Je suis en arrêt de jeu, sur le clos, paupières closes. Je sais que vos mains, fines, élégantes, déliées, sont une harmonie, une musique pour saisir mes lettres, les déplier et les tenir comme la plus précieuse découverte de notre vie. Cette main qui repousse une mèche de cheveux reste suspendue pendant que vous lisez, attentive, les mots sacrés de ce voyageur infatigable qui a fini par s'arrêter dans votre jardin. Je vous aime depuis si longtemps, depuis avant le début. Ces lettres qui ne pourraient jamais finir sont celles de mes mouvements géographiques et de mes voyages immobiles sur la scène. Mais probablement y verrez-vous un autre voyage plus complexe, plus hardi, plus désespéré. Voyager, dit-on, on n'en revient jamais. Le prendrez-vous ce temps de me lire pour me prolonger un peu en vous? Avec un don irrésistible pour dire le clair-obscur des sentiments, Bernard Giraudeau embarque ses lecteurs, en compagnie de l'inconnue qu'il veut séduire, vers des ailleurs nés d'un imaginaire construit sur l'aventure, le désir de vivre et d'aimer. Biographie de l'auteur Bernard Giraudeau est né à La Rochelle. Acteur et cinéaste, il réalise des longs métrages, L'Autre et Les Caprices d'un fleuve, ainsi que des documentaires, dont La Transamazonienne, Esquisses philippines, Un ami chilien. Il est l'auteur, entre autres, des Contes d'Humahuaca, du Marin à l'ancre, des Hommes à terre et des Dames de nage.
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Nombre de pages
267
Date de parution
20/05/2009
Poids
320g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782864246879
Titre
Cher amour
ISBN
2864246872
Auteur
Giraudeau Bernard
Editeur
METAILIE
Largeur
142
Poids
320
Date de parution
20090520
Nombre de pages
267,00 €
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Tout au long de ma vie j'ai aimé les nuques déliées, les femmes comme des gerbes et le secret des graines dans les épis... Bernard Giraudeau nous embarque, au fil des amours de ses héros, de l'Afrique à l'Amérique du Sud, à la recherche de cet inconnu qui toujours fascine, avec un don irrésistible pour dire le clair-obscur des sentiments. Son regard précis s'exprime dans une prose drue, nette, crue et poétique qui échappe à toute nostalgie et qui rend aux "histoires" rapportées ici toute leur puissante charge de réalité magnifique.
Ça commence par un voyage en Yougoslavie en vue d'un repérage après la lecture d'un roman d'Andrée Chédid& Non, ça commence par une lettre trouvée un jour dans sa boîte : un type handicapé qui lui demande de le faire voyager, lui qui ne peut prendre la vie d'assaut, cloué dans son "char". Il s'appelle Roland et Bernard Giraudeau se prend d'une rude, d'une âpre amitié pour lui, ce "marin à l'ancre", à qui il va faire découvrir les eaux douces et salées du monde entier. Celles d'Amazonie, de Chypre, de Madagascar, de l'Afrique du Sud. Sous forme de lettres ou de carnets de voyages, il raconte le monde vu de ses yeux vus, avec le ton d'une discussion légère entre potes. Et qui dit "potes" dit rigolades et coups de coude ? toujours par écrit ? pour viser un peu les belles que l'acteur ne manque pas de découvrir dans chaque port, fidèle aux légendes de vieux marins et autres mythes qu'il égrène au fil de sa plume. Outre les rêveries auxquelles il convie Roland et les lecteurs ("Mais les papillons jaunes du fleuve sont des esprits, Roland. Personne au monde n'attrape les esprits."), Giraudeau se dévoile (souvent avec humour), avoue ici son inaptitude au bonheur ou à la patience, confie là son goût pour l'improvisation au théâtre, réfléchit à la misère rencontrée dans ses voyages ("Il faut n'avoir vraiment rien pour savoir ce que c'est de n'avoir rien.") Un portrait de l'acteur en voyageur qui ne laissera indifférent ni ses admirateurs& ni les autres. --Laure Anciel
Je suis en arrêt de jeu, sur le clos, paupières closes. Je sais que vos mains, fines, élégantes, déliées, sont une harmonie, une musique pour saisir mes lettres, les déplier et les tenir comme la plus précieuse découverte de notre vie. Cette main qui repousse une mèche de cheveux reste suspendue pendant que vous lisez, attentive, les mots sacrés de ce voyageur infatigable qui a fini par s'arrêter dans votre jardin. Je vous aime depuis si longtemps, depuis avant le début. Ces lettres qui ne pourraient jamais finir sont celles de mes mouvements géographiques et de mes voyages immobiles sur la scène. Mais probablement y verrez-vous un autre voyage plus complexe, plus hardi, plus désespéré. Voyager, dit-on, on n'en revient jamais. Le prendrez-vous ce temps de me lire pour me prolonger un peu en vous? Avec un don irrésistible pour dire le clair-obscur des sentiments, Bernard Giraudeau embarque ses lecteurs, en compagnie de l'inconnue qu'il veut séduire, vers des ailleurs nés d'un imaginaire construit sur l'aventure, le désir de vivre et d'aimer.
