Guy Gilsoul, né à Namur en 1950, a été Professeur à l'Institut supérieur des arts de Bruxelles et assistant à l'ULB. Outre de nombreux textes de catalogues et préfaces d'expositions, il a publié plusieurs monographies d'artistes, un roman (Rue de Pologne, CFC éditions, 2003) et un premier recueil de nouvelles (Le Goût de la craie, éditions du Cygne, 2014).Ce recueil de nouvelles signé Guy Gilsoul transpire d'une atmosphère « d'inquiétante étrangeté », où objets et lieux sont autant acteurs du récit que les personnages eux-mêmes, incarnant tour à tour la vie, la mort, la présence, l'absence, le destin inéluctable et la perte.Dans l'univers fantomatique et poétique du Bracelet, on rencontre notamment un groupe de collectionneurs passionnés désireux de se protéger du monde et des affres de la modernité en recréant un microcosme artistique, jusqu'au jour où le couperet de la réalité les rattrape ; un mort oubliant sa propre mort ; un randonneur confronté à l'ivresse du néant ; un comptable dont l'argent glané toute sa vie durant ne servira qu'à payer ses propres obsèques ; un galeriste hanté par la mort de sa mère et à la merci d'un chasseur mû par l'appât du gain?D'ordinaire, les images figurant dans un recueil de nouvelles visent à illustrer les mots et le texte qui les accompagnent. Ici, cependant, les mots eux-mêmes illustrent les images. À chaque nouvelle correspond une photo de bijou ou d'artefact (pendentif, collier, bracelet?) issu de l'art ethnique (mongol, congolais, par ex.). Ce livre rassemble ainsi deux collections, de nouvelles, d'une part, et d'objets d'art, d'autre part. Cette interaction de l'art littéraire et de l'art plastique ne paraît toutefois pas constituer une finalité en soi car on pourrait également y déceler une mise en abyme de la nouvelle en tant que genre littéraire.
Nombre de pages
102
Date de parution
16/02/2018
Poids
180g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782873174972
Titre
Le bracelet et autres nouvelles
ISBN
2873174978
Auteur
Gilsoul Guy
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
151
Poids
180
Date de parution
20180216
Nombre de pages
102,00 €
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On n'écrit pas sur les " travaux " d'Anne de Bodt. Au mieux, accompagne-t-on une ?uvre dont les objets donnés ne sont que l'expression provisoire. L'?uvre donc convoque ce temps nécessaire que les Grecs nomment Kairos et, pour le dire, des gestes artistiques d'une grande modestie, répétés inlassablement mais jamais à l'identique avec des matériaux d'une extraordinaire pauvreté comme si tout, ici, ne tenait qu'à un fil éternellement noué puis dénoué. Pour dire l'?uvre d'Anne de Bodt, il fallait donc accepter l'esprit de l'?uvre. Renoncer au temps de l'instant présent et lui préférer la durée et l'attention flottante. Au discours d'historien, emprunter la voie des courants plus légers, se laisser emporter. Il fallait regarder longuement les ?uvres, les apercevoir de loin, puis de plus près, se pencher et lire peut-être certains poèmes, certains haïkus. Il fallait aussi écouter la musique sacrée d'ici et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui, se promener avec Anne de Bodt dans le jardin, puis s'asseoir et parler.
Vive les animaux ! D'accord. Mais vont-ils sauver nos villes ? " Erik Orsenna, de l'Académie française La moule zébrée va-t-elle sauver New York ? Le scorpion Tityus serrulatus terroriser les habitants de São Paulo ? Les kangourous s'ébattre dans la forêt de Rambouillet ? Saviez-vous seulement que toutes ces bêtes vivaient si près de chez vous ? En pleine crise de la biodiversité, nos villes sont devenues des jungles hybrides où se croisent bien plus de créatures que dans nos forêts. Bienvenue aux 33 000 sangliers clandestins des parcs de Berlin, aux léopards des faubourgs de Bombay ou encore aux coyotes de Chicago et aux cougars de Mulholland Drive. Certains ont muté, leurs comportements ou leurs physiques se sont transformés pour survivre à la ville. La souris de Brooklyn résiste aux polluants lourds, l'escargot d'Amsterdam combat l'îlot de chaleur urbain, l'hirondelle de la Côte est réduit sa voilure pour éviter les gratte-ciel. Au travers de 1 001 histoires de bêtes de villes, