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Mythe emblèmes traces. Morphologie et histoire, Edition revue et augmentée
Ginzburg Carlo ; Aymard Monique ; Paoloni Christia
VERDIER
14,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782864326175
Comment l'étude des procès de sorcellerie nous éclaire-t-elle sur les croyances populaires du Moyen Age? De quelle histoire se réclame l'histoire de l'art quand elle veut s'inspirer de l'oeuvre d'Aby Warburg? Comment comprendre le destin d'une formule latine ente le XVIe et le XVIIe siècle? Mais encore: l'oeuvre érotique de Titien est-elle susceptible d'une lecture iconographique? Celle de Dumézil d'une lecture politique? Et celle de Freud d'une lecture anthropologique? En six chapitres Carlo Ginzburg a révolutionné l'art de l'enquête dont il donne une interprétation décisive dans le septième des essais qui composent ce livre: "Traces". L'historien invente ainsi un nouveau paradigme pour les sciences humaines - le "paradigme indiciaire". On comprendra mieux, en lisant Ginzburg, ce que cherche l'historien et comment il le trouve. Ce que trouvent les hommes et comment ils le cherchent. "Mythes emblèmes traces", paru une première fois en français en 1989, était depuis longtemps épuisé. Cette nouvelle édition augmentée d'une postface permettra au lecteur de découvrir ou de redécouvrir, dans une version entièrement revue et mise à jour, ce classique de l'historiographie et des sciences humaines. Les éditions Verdier publient simultanément un nouveau volet des enquêtes de Carlo Ginzburg: "Le fil et les traces".
Nombre de pages
376
Date de parution
07/10/2010
Poids
230g
Largeur
112mm
Plus d'informations
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EAN
9782864326175
Titre
Mythe emblèmes traces. Morphologie et histoire, Edition revue et augmentée
Auteur
Ginzburg Carlo ; Aymard Monique ; Paoloni Christia
Editeur
VERDIER
Largeur
112
Poids
230
Date de parution
20101007
Nombre de pages
376,00 €
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Ce bref ouvrage instaure un dialogue entre deux historiens majeurs du XXe siècle, Marc Bloch (1886-1944), pionnier de l'histoire critique, et Carlo Ginzburg (1939-), maître de la microhistoire. Dans un parcours articulé autour de trois textes signés Carlo Ginzburg (1965, 1973 et 2024), ce livre montre comment Bloch a jeté les bases d'une approche critique de l'histoire et témoigne du rapport de Carlo Ginzburg à l'oeuvre de cet historien majeur. Dans les trois textes réunis ici, Carlo Ginzburg explore la pensée de Marc Bloch : sa genèse, son évolution et la construction de sa méthodologie. Il revient également sur l'influence des travaux de Bloch sur ses propres recherches. Ginzburg explicite ainsi la " scientificité de l'histoire " propre à Bloch, laquelle repose sur la critique du témoignage (par opposition aux sciences de la nature reposant sur des expériences) et les relations qu'elle entretient avec la psychologie et la sociologie. Bloch revendique en effet la possibilité d'une connaissance scientifique des faits historiques singuliers. Il s'attache à l'étude des fausses nouvelles (dans un premier temps celles qui circulent dans les tranchées de la Première Guerre mondiale où il combattit), ce qui le mène à l'écriture de son célèbre ouvrage " Les Rois thaumaturges " en 1924, dans lequel il étudie la croyance dans le pouvoir royal de soigner les écrouelles par le toucher. Bloch montre qu'au-delà de la légende, on puise à une vérité plus profonde, celle des représentations collectives. Au début du XXe siècle comme aujourd'hui, l'importance de cette recherche suscite l'éloge de nombreux chercheurs et peut être considérée comme une ancêtre de la microhistoire : une étude de cas qui pose la question de sa généralisation en reliant une " anomalie ridicule " aux " tendances générales de la conscience collective ". Si Les Rois thaumaturges est un classique, nous dit aussi Carlo Ginzburg, c'est parce qu'aujourd'hui, à un siècle de distance et dans un monde profondément différent de celui dans lequel il fut publié, il nous offre des instruments pour réfléchir à des phénomènes dans lesquels nous nous trouvons tous immergés, à commencer par celui des fake news.
On retrouve dans ces neuf essais les thèmes de prédilection de l'auteur: le rapport entre morphologie et histoire, le statut du témoignage et de la preuve, les relations, toujours reformulées, du mot et de l'image. Ainsi que ses héros culturels: Wartburg et Gombrich, Bloch, Auerbach et Spitzer, - mais aussi Tolstoï et Proust.
Laure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.
Léonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.
Le Dit du Genji", ce grand classique de la littérature universelle dont Borges disait qu'il n'a jamais été égalé, fut écrit au début du onzième siècle par dame Murasaki, une aristocrate qui vécut à la cour impériale de Heian-kyô (l'actuelle Kyôto). Cependant, écrit René Sieffert qui a travaillé à sa traduction près de vingt ans, "pas un instant je n'ai eu le sentiment d'un véritable dépaysement, ni dans le temps ni dans l'espace, mais au contraire me hantait l'impression constante d'être engagé dans une aventure mentale étonnamment moderne. Il m'a semblé découvrir des situations, des analyses, des dialogues qui pouvaient avoir été imaginés hier, si ce n'est demain." Ce "roman-fleuve", qui retrace le destin politique et la riche vie amoureuse d'un prince, le Genji, vaut autant par la vigueur de la narration que par l'évocation d'un climat, une atmosphère, un état d'âme, les accords d'une cithare ou le parfum d'un prunier en fleur - illustration parfaite de l'impermanence de ce monde et de la vanité ultime de toute entreprise humaine.