Gisel Pierre ; Kaennel Lucie ; Banon David ; Fento
ECLAT
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EAN :9782841621361
La cabale se veut "réception" - c'est le sens littéral du mot - et transmission d'un sens mystique du texte biblique. Elle émerge en Provence au Moyen Âge et se réclame d'une tradition orale millénaire. Concentrée sur le Livre et sa "lettre", elle prend le judaïsme à bras le corps et pénètre les cercles les plus divers de la pensée méditerranéenne, irradiant vers d'autres traditions qui, à leur tour, reprendront et modifieront ses formes et ses méthodes. Retracer alors le parcours des "réceptions de la cabale", de Pic de la Mirandole ou Johann Reuchlin, initiateurs de la cabale chrétienne, jusqu'à Rabbi Yehuda Halevi Ashlag et les cercles cabalistes de Jérusalem, en passant par les Lumières juives ou les cercles judéo-soufis de Lausanne, revient à redessiner la carte de la diffusion des idées européennes à l'aune d'une tradition paradoxale dont la divulgation, pourtant, n'épuise jamais le secret, comme a pu l'écrire Gershom Scholem, l'un de ses plus éminents spécialistes.
Nombre de pages
350
Date de parution
25/04/2007
Poids
552g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782841621361
Titre
Réceptions de la cabale
Auteur
Gisel Pierre ; Kaennel Lucie ; Banon David ; Fento
Editeur
ECLAT
Largeur
150
Poids
552
Date de parution
20070425
Nombre de pages
350,00 €
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La question religieuse occupe beaucoup l’espace de la discussion civile et politique. Mais c’est le plus souvent pour décliner les formes, réussies ou en échec, de l’intégration sociale. Ou pour en appeler à des programmes de déradicalisation. On y recourt aux sciences sociales, ou psychologiques, mais en se gardant d’entrer sur le terrain du religieux et des croyances. Or c’est là un appauvrissement et un aveuglement, du coup une voie sans issue. C’est que le religieux est porté par des pulsions humaines dont le déni se paie. Que ce soit dans ses visées, refoulées, ou dans certaines de ses inflexions, dangereuses. Le présent essai entend en ouvrir la « boîte noire », pour y faire voir ce qui s’y joue et comment. Il est notamment attentif à en circonscrire la forme de « religion totale », en articulation à une généalogie de l’histoire européenne, christianisme compris. Et attentif aux correctifs ici requis et possibles, sur le terrain même des croyances.
Qu'est-ce que la théologie ? Est-ce un discours doctrinal, lié à telle religion particulière ? Ou faut-il d'abord entendre, par théologie, un type de réflexion et de problématisation d'allure philosophique ? Cet ouvrage tente de présenter et de valider la seconde option. Il dessine un axe d interrogation qui traverse l'histoire de l'Occident, dans sa variété et ses changements. Cette interrogation remonte à Platon : il y a théologie quand on se demande ce qu'il en est du divin mis en scène par les poètes et les porteurs de mythes racontant des histoires de dieux.. Concrètement, la théologie traverse aussi des discours doctrinaux, avec des risques d'idéologisation, mais avec des capacités de décentrement et de critique également. Cet ouvrage réfléchit à un héritage complexe et ambivalent, qui marque chacun, quels que soient ses liens ou son absence de lien au religieux. Il propose des orientations et balise un champ de problèmes en même temps qu'il précise bien des points touchant au christianisme. . . Professeur à l'Université de Lausanne et professeur invité dans de nombreuses universités internationales, Pierre Gisel est notamment l'auteur de: Les monothéismes. Judaïsme, christianisme, islam (Labor et Fides, 2006) et de Qu'est-ce qu'une religion ? (Vrin, 2007). Il a dirigé la publication de l'Encyclopédie du protestantisme (Puf, 2006).
Biographie de l'auteur La réputation théologienne de Pierre Gisel, né en 1947, n'est plus à faire. D'abord pasteur, journaliste et théologien, depuis 1976 il est professeur à l'Université de Lausanne, où il fut doyen. Souvent invité par des facultés de théologie, protestantes ou catholiques, et d'autres établissements d'enseignement supérieur, il a dirigé pendant dix ans les éditions Labor et Fides à Genève.
Les sociétés contemporaines tendent à ne plus connaître que les réalités individuelles et une perspective générale hors déterminations spécifiées. D'où la mise à l'écart de toute tradition, religieuse ou culturelle, et un refoulement de ce qui les portait. Cet ouvrage entend promouvoir une reconnaissance de la pluralité des voies de l'humain, mais sans juxtaposition communautariste, et préconise la mise en place de conditions de confrontations sur fond de différends fructueux et d'hétérogénéité foncière. C'est peut-être notre seule chance pour l'avènement de chacun et un renouvellement social. Cela passera par des enjeux à faire réapparaître à l'encontre d'insidieuses neutralisations, et requiert des régimes de raison divers mais tous développés suivant un mode de rationalité publique. Sont ici en cause nos identités, nos rapports au passé et nos imaginations d'avenir, ainsi que ce qui nous y mobilise.
L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur "qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient", il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. A un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.