Biographie de l'auteur Née à Bruxelles, en 1956, Magda Seron a toujours rêvé de faire de la bande dessinée, sans oser croire en son étoile. En même temps qu'elle accomplit ses Humanités artistiques, se familiarisant avec toutes les formes d'expression graphique (publicité, peinture, dessin de mode, dessin documentaire, ...), elle s'applique à un exercice très particulier : elle transpose à sa manière DES classiques de la BD. C'est ainsi qu'elle redessine quelques planches de "Tif et Tondu" en style réaliste ! En 1977, après avoir travaillé quelques temps dans la publicité, elle s'installe à Namur et entre pour trois ans dans le studio d'Édouard Aidans, où on lui confie le lettrage et l'encrage de certains décors. C'est dans ce studio qu'elle dessine "Tumak" (sur un scénario de Bernard Linssen) pour le quotidien Vers L'Avenir. Son amour de la nature l'incite ensuite à dessiner pour le journal Tremplin les aventures de deux scientifiques écologistes québecois, "François Silence et Louise Saint-Louis", sur un scénario de Chris Lamquet. Toujours avec Lamquet, elle réalise la série "Gilles Roux et Marie Meuse" pour l'hebdomadaire Tintin. À la fin des années 1980, Magda rencontre Denis Lapière. Ensemble, ils imaginent une série fantastique intitulée "Charly". Le petit garçon et son inquiétant vaisseau spatial font leur apparition dans Spirou en 1990 et le premier album paraît dans la foulée, marquant les esprits. Durant plus de quinze ans et treize albums, on suivra la vie de Charly, enfant, puis adolescent, aux prises avec ses extraordinaires facultés de perceptions et les démons de son existence. En 2009, Magda dessine "Les Petits adieux", une histoire de Marvano, qui paraît aux éditions du Lombard. En 2013, elle est de retour chez Dupuis en s'engageant dans le triptyque "Cavale" dans la collection " Secret", avec Florent Germaine et Frank Giroud au scénario, mettant son trait précis et sensible au service d'une intrigue policière teintée de psychologie comme elle les affectionne. Dessinatrice réaliste hors pair, Magda se distingue par un trait clair et précis qui traduit au mieux les émotions des personnages, épousant toujours parfaitement des histoires où la psychologie joue un grand rôle.Né le 3 mai 1956 à Toulouse, Frank Giroud a d'abord mené de front deux ou trois carrières : celle d'ancien élève de l'école des Chartes de Paris, agrégé d'histoire, puis professeur au lycée français de Milan et enseignant enfin l'histoire à Grenoble ; celle d'accompagnateur de voyages organisés, ce qui lui a permis de visiter d'innombrables pays, d'Israël à l'Inde, de la Tunisie à la Thaïlande ; et celle, à laquelle il se destinait depuis toujours, de scénariste de bande dessinée. Si le succès de la série qu'il a créée avec Jean-Paul Dethorey, "Louis La Guigne", lui a rapidement permis de vivre de ce métier et de laisser tomber tout le reste, il n'a cependant jamais vu de contradictions entre ses diverses activités. Son mémoire de maîtrise, illustré de vignettes, s'intitulait d'ailleurs : "Le Chevalier dans les albums de bande dessinée réaliste franco-belge". Le chartiste et l'historien réunissent la documentation du scénariste, le voyageur découvre le monde que l'auteur raconte à la manière d'un grand reporter. Depuis ses débuts chez Larousse, en 1978, pour les collections "L'Histoire du Farwest" et "La Découverte du monde", il jongle avec les époques et les frontières : le XVIIe siècle de "Missouri" (trois albums avec Carpentrie pour "Repérages Dupuis") et de "Pieter Hoorn" (avec Norma chez Glénat), le XVIIIe siècle des "Patriotes" (avec Lacaf pour Glénat) et le XXe siècle dans la prestigieuse collection "Aire Libre", avec trois grandes évocations dramatiques illustrées par Lax, oeuvres fortes où il raconte l'Indochine des "Oubliés d'Annam", la Roumanie de "La Fille aux ibis" et l'Algérie d'"Azrayen". Dans tous ses récits, il privilégie l'Histoire pour exposer, sans manichéisme, la vision philosophique d'un homme engagé cherchant à retrouver le véritable passé des hommes au-delà des mythes et des propagandes.Giroud est également comédien, conteur de cabaret, et a écrit des pièces de théâtre musical.Né le 16 juin 1972 à Paris. Malgré son amour inconditionnel pour la bande dessinée, Florent Germaine n'avait jamais envisagé d'aborder le 9e art d'un point de vue professionnel. Jusqu'au jour où... Après s'être fâché avec les études d'Histoire de l'Art et de Philosophie qu'il avait entreprises, ce Lyonnais d'adoption s'engage sous les drapeaux d'où il écrit ses premiers scénarii pour la bande dessinée. Rendu à la vie civile, il virevolte entre divers petits boulots puis, las d'écrire "dans son coin", décide de participer au stage bd organisé par le festival de Blois. Là, tout commence. Sa rencontre avec Frank Giroud est déterminante. Tous deux vont alors entamer une collaboration proche du compagnonnage. Tout savoir étant pour eux à transmettre. Travaillant en parallèle dans des magasins spécialisés bd, Florent apprend le métier aux cotés de ce grand scénariste et l'assiste sur les séries Louis Ferchot (Glénat) et Quintett (Dupuis), avant de co-signer L'Ecorché dans la série des Secrets (Dupuis).