Roland est paralysé et cloué dans son fauteuil roulant. Bernard, lui, est acteur, il a été marin et parcourt le monde. Pendant plusieurs années, il a écrit à son ami, le faisant ainsi participer à ses aventures sportives, théâtrales, cinématographiques et personnelles. Il a voyagé pour lui. Loin du tourisme et de l?auto complaisance, ces lettres forment un récit hors du commun, mêlant les souvenirs du marin de dix-sept ans qui découvrait, dans l?innocence, le monde des ports et les femmes (la petite infirme de Diego Suárez, la geisha de Kobe, la dame de Balboa...) aux réflexions et aux sentiments de l?homme qu?il est devenu. Et qui se cherche de la Transamazonienne à la Patagonie et à l?Afrique, sensible aux injustices, aux parfums, à la sensualité, aux femmes. Chronique d?une amitié sans pathos, ces lettres nous révèlent un regard précis et original servi par le style à la fois brutal et lyrique d?un " homme qui court par peur de tomber ". Bernard GIRAUDEAU est né à La Rochelle en 1947. Il joue à la fois pour le théâtre et pour le cinéma avec, entre autres, Ridicule (1995), Les Caprices d?un fleuve (1995) qu?il réalise, Gouttes d?eau sur pierres brûlantes (1999) ou encore Une affaire de goût (1999). Il réalise plusieurs documentaires dont La Transamazonienne (1999), Chili Norte I Chili Norte II (1999), Un ami chilien (1999).
Deux jeunes hommes, deux origines sociales, deux vies liées par la curiosité, deux destins tragiques dans un XIXe siècle nordique et colonial. Jónas Hallgrimsson, naturaliste et poète islandais, étudie à Copenhague, crée une revue et vit une bohème estudiantine grisante, entouré d'écrivains comme H.C. Andersen. Il a rencontré un jeune garçon, berger et rêveur, né dans une famille très pauvre, qui est devenu son ami. Le sort va les frapper impitoyablement tous les deux : Jónas va se casser la jambe, être hospitalisé et victime de la négligence du chirurgien. Et Keli va disparaître dans la campagne déserte de l'intérieur du pays. Les méthodes de l'enquête lancée par le bailli sont étonnantes dans cette colonie peu peuplée de paysans miséreux, et les explosions de violence sont nombreuses. Le style élégant et économe d'Arnaldur Indridason nous tient en haleine. Un grand livre noir d'un remarquable écrivain mondialement reconnu.
Melchiorre Matteo ; Echenoz Anne ; Quadruppani Ser
Après avoir revendu son palais en ville, le dernier des Cimamonte, héritier d’un mode de vie révolu, revient s'installer en montagne dans la villa de ses ancêtres. Surnommé ironiquement « le Duc » par les villageois, il profite d’une vie paisible et calme. Quand il apprend que quelqu’un vole dans ses bois, il va se heurter à l’implacable Fastréda et se retrouver tiraillé entre l’histoire de sa famille qui empoisonne petit à petit son esprit, et le bon sens qui lui dicte de ne pas s’accrocher à des principes passéistes. L'écriture de Matteo Melchiore nous emmène en même temps que le Duc dans une inévitable lutte de pouvoir, qui s’envenime au fur et à mesure que les saisons marquent les magnifiques paysages de la montagne italienne, de la lumière de l’été à la froideur de l’hiver, jusqu'au feu du printemps.
Un homme quitte la prison de San Vittore. Il est seul, personne ne l'attend. Il a un plan pour échapper à son passé, fait de violences au nom de la 'Ndrangheta, de trafic de drogue, de chantages... Comment a-t-il pu sortir de prison en toute légalité au bout de quatre ans alors qu'il devait en purger trente, c'est ce que tout le monde se demande, à commencer par l'imperturbable Lanza, au flair aussi redoutable que son humour craignant une flambée de violence, il alerte l'inspecteur Ferraro qui, bon gré mal gré, comme toujours, part investiguer dans une Milan graduellement ensevelie sous la neige. De Milan et sa folle course urbanistique aux labyrinthiques quartiers de Naples, en passant par un poussiéreux village calabrais grillé parle soleil, Gianni Biondillo nous régale ici d'une nouvelle enquête de son inspecteur préféré, issu du populaire Quarto Oggiaro en voie de gentrification, et nous emporte avec lui dans une intrigue noire, drôle et émouvante, où tous les protagonistes seront liés par le goût du sang.