procédés l'être humain peut-il être signifié ?
Le Vénézuélien Romulo Gallegos, homme politique, éducateur et écrivain, est universellement connu pour le Prix littéraire le plus prestigieux d'Amérique latine qui porte son nom, mais surtout pour l'un des romans emblématiques de la terre américaine, Doña Barbara. Le jeune juriste Santos Luzardo, qui après avoir envisagé de partir s'installer en Europe, décide de revenir exploiter la propriété familiale, engage la lutte du droit contre la loi des caciques, de l'éducation contre la soumission aux lois du milieu naturel, de la civilisation contre la barbarie. L'importance accordée à l'évocation de la nature et des paysages, ainsi qu'à celle des activités relevant des saisons et du quotidien, a fait classer Doña Barbara parmi les " romans de la terre ". Mais le tellurisme de cette ?uvre relève parfois de ce que la critique nommera, quelques années plus tard, le " réalisme magique " : lu et apprécié par Miguel Angel Asturias, le Guatémaltèque, par Arturo Uslar Pietri, le Vénézuélien, et par Alejo Carpentier, le Cubain, Gallegos se détache des modèles réalistes et naturalistes, pour proposer une nouvelle manière d'appréhender les terres du Nouveau Monde, à travers les croyances des personnages, les rites et les pratiques populaires, identitaires même, qui influencent la vision du monde et de la vie dans les grandes plaines de l'Est vénézuélien.
Pendant trois siècles, la majeure partie du continent américain se trouve partagée entre lempire espagnol et lempire portugais. Au moment de linvasion de lEspagne par les troupes napoléoniennes, les colonies affirment leur fidélité au roi Ferdinand VII tout en prenant leur autonomie. La volonté dindépendance surgit bientôt, essentiellement dans les milieux créoles des grandes villes, très influencés par les idées des Lumières. Bolivar et les autres libertadores se soulèvent et les guerres dindépendance se prolongent sur une vingtaine dannées. De nouveaux pays naissent alors, fixent leurs frontières ; les peuples deviennent nations, exercent leur souveraineté, se dotent de constitutions et de lois. Cet ouvrage sintéresse aux rapports qui sinstaurent entre ces pays neufs. Il insiste sur limportance croissante de léconomie dans la vie des nations et les relations internationales. Il analyse plus particulièrement les liens des nouveaux États avec lEurope (Royaume-Uni) et les États-Unis dAmérique, puissance émergente qui acquiert, dès la fin du XIXe siècle, le statut de véritable leader du continent et exerce une emprise toujours plus forte sur lAmérique latine. Enfin, tout au long du XIXe siècle, à la faveur des soulèvements populaires, apparaissent les figures des grands caudillos souvent issus du peuple. Lauteur étudie cette figure politique et la symbolique du pouvoir à ce moment précis de lHistoire et dans ces sociétés qui peinent à se structurer.
Los rios profundos, publié en 1958, est le deuxième roman de l'écrivain péruvien José Maria Arguedas (1911-1969). Héritier du courant indigéniste qui, dans les années 1920-1930 au Pérou, dénonce la situation d'asservissement et de pauvreté que le système de l'hacienda impose aux paysans indiens dans les Andes, le roman transgresse les lois du genre réaliste en mettant en place un dispositif narratif original. Le personnage-narrateur, double de l'auteur, à la croisée de deux cultures, celle du monde quechua dans lequel il a été élevé et celle de la culture du Pérou officiel, catholique et blanche, devra trouver sa place dans le microcosme du collège religieux d'une petite ville des Andes, Abancay. Ce roman d'apprentissage d'un jeune adolescent est aussi une recherche formelle pour l'écrivain qui tente de restituer en espagnol une autre culture, panthéiste et harmonieuse, celle du monde indien. Réalisme magique, autobiographie fictionnelle, recherche identitaire, les codes de lecture de l'?uvre sont nombreux ainsi que les questions d'ordre théorique que pose le roman d'un écrivain-ethnologue. Mais au-delà d'une lecture interprétative multiple, Los rios profundos, grâce au style de l'auteur que l'on pourrait assimiler à une écriture de l'enchantement, est un grand texte lyrique, un roman-poème, où l'imaginaire universel reconnaît dans " les fleuves profonds " la nature de ses rêves.
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Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Résumé : La de ? sinformation biaise notre relation a` la re ? alite ? au point de la de ? former ou de la faire disparai^tre. Pour notre socie ? te ? actuelle, elle est devenue un grave proble`me, massif, insidieux et permanent. Elle prend des formes diverses et alarmantes : fausses informations, the ? ories complotistes infonde ? es, influenceurs imposteurs, remises en cause de ve ? rite ? s scientifiques, remises en cause de la notion me^me de ve ? rite ? . Re ? agir collectivement et individuellement est alors une impe ? rieuse ne ? cessite ? passant par le de ? veloppement de diffe ? rentes actions sur les plans politique, social et e ? ducatif. Les sciences humaines, sociales, politiques ou juridiques sont le ? gitimement interpelle ? es pour aider a` la compre ? hension d'une telle situation et a` la manie`re d'y faire face. Ce livre est une contribution de la psychologie sociale. Il promeut, comme toutes les sciences humaines mais sur son mode propre, l'esprit critique et l'art du doute. Ce faisant, il se veut un ve ? ritable manuel psychosocial d'autode ? fense intellectuelle.
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Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.