Publié à l'occasion du centenaire de la naissance de Jean-Louis Barrault, cet ouvrage mêle suite chronologique et commentaires de praticiens du théâtre, dont Ghislain Uhry, Christian Schiaretti, Pierre Boulez, Marcel Bozonnet, Guy-Claude François, Denis Podalydès, qui évoquent les temps forts du parcours de Barrault et son insatiable curiosité pour toute forme d'expression artistique. L'ouvrage est illustré par les plus belles pièces provenant des archives Renaud-Barrault. Leur exceptionnelle richesse témoigne du bouillonnement artistique des années 1930 aux années 1980. Ces documents, collectés et conservés par Barrault lui-même, sont de toute nature: mises en scène et partitions manuscrites, esquisses et maquettes de décors et de costumes, affiches, photographies, costumes et accessoires de scène? A vingt ans, Jean-Louis Barrault se destine à une carrière artistique, hésitant entre théâtre et peinture. Après un passage à l'Ecole du Louvre, il se retrouve chez Dullin. Son choix est fait: Jean-Louis Barrault signe sa première mise en scène en 1935, Autour d'une mère, adaptation d'un roman de Faulkner. Proche d'Antonin Artaud, des surréalistes et de la « bande à Prévert », il est considéré comme l'une des valeurs les plus sûres de lanouvelle avant-garde théâtrale. En 1946, Barrault uni à Madeleine Renaud fonde, après leur départ de la Comédie-Française, sa propre compagnie qu'il base au Théâtre Marigny. D'autres lieux suivront: le Palais Royal, l'Odéon, l'Elysée-Montmartre, le Récamier, la gare d'Orsay et enfin le Rond-Point. Les Renaud-Barrault, lors de longues tournées à l'étranger, sont les ambassadeurs du théâtre français, et à leur tour, au Théâtre des Nations, accueillent des spectacles du monde entier. La popularité de la Compagnie fut immense tant en France qu'à l'étranger, et Barrault aura suivi sans faille le chemin théâtral qu'il s'était tracé. Une iconographie de 120 photos et documents inédits apporte à ce livre un regard nouveau sur l'acteur et l'homme de théâtre.
Nombre de pages
167
Date de parution
02/12/2010
Poids
838g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782070131877
Titre
Jean Louis Barrault, une vie pour le théâtre
Auteur
Giret Noëlle
Editeur
GALLIMARD
Largeur
220
Poids
838
Date de parution
20101202
Nombre de pages
167,00 €
Disponibilité
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Comédien, auteur de pièces et d'opérettes, journaliste et écrivain, Sacha Guitry (1885-1957) fut aussi un photographe, un dessinateur et un publicitaire de talent. Cinéaste original et inventif, revendiqué par la Nouvelle Vague, il s'est intéressé très tôt aux nouveaux médias que sont la radio et la télévision. Paradoxe d'un artiste façonné par l'esprit 1900, mais qui sut prendre au XXe siècle ce qu'il avait de plus moderne. Marié à cinq reprises, Guitry n'a jamais cessé de gommer la frontière entre sa vie sur les planches et sa vie privée, s'inspirant de celle-ci pour une grande part de ses pièces et de ses films. A l'exemple de son père, Lucien Guitry, l'un des plus grands acteurs de la Belle Époque, il côtoie hommes d'État, intellectuels et artistes de son temps. Porté à l'admiration et à la révérence, croyant au génie de la France, il conserve les traces de tous ses grands hommes dans la collection qu'il rassemble en son hôtel particulier de l'avenue Élisée-Reclus. A travers les contributions d'une vingtaine d'auteurs d'horizons divers et un corpus iconographique de deux cent cinquante documents inédits, ce catalogue d'exposition fait revivre une oeuvre éclectique, nourrie d'une curiosité encyclopédique.
Auteur dramatique et écrivain français d'origine roumaine, Eugène Ionesco (1909-1994) est, avec Samuel Beckett, le fondateur de ce que l'on a appelé le "théâtre de l'absurde". Ses pièces, dépourvues d'action, s'attachent à déstructurer le langage, symbole de l'aliénation, voire de l'exclusion. Elles sont l'expression de la solitude de l'homme et de l'insignifiance de son existence. Chez Ionesco, l'humour se mêle de manière très subtile à une profonde désespérance, et son utilisation du non-sens et du grotesque aboutissent au fantastique. Après des débuts difficiles, vient la reconnaissance internationale. Son théâtre, et en particulier La Cantatrice chauve, Les Chaises, Rhinocéros et Le Roi se meurt, est traduit dans toutes les langues. Très impliqué dans la lutte pour les droits de l'homme, il publie des chroniques et parcourt le monde. Pendant les années 1980 et 1990, il s'adonne à la peinture, thérapie contre la dépression. Avant-gardiste mais publié de son vivant dans la Bibliotèque de la Pléiade, Satrape du Collège de 'Pataphysique et membre de l'Académie française, clown et mandarin, Ionesco aimait à déstabiliser et demeure une personnalité complexe à l'image de son oeuvre. Les documents présentés dans cet ouvrage sont en majeure partie inédits, provenant des archives personnelles de Ionesco désormais conservées à la Bibliothèque nationale de France.
Ce livre est une invitation à explorer l'étrange univers des costumes de scène, façonnés dans des matières bien éloignées des brocarts, dentelles, soies et satins... Les ateliers de couture chargés de créer les tenues de scène se transforment très souvent en laboratoire expérimental où l'imagination du décorateur et des couturiers est libre et presque sans limite. Devenant tour à tour alchimistes, peintres, sculpteurs, ensembliers, ces artistes et ces artisans s'ingénient à teinter, malaxer, brûler, lacérer ou superposer des matières où se mêlent carton, bois, métal, toile cirée, rhodoïd, skaï, lycra, éponge et jute... Le caoutchouc devient armure de métal, le plastique cotte de maille, la ficelle et le latex se métamorphosent en délicates broderies, boulons, vis et clous se muent en bijoux. Des traitements parfois rudes font oublier les textures d'origine et donnent vie à des effets, se prêtant au jeu du rêve et de l'imaginaire, au pouvoir de la suggestion et à l'imitation décalée du vrai.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.