La diffusion des véhicules électriques et hybrides rechargeables requiert le déploiement d'une infrastructure de recharge dense et pratique. Or, compte tenu des paramètres économiques actuels de rentabilité, ce déploiement ne peut se faire sans intervention très volontariste des autorités publiques apportant des financements et édictant des normes et des prescriptions. Cet ouvrage contribue à la discussion sur les politiques publiques qui permettraient de déployer rapidement les infrastructures de charge à un coût minimal pour la société, Il traite de questions très concrètes : comment dimensionner l'infrastructure ? Qui doit gérer les bornes : des entreprises privées, des opérateurs publics ? Faut-il faire payer à l'usager la recharge et si oui, à quel prix ? Quel rôle doit jouer la standardisation dans le déploiement de l'infrastructure ?
Les records de température et la multiplication des événements climatiques extrêmes occasionnent de considérables pertes humaines et des destructions importantes d'infrastructures, de productions et d'écosystèmes. S'adapter parait donc une nécessité. Pourtant, les politiques d'adaptation sont accusées de capter des efforts et des investissements qui pourraient être mieux utilisés ou service de la réduction des émissions de CO2, voire de contribuer à la hausse de ces émissions. A rebours de ces positions, ce livre souligne que, loin de s'opposer, adaptation et atténuation sont complémentaires : l'adaptation permet de traiter l'urgence et apporte des solutions locales, tandis que l'atténuation agit sur le long terme et bénéficie à l'ensemble de la planète. Partant de mesures concrètes (climatisation, végétalisation, digues, gestion de l'eau...), les auteurs analysent leur efficacité et leur coût. Ils montrent comment les pouvoirs publics peuvent les accompagner pour éviter la maladaptation et protéger les plus vulnérables. Un plaidoyer pour comprendre l'adaptation non comme un échec, mais comme une raison d'espérer.
Crifo Patricia ; Glachant Matthieu ; Hallegatte St
Biographie de l'auteur Les auteurs sont économistes, professeurs ou hauts fonctionnaires. De manières diverses et à différents niveaux, ils ont tous contribué à l'élaboration théorique et au développement pratique de l'économie verte en France.
...Le livre passionnera ceux qui veulent savoir comment se fait une découverte et la nature des efforts parfois inouïs cachés derrière la communication impersonnelle qui annonce un résultat important dans une revue scientifique. Il réveillera l'émotion de ceux qui eurent à se préoccuper de la qualité des soudures, ou de la sécurité de cet instrument qui pouvait aussi devenir une bombe redoutable. Il rend hommage à ceux qui ont une part souvent ignorée aux grandes découvertes. " Georges Charpak
Ce livre est le fruit de 20 ans d'aventure scientifique vécue par une équipe de passionnés. Il débute avec le bouillonnement d'idées qui fut à l'origine des choix scientifiques du CEMEF. Puis chacun des axes de recherche est illustré par les chercheurs du centre, par des anciens passés dans l'industrie, ou bien par des spécialistes extérieurs qui ont tenu ainsi à manifester leur amitié. Sont passées en revue la modélisation et la simulation numérique des opérations de formage (fonderie, forgeage), puis la rhéologie des polymères. Sont abordés ensuite les aspects microstructuraux : endommagement des matériaux hétérogènes, problèmes d'échelle (relations micro/macro) et de cristallisation des polymères. Enfin, vient la tribologie de la mise en forme, c'est-à-dire l'art de gérer au mieux les contacts entre outil et produit (en laminage et en emboutissage). Une occasion exceptionnelle de survoler en 300 pages l'état actuel d'une recherche multidisciplinaire dans le domaine de la mise en forme des matériaux.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils sont étudiés, comme sociologues de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail ont été suivies. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.