Un soir, Bernard assiste à la reprise d'une de ses pièces. Sans Angeline, son interprète habituelle et sa maîtresse, l'oeuvre perd soudain, à ses yeux, toute substance. Cessant de croire en soi et fuyant Angeline, c'est lui-même que Bernard fuit. Etre un autre ! Tout au long d'un texte concentré, subtil, musical, Bernard se livre à un jeu d'attente et de recherche (le cocasse, le tragique et le rare s'y caressent et s'y heurtent), d'où émerge, un peu froide, un peu dure, claire et pourtant mystérieuse, sa fiancée, puis sa femme, Anne, héroïne d'un récit dont Angeline, dévorante maîtresse, devenue mythe utile, proposera la clef." N.G. "Angeline disparue et Jean-Pierre retrouvé ! Non pas ! Lorsque, ayant relu un récit célèbre, jadis apprécié, maintenant dédaigné, j'ai été conduit à me pencher, après beaucoup plus de trente ans, sur mon, pratiquement, unique roman, j'y ai rencontré un jeune étranger qui m'a intrigué et ému, qui m'a initié et séduit, et qui n'était pas moi. Irrésistiblement, j'ai eu envie de le présenter aux fils de ses contemporains afin que des amis de son âge, d'autres aussi, plus mûrs, fassent sa connaissance et, à son sujet, me donnent leur avis." J.-P. G.
Nombre de pages
208
Date de parution
04/01/1991
Poids
290g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070720927
Titre
Angeline disparue
Auteur
Giraudoux Jean-Pierre
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
290
Date de parution
19910104
Nombre de pages
208,00 €
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Résumé : "La Veuve enchantée est un rêve de plus, une réalité neuve, inspiré par les deux muses qui m'ont naguère contraint à composer un Amphitlyon 39 après que mon père eut jadis écrit Amphitryon 38. Ici, il ne s'agit pas d'une suite mais d'un inversement : tout ce qui y est vrai est faux ; tout ce qui y est faux est vrai. Et d'abord l'importance des hommes, de l'homme dont on ne sait si les gracieuses protagonistes à l'unique visage se l'arrachent ou se le partagent, l'adorent ou le haïssent. La Veuve enchantée, c'est aussi le portrait, outrancier ou pâli, de ces héros du sexe fort qui ont passé sur le chemin, à la fois plat et escarpé, de l'auteur dramatique ou du politique que j'ai été et que je suis sans l'être tout à fait. J'en ai déjà trop dit. Place au vrai clair-obscur !" Jean-Pierre Giraudoux.
Résumé : "Un père... Un fils... Jean et Jean-Pierre Giraudoux... L'Electre de l'un est créée en 1937, celle de l'autre en 1985. Orgueilleuse provocation ou humble soumission au destin ? Jean Giraudoux, dans une langue riche, ample, colorée, avait montré en Electre la recherche difficile et cruelle de la Vérité. Dans un dialogue ferme, ciselé, condensé à l'extrême, Jean-Pierre Giraudoux met à nu des cours royaux dans leur quête de l'amour, du plaisir, du pouvoir également, et surtout de l'impossible Pureté. Une Electre passionnante, à mi-chemin entre Racine et Agatha Christie... Hommage d'un fils toujours inspiré par un père avec lequel il garde ses distances." Colette Weil.
Il y avait Jean Giraudoux et Jean-Pierre Giraudoux. Y aura-t-il désormais un troisième Giraudoux ? Avec Sublime - ou comment et pourquoi Robert Arandes est devenu Sublime - Jean-Pierre Giraudoux, qui affirme avoir consacré la majeure partie de son oeuvre à la recherche et à la peinture de la pureté, dans sa splendeur, dans ses horreurs aussi, ne change pas de voie mais adopte le ton apparemment le plus éloigné de son thème viscéral. Apparemment ! Car la présente publication de Jean-Pierre Giraudoux serait sans doute obscène si elle n'était en même temps d'une totale pudeur et, sinon les premières communiantes, du moins les renouvelantes pourront la lire sans dommage : de fait, à un certain point de vue, le roman, ne ressemblant à aucun autre, est édifiant dans un sens presque théologique du terme. Il sera, en tout cas, difficile de ne pas le lire jusqu'au bout.
Orphée et la mort ; Madame Bé et la vie... Dans la réalité d'aujourd'hui comme dans le mythe d'avant-hier, l'homme et la femme élus convoitent une impossible Immortalité. Le jeune et beau poète l'obtint grâce à sa lyre ; la vieillarde presque centenaire y parviendra grâce à une imagination et une force insufflées par un adolescent : seul son petit-fils de douze ans a compris sa hantise, joli cygne dans une famille d'étranges gros canards. Loin du tragique antique et du lyrisme poétique, dans la puissance comique d'un verbe quotidien, Madame Bé domine - ou subit - son insignifiance souveraine à travers une suite de catastrophes insolites et, à la fin, aura, en vers, le dernier mot. Le thème du double - des jumeaux - était au coeur de l'oeuvre de Jean Giraudoux. Celui des jumelles hante celle de son fils. Volonté délibérée ? Non, signe du destin : docile, Jean-Pierre Giraudoux baptise ses jumelles, petites-filles de son héroïne, Belle et Bella". Colette Weil.
Raymond Guérin est fasciné par la lettre, qu'il s'agisse de la forme littéraire qui structure certains de ses récits ou d'une véritable correspondance. A tous les titres, de la pratique de l'échange à l'exercice de l'imagination, il est un épistolier. Les Lettres à Sonia sont certes une correspondance réelle entre un écrivain et la femme qu'il aime, séparés par la guerre et la captivité, mais elles sont aussi et au moins autant un journal, et encore une projection, une mythologie, bref c'est un récit qui se donne. Journal ou récit qui est adressé à l'autre, destinataire et matière sacrée de l'écriture. En contre-point, Guérin brosse son portrait intérieur, il évoque le quotidien du prisonnier dont la vie personnelle, comme celle du monde, est soumise aux ruptures de l'histoire. Ecrivant ces Lettres qui sont un roman, Guérin s'inscrit dans une fièvre d'expression que son étrange disponibilité ne peut qu'aviver. Digne dans l'épreuve, répondant par les mots à la misère du temps, il dresse au jour le jour un monument de résistance à la barbarie, fondé sur l'amour et la foi dans le verbe. Le monde de l'intelligence le nourrit plus que jamais et s'érige en rempart contre la sottise. Dans les Lettres à Sonia, Guérin se montre bouleversant de droiture et de lumière.