Giorgio Vasari a réuni ce qui fut probablement la première collection de dessins fondée sur une logique historisante : le légendaire Libro de' disegni, conçu comme parallèle à la seconde édition des Vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes, parue à Florence, en 1568, chez les Giunti. Vasari ne cesse de mentionner, dans cette seconde édition des Vies, qu'il possède dans son Livre des dessins - in nostro Libro de' disegni - des feuilles de l'artiste dont il est en train de rapporter la biographie et l'oeuvre, et décrit certaines d'entre elles avec plus ou moins de précision. Mais les cas dans lesquels il a été possible de leur faire correspondre une oeuvre conservée de nos jours sont relativement rares. Ainsi, dans la Vie de Giulio Romano, Vasari décrit-il, au plafond de l'une des salles du Palazzo Te de Mantoue, une peinture à l'huile représentant la Chute d'Icare, dont il indique, pour finir : "Et dans notre Livre des dessins de différents peintres, est le dessin même de cette fort belle histoire, de la propre main de Giulio" . Le dessin se trouve aujourd'hui dans la collection du Louvre. Actuellement sont recensés, au total, seize de ces dessins identifiés grâce au témoignage de Vasari, dont : le Projet pour le monument équestre de Francesco Sforza par Piero del Pollaiuolo (Albertina), la Judith de Mantegna (Offices), la Tête de femme attribuée à Verrocchio (Louvre), le Mercure purgé de Peruzzi (Louvre), le Jeune garçon pincé par une écrevisse de Sophonisba Anguissola (Naples, Capodimonte), la Vierge de Miséricorde de Rosso (Louvre), la Pietà de Clovio (Louvre) et Pépin triomphant d'Astolphe, roi des Lombards de Girolamo Siciolante da Sermoneta (Louvre).
Résumé : Histoire sociale et histoire de l'art ne font qu'un : c'est ce qu'après tant d'études qui ne se sont intéressées qu'à la signification propre de l'oeuvre d'art, ou à sa signification purement sociale, illustre admirablement Michael Baxandall (1933-2008), historien anglais, sur l'exemple de la peinture italienne de la Renaissance. A quelle demande exacte répondaient Masaccio, Filippo Lippi, Andrea del Castagno ou Fra Angelico ? De quel sens leurs oeuvres étaient-elles chargées, et comment les regardaient leurs destinataires et leurs commanditaires ? C'est à ce type de questions que répond l'auteur en analysant le marché de l'art, à travers les contrats, les correspondances et les registres de comptes. En montrant aussi comment les dispositions visuelles nées de la vie quotidienne, religieuse, sociale ou commerciale de l'époque sont devenues des éléments déterminants du style du peintre. Retrouver l'oeil du Quattrocento, c'est rafraîchir le nôtre.
Couronné "Prince des peintres" par Giorgio Vasari, Raphaël (1483-1520) est un des artistes les plus populaires de la Renaissance italienne. Célèbre pour ses Madones harmonieuses et sereines ainsi que pour ses travaux au Vatican, il exerça une immense influence de son vivant et après sa mort. Il fut engagé par le pape Jules II comme architecte en chef, et sa première commande en 1509 consista à décorer les appartements pontificaux. De nos jours, ces salles attirent les visiteurs du monde entier. Raphaël par le détail montre ses chefs-d'oeuvre comme on ne les a jamais vus, dans des détails magnifiques. Stefano Zuffi, historien de l'art et spécialiste de la Renaissance italienne, entraîne le lecteur dans un voyage étonnant à travers la vie et l'oeuvre de Raphaël, en passant d'un détail à l'autre. L'ouvrage est organisé par thèmes et comprend une biographie ainsi qu'une liste des oeuvres.
Résumé : Période charnière de l'art européen, la Renaissance a révolutionné l'histoire picturale, en faisant des XVe et XVIe siècles le temps du retour à la pensée et à l'esthétique de l'Antiquité. Prônant l'harmonie, mais explorant également des thématiques et des modes de représentations nouveaux, les peintres de la Renaissance ont parcouru les cours des rois d'Europe pour y réaliser des fresques spectaculaires, revisiter des figures religieuses ou encore représenter avec modernité les puissants de ce monde. Avec plus de 400 oeuvres, L'Art de la Renaissance donne à découvrir ou redécouvrir le talent de ces peintres majeurs?depuis les Italiens Botticelli, Vinci, Michel-Ange ou Raphaël aux peintres d'Europe du Nord comme Holbein ou Dürer, en passant par les Français de l'école de Fontainebleau ? qui nous émerveillent aujourd'hui encore par leurs regards et leur virtuosité.