Les bastilles de Vichy. Répression politique et internement administratif, 1940-1944
Giraudier Vincent
TALLANDIER
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EAN :9782847344141
En juillet 1940, le gouvernement de Vichy hérite de la Ille République un réseau de camps d'internement et de travail qu'il va développer, quatre années durant, au service de sa logique d'exclusion politique et raciale. La Révolution nationale du maréchal Pétain passe en effet par la lutte contre l'" anti-France ", jugée coupable de la défaite : juifs, étrangers, communistes, francs-maçons seront ainsi mis au ban et réprimés par tous les moyens, existants ou nouveaux, à la disposition du pouvoir. Les premiers visés sont les prétendus responsables de la débâcle de 1940 : Paul Reynaud, Maurice Gamelin, Édouard Daladier, Georges Mandel et Léon Blum sont arrêtés et internés dès la fin de l'été 1940, puis soumis à l'instruction d'une juridiction établie à cet effet, la Cour suprême de justice, installée à Riom. Au plus haut niveau de l'État, on décide parallèlement de créer une structure d'enfermement spécifique, l'" établissement d'internement administratif ", " bastille " du XXe siècle où les indésirables sont incarcérés en vertu de véritables " lettres de cachet ". Les établissements successifs - Chazeron, Pellevoisin, Aubenas, Vals-les-Bains, Évaux-les-Bains - vont constituer le couronnement du système répressif vichyste. Les 156 " embastillés " de Vichy pèsent fort peu, en apparence, au regard des 600 000 personnes internées en France entre 1939 et 1946. Ils forment pourtant à eux seuls un tableau de la société française pendant la guerre. Les " bastilles " de Vichy ont vu défiler entre leurs murs, outre les grands noms de la République défunte, des opposants déclarés au régime (tels Emmanuel Mounier et Berty Albrecht), des pétainistes notoires, victimes de révolutions de palais (comme Wladimir Sokolovsky ou le groupe du docteur Martin), voire des collaborateurs et des attentistes internés par hasard, par erreur et par vengeance. C'est à leur histoire méconnue que se consacre ici Vincent Giraudier, dans un ouvrage novateur qui resitue ces étonnantes prisons dans leur contexte judiciaire et policier, et met l'accent sur la vie quotidienne, les craintes et les combats de ces internés très spéciaux.
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Nombre de pages
268
Date de parution
12/11/2009
Poids
350g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782847344141
Titre
Les bastilles de Vichy. Répression politique et internement administratif, 1940-1944
Auteur
Giraudier Vincent
Editeur
TALLANDIER
Largeur
145
Poids
350
Date de parution
20091112
Nombre de pages
268,00 €
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Giraudier Vincent ; Le Ray-Burimi Sylvie ; Gravêth
Résumé : Dès l'été 1940, partout dans le monde resté libre ainsi que dans les territoires d'Afrique, d'Asie et du Pacifique ralliés à la France libre, des artistes, des écrivains, des intellectuels et des scientifiques français et francophones, souvent réfugiés ou persécutés, engagent un combat culturel pour gagner les coeurs et les esprits des opinions publiques des pays neutres et alliés à la cause de ceux qui refusent la défaite de la France. Qu'ils soient Français libres ou non, tous ont contribué au rayonnement international de la culture française dans cette période troublée. Les vingt-trois auteurs sollicités pour le présent catalogue dressent un panorama de la production artistique, culturelle et scientifi que en exil. De l'architecture à la joaillerie, de l'édition au cinéma, du surréalisme à l'atome, autant de sujets aussi méconnus que passionnants sont illustrés par les photographies des trois cents objets, documents et oeuvres d'art présentés dans l'exposition. Au coeur de cet ensemble, une sélection de quarante-deux portraits commentés de ces artistes et intellectuels ayant oeuvré pour la Résistance redonne un visage à des personnalités toujours hors norme, parfois tombées dans l'oubli, rappelant que l'exil de chacun et la manière dont il a été vécu sont uniques.
Le début du règne d'Henri IV est marqué par une politique de pacification religieuse qui passe par des conquêtes militaires, des négociations, des traités de paix et un édit garantissant la liberté de culte dans le royaume, dont les ressorts sont déjà bien connus. Dans ce contexte particulier, le rétablissement de la cour reste un impensé de l'action politique du premier Bourbon. La formation de cette société curiale après des années de guerres et de contestation de la légitimité d'Henri IV n'est pourtant pas évidente et mérite une attention particulière. Le roi n'en est pas le seul ordonnateur car il doit composer avec une noblesse qui réintègre progressivement cet espace de pouvoir, non sans quelques prétentions. Les relations entre le souverain et la noblesse sont donc au coeur de cet ouvrage : qu'il s'agisse du premier entourage du roi lors de son accession au trône, de la composition des domesticités royales ou de la troupe de fidèles qui partagent les plaisirs de la cour. Celle-ci devient un instrument aux mains du souverain qui orchestre son quotidien et impose sa propre conception du cérémonial, mais elle est également le lieu où se forment les conflits et où se fomentent parfois des complots qui traduisent les fragilités de l'édifice monarchique et les contestations dont le pouvoir bourbonien peut faire l'objet.
Bertrand Christophe ; Gaspin Jordan ; Giraudier Vi
Résumé : Ce catalogue, qui prolonge l'exposition présentée au musée de l'Armée, se concentre sur l'année cruciale qu'est 1940 en la plaçant "à hauteur d'hommes" . Année de la défaite, c'est aussi l'année de la signature des armistices, des débuts de l'occupation, de la création de la France de Vichy par le maréchal Pétain, de l'émergence sur la scène publique du général de Gaulle... Cet ouvrage décrypte ces événements et leurs conséquences sur les Français, s'interroge sur la manière dont ceux-ci vivent l'année 1940 en tant que prisonniers de guerre, internés, réfugiés, habitant en zone annexée, occupée, non occupée, dans les territoires de l'Empire, jusqu'à Londres, ville de la liberté.
C'est par la mer qu'il convient de commencer toute géographie", écrivait Michelet. La mer fascine les hommes qui cherchent à la maîtriser, car elle constitue un atout de puissance depuis des millénaires. Mais elle est aussi le théâtre des guerres du XXIe siècle : de la mer Noire, l'un des fronts de la guerre déclenchée par la Russie contre l'Ukraine, à la mer Rouge, où les Houthis du Yémen perturbent le commerce international, dans le contexte de la guerre Hamas-Israël. Il faut aussi plonger 20 000 lieues sous les mers : là se joue la guerre invisible de l'information, puisque 98 % de nos échanges numériques passent par des câbles sous-marins, avec l'intérêt stratégique évident qui découle du contrôle de ces liaisons. Enfin, les océans du monde, où transitent 90% du commerce mondial, sont devenus le cadre privilégié du duel sino-américain. En colonisant notamment des îlots en Asie Pacifique, la Chine réécrit le droit international à sa guise, afin de s'imposer en nouvelle impératrice des mers. Voici une croisière géopolitique en 21 escales pour prendre le large et regarder autrement les grands enjeux du XXIe siècle.
Petit Etat de 16 millions d'habitants, la République démocratique allemande (RDA) n'a vécu que 41 ans. Née de la guerre froide, en 1949, disparue en 1990, elle n'en a pas moins suscité bien des espérances, celles d'une "autre Allemagne" , et nourri de grandes ambitions, y compris sur la scène internationale. Pendant des années, Nicolas Offenstadt a sillonné l'ex-RDA pour écouter ses habitants, observer les traces de ce monde éphémère, et ramasser ses archives abandonnées. Son ambition est de reprendre l'histoire de cette nation dans une perspective globale mais aussi de rendre compte de la façon dont ses citoyens ont subi, modelé ou rejeté les contraintes d'un régime autoritaire, jusqu'à la chute finale. Raconter l'histoire de la RDA, c'est revenir sur un demi-siècle d'histoire européenne et mondiale. Le travail de l'auteur ne s'arrête pas à la chute du mur de Berlin. Il analyse également les années qui ont suivi l'unification et esquisse des réponses aux questions actuelles : que reste-t-il de la RDA aujourd'hui ? Pourquoi ses territoires voient-ils fleurir l'extrême droite ?
La démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle, dans cette Histoire populaire de la France, j'ai privilégié les questions qui sont au centre de notre actualité, comme les transformations du travail, les migrations, la protection sociale, la crise des partis politiques, le déclin du mouvement ouvrier, la montée des revendications identitaires". Gérard Noiriel éclaire la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age : les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, le régime de Vichy continue de hanter notre mémoire collective. En quelques jours, en juillet 1940, la République s'est effondrée. Derrière le maréchal Pétain, héros national devenu chef de l'Etat français, et le politicien sans scrupules Pierre Laval, des opportunistes jouant la carte allemande et des doctrinaires d'extrême droite prennent le pouvoir. La dictature s'installe, pour le pire. Optant pour la collaboration politique en 1940, choisissant la voie du crime antisémite en 1942, le gouvernement finit par dresser quasiment toute la population contre lui. Cette page sombre est ici racontée comme jamais auparavant, à partir d'archives inédites, des derniers témoignages exhumés et d'approches historiques renouvelées, attentives aux ressorts psychologiques, à la complexité des parcours et aux marges de manoeuvre des acteurs. Au fil de la lecture, apparaît ainsi un tableau pénétrant et contrasté. L'ouvrage montre à la fois la fuite en avant et l'aveuglement égotiste des principaux dirigeants du régime pétainiste, la mise en oeuvre de politiques criminelles parfois tempérée par des fonctionnaires formant une véritable zone grise au coeur de l'Etat, et une opinion publique longtemps attentiste mais inclinant en faveur des Alliés. Une réflexion puissante sur les conséquences funestes de l'amoralité en politique et des conclusions historiques qui interrogent notre présent.