En 1910, Jean Giraudoux, vice-consul au ministère des Affaires Etrangères, collaborateur de La Nouvelle Revue Française et auteur déjà confirmé, rencontre Lilita Abreu, la jolie Cubaine dont Morand écrira que "tout le clan naissant de la N.R.F. était épris". C'est le début d'une passion, non partagée, et d'une longue et abondante correspondance dont ne subsistent que les cent soixante lettres et billets de Giraudoux entre 1910 et 1928. Ecrivant sans apprêt et sur le ton familier de la conversation, il mêle aux déclarations d'amour des souvenirs d'enfance et d'adolescence inédits, des commentaires sur le milieu littéraire d'alors, voire sur la genèse de certaines de ses oeuvres, et fournit, au fil du récit de ses années de guerre, de précieux renseignements biographiques. Il est vrai aussi que l'histoire de Simon le Pathétique a bien pour initiatrice, en 1911, cette jeune femme de qui il ne sut se faire aimer. Ces lettres, laconiques ou drôles, pudiques, souvent pathétiques, tendres ou passionnées, constituent involontairement et tout à la fois le meilleur laboratoire des romans de Giraudoux et le plus juste de son autobiographie, ou du journal qu'il s'est toujours refusé à tenir. A défaut des réponses de Lilita (dont elle exigeait de leur destinataire qu'elles fussent détruites), ses propres carnets intimes font souvent écho à la correspondance de Giraudoux. Elle fut bien cette femme hors du commun dont le destin, quelques années plus tard, devait croiser celui d'Alexis Leger jusqu'à l'accompagner dans son exil américain et lui inspirer le Poème à l'Etrangère.
Nombre de pages
248
Date de parution
22/11/1989
Poids
388g
Largeur
140mm
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EAN
9782070717750
Titre
Lettres à Lilita (1910-1928)
Auteur
Giraudoux Jean ; Berne Mauricette
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
388
Date de parution
19891122
Nombre de pages
248,00 €
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La guerre de Troie n'aura pas lieu", dit Andromaque quand le rideau s'ouvre sur la terrasse du palais de Priam. Pâris n'aime plus Hélène et Hélène a perdu le goût de Pâris, mais Troie ne rendra pas la captive car pour tous les hommes de la ville "il n'y a plus que le pas d'Hélène, la coudée d'Hélène, la portée du regard ou de la voix d'Hélène..." et les augures eux-mêmes refusent de la laisser partir. Hector, pour Troie, et Ulysse, pour la Grèce, tentent à tout prix de sauver la paix. Mais la guerre est l'affaire de la Fatalité et non de la volonté des hommes. La guerre de Troie aura lieu. Pièce en deux actes, La guerre de Troie n'aura pas lieu a été représentée pour la première fois le 22 novembre 1935 au Théâtre de l'Athénée, sous la direction de Louis Jouvet. Son succès fut éclatant et immédiat et ne s'est jamais démenti depuis.
Réussissez votre bac de français 2026 grâce à notre fiche de lecture de la pièce La Guerre de Troie n'aura pas lieu de Jean Giraudoux !Validée par un professeur de français du secondaire, cette analyse littéraire est une aide précieuse pour tous les lycéens.Grâce à notre travail éditorial, les points suivants n'auront plus aucun secret pour vous : la biographie de l'écrivain, le résumé du livre, l'étude de l'oeuvre, l'analyse des thèmes principaux à connaître et le mouvement littéraire auquel est rattaché l'auteur.
RESUME : "Amphitryon 38" de Jean Giraudoux est une réinterprétation moderne du mythe classique d'Amphitryon, une figure de la mythologie grecque. L'intrigue se concentre sur la confusion identitaire et les jeux de pouvoir entre les personnages principaux : Amphitryon, Alcmène, et Jupiter. Dans cette version, Giraudoux explore les thèmes de l'amour, de l'identité et de la duplicité avec une touche d'ironie et d'humour. Le dieu Jupiter, désireux de séduire Alcmène, épouse d'Amphitryon, prend l'apparence de ce dernier. Ce déguisement divin entraîne une série de quiproquos et de réflexions sur la nature de l'amour et de l'identité. La pièce, tout en restant fidèle à l'esprit du mythe originel, apporte une profondeur philosophique et une analyse psychologique des personnages, révélant les tensions entre le désir des dieux et la fidélité humaine. Giraudoux, par son écriture élégante et poétique, réussit à transformer une histoire ancienne en une oeuvre contemporaine qui questionne les valeurs morales et les relations humaines. Cette pièce, souvent considérée comme un chef-d'oeuvre du théâtre du XXe siècle, est une invitation à réfléchir sur les illusions et les vérités de notre existence. L'AUTEUR : Jean Giraudoux, né le 29 octobre 1882 à Bellac, est un écrivain et dramaturge français renommé pour son style littéraire distinctif et son aptitude à mélanger le fantastique avec le quotidien. Après des études à l'Ecole normale supérieure, il commence sa carrière en tant que diplomate, ce qui lui permet de voyager et de s'imprégner de différentes cultures. Sa carrière littéraire débute véritablement dans les années 1920 avec des romans tels que "Suzanne et le Pacifique". Toutefois, c'est dans le domaine du théâtre que Giraudoux laisse une empreinte indélébile. Ses oeuvres, comme "La Guerre de Troie n'aura pas lieu" et "Ondine", sont caractérisées par leur poésie, leur ironie et leur réflexion sur la condition humaine. Giraudoux est également connu pour son engagement dans la vie publique, notamment en tant que commissaire général à l'information sous le gouvernement Daladier. Son style, souvent comparé à celui de Racine pour sa pureté et sa profondeur, continue d'influencer les dramaturges contemporains. Jean Giraudoux décède le 31 janvier 1944 à Paris, laissant derrière lui un héritage littéraire riche et varié.
Quatrième de couverture : Agamemnon, le Roi des Rois, a sacrifié sa fille aux dieux. Son épouse, Clytemnestre, l'assassine à son retour de la guerre de Troie, aidée de son amant, Egisthe. Oreste, le fils unique, est banni. Reste Electre, la seconde fille. "Elle ne fait rien. Elle ne dit rien. Mais elle est là. Aussi Egisthe veut-il la marier pour détourner sur "la famille des Théocathoclès tout ce qui risque de jeter quelque jour un lustre fâcheux sur la famille des Atrides". Mais Oreste revient et désormais Electre n'est plus que haine, assoiffée de justice et de vengeance au mépris de la menace qui pèse sur le royaume des siens. Sur ce grand mythe de l'Antiquité, Jean Giraudoux a écrit sans doute sa meilleure pièce. Electre possède une grande force tragique sans jamais perdre cet esprit étincelant, cet humour qui ont fait de jean Giraudoux l'un des plus grands écrivains du XXè siècle.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.