Juin 1915, vallée du Tchoroch. Dans ce coin perdu de l'Arménie turque, une pauvre cohorte de prisonniers à pied est encadrée par des gardes à cheval. Les premiers sont arméniens. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont promis à une mort certaine. Dans quelques minutes, ils seront précipités du haut d'une falaise. Seuls deux jeunes garçons, Missak et Aram, survivront. L'un d'eux, avant de trouver son salut grâce à une fuite éperdue à travers les montagnes, s'est vu confier par sa mère un livre étrange qui, selon elle, possèderait "une valeur immense". Ce livre s'appelle Nahik. Il est l'un des plus recherchés au monde. On dit de lui qu'il contiendrait les dernières volontés du prophète Mahomet& Quelques années plus tard, en 1922, nous retrouvons ces deux jeunes garçons en Allemagne, à Berlin. Tous les deux engagés au sein de la Dachnak, la Fédération révolutionnaire arménienne, ils réclament justice. Ils se sont juré de venger leur peuple victime du génocide de 1915. Et de châtier les Turcs reconnus coupables par un tribunal d'Istanbul, mais qui ont fui leur pays avant le procès. Justement, l'un d'eux vit ici, à Berlin. Il s'appelle Selim Gunneï. Désormais, ses jours sont comptés : il doit mourir. Le stratagème mis au point s'appuie sur ce fameux livre, Nahik. Car l'homme est un bibliophile passionné. Et Missak se voit chargé de séduire sa fille afin de l'approcher et de lui proposer Nahik. Mais un événement imprévu survient : Missak tombe éperdument amoureux de la fille de Gunneï. Et doit choisir entre sa mission ? et la fidélité à la mémoire de son peuple ? et son amour& Cinquième volet d'une série passionnante dont le "héros" est un livre étrange et dangereux. Un livre qui traverse le temps et les frontières, insensible aux folies des hommes, et qui entraîne ceux qui le possèdent au c'ur d'une destinée tragique& Si chaque volume peut être lu indépendamment des autres, il constitue néanmoins le maillon d'une saga ambitieuse dont l'unité est assurée par le scénariste Giroud (à qui l'on doit notamment les aventures de Louis la guigne et de Louis Ferchot). Le dessin est assuré à chaque épisode par un graphiste différent : ici, le trait de Rocco évoque celui de "Gir/Moebius", le dessinateur du lieutenant Blueberry. Il est de pires références& Quant à Nahik, les soubresauts de l'Histoire ne semblent toujours pas l'atteindre. À la fin du récit, qui recèle son triste cortège de morts et de drames, il est toujours là. Comme indifférent aux passions meurtrières qu'il déchaîne sur son passage... --Gilbert Jacques
Médine, 652. Tayeb doit recenser les versets « orthodoxes » du Coran. Il entend parler d'une sourate non répertoriée, soi-disant la dernière transmise par Dieu à son Prophète. Rédigée sous forme de Décalogue, elle prône la paix et la tolérance. Mahomet l'aurait écrite lui-même sur une omoplate de chameau. Tayeb doit retrouver cette omoplate à tout prix, mais il ignore encore que son exhumation va déclencher un cataclysme... Voici le dixième et dernier volume de cette série culte!
Ellen a appris avec effarement qu'aux yeux du peuple Mazinkwas, elle �tait coupable d'�tre du m�me sang que l'homme qui a an�anti leur peuple, Sir William� Le P�re Sewanne la prend toutefois de piti�, et parvient � remplacer son ch�timent mortel par une �preuve: un voyage dans le Nimsi� Un lieu qui n'est pas un lieu, hors du temps et de l'espace, o� l'on a acc�s � la M�moire de toutes les m�moires� Ellen va revivre son pass�, celui-l� m�me qu'elle tentait d'oublier en se rendant en Afrique.
On m'appelle SODA, mais mon vrai nom, c'est Solomon. David Elliot Hanneth Solomon. Si elle savait, ma mère vous dirait sans doute que je suis policier, mais à New York, il n'y a pas de policiers, juste des flics. De toute façon, elle ne sait pas, ça l'inquiéterait, elle m'a toujours cru pasteur. Depuis l'an dernier, elle habite avec moi; elle ne sort jamais et ne lit pas les journaux qui sont pleins de violence. C'est pas plus mal: les types que j'arrête sont parfois un peu morts."
Pour lutter contre la domination coloniale anglaise dont souffraient les Indes, Mohandas Gandhi a choisi la voie de la non-violence. Durant toute son existence, jusqu'en 1948, et au péril de sa vie, il a mené un combat pacifique qui a conduit le peuple indien à l'indépendance.
Lancé sur les flots en 1912, le Titanic est le plus grand, le plus luxueux et le plus sûr des navires de son époque. Pourtant, lors de son premier voyage, il sombre après avoir heurté un iceberg. Cet incident restera longtemps le plus dramatique de l'histoire maritime.
Mathis est en terminale et est complètement perdu : une mère presque absente, un beau-père qui le pousse sans cesse au conflit, une fin d'année difficile entre réussir son bac et entrer dans cette école d'animation qui lui importe tant. Et au-delà de tout ça, un père porté disparu depuis des mois... Un jour, poussé par ses amis, il fait le pari de "pécho" Léa, dont il est secrètement amoureux. Car oui, Mathis aspire à une forme de virilité au point d'en oublier que Léa n'est pas un objet à posséder. Le retour de flamme est violent et les maladresses s'enchaînent. Que faire ? Qui devenir ? Léa va-t-elle lui pardonner ? Mathis va-t-il intégrer cette école rêvée ? Et surtout, comment réagir quand une lettre de son père lui parvient enfin ...
Le chat du Rabbin", c'est Alger et le quartier Juif au début du siècle. Celui qui regarde ce monde et qui raconte, c'est "le chat du Rabbin". Tout de suite, il explique pourquoi le Rabbin n'a pas plutôt un chien : "... Ca fait tellement longtemps que les Juifs se font mordre, courir après ou aboyer dessus que, finalement, ils préfèrent les chats". Le chat mange le perroquet de Zlabya, la fille du Rabbin, et du coup, le voilà doté de la parole et exigeant de faire sa bar-mitsva. Les discussions vont être longues tant avec le Rabbin lui-même qu'avec le Rabbin du Rabbin. Ce chat, qui a une allure graphique à pleurer de rire, tantôt matou tendre amoureux de sa maîtresse, tantôt sournois filou, tient tête à tout le monde et ergote à n'en plus finir. Il ne se calme que dans la douceur des bras de sa maîtresse. Mais il lui est interdit de lui parler, alors il nous confie : "c'est la condition, si je veux rester avec elle. Ca vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux". Ceci ne l'empêchera pas de se mettre sur la piste des étudiants qui fréquentent l'école du Rabbin, car l'un d'entre eux a le désir d'épouser la jolie Zlabya...
Ce chat qui parle, pense et critique des idées religieuses fait couler beaucoup d'encre. Le premier tome, Le Chat du rabbin était une excellente surprise, ce second ne devrait pas vous décevoir. C'est un véritable conte initiatique d'une grande beauté, où l'on apprend bien des choses sur l'usage de la parole, de la vérité et du mensonge. Une merveille de subtilité, d'émotion et d'ironie.
Dans la plus belle ville du plus beau pays, princes et princesses d'Europe sont en quête d'émerveillement, de salut et de gloire.Les néons de Brecht Evens se fondent dans les illusions de ses héros. Ils sont dans la fleur de l'âge... et c'est une nuit d'été.Notes Biographiques : Brecht Evens a vingt-deux ans quand il sort de l'école Saint-Luc de Gand (Belgique) avec, sous le bras, Les Noceurs, son projet de fin d'études. Son style inimitable, qui se caractérise par une maîtrise remarquable de la couleur et des transparences, l'éclatement des perspectives et le goût du détail, suscite immédiatement l'enthousiasme. Publié en 2010, Les Noceurs obtient le prix de l'Audace au Festival international de la Bande Dessinée d'Angoulême. Avec la parution des Amateurs (2011) et de Panthère (2014), la notoriété de Brecht Evens n'a cessé de croître, en France, où il vit désormais, comme à l'étranger, et dépasse aujourd'hui largement les frontières du monde de la bande dessinée. En 2018, il publie Les Rigoles chez Actes Sud BD, impressionnant roman graphique de plus de 300 pages, qui raconte les errances de trois noctambules dans une ville chimérique et sublime. Pour cette bande dessinée, Brecht Evens reçoit le Fauve - Prix Spécial du Jury au Festival international de la Bande Dessinée d'Angoulême 2019. Entre deux livres, Brecht Evens travaille pour la presse, la mode, et est représenté par la galerie Martel à Paris. Ses romans graphiques sont publiés par Actes Sud BD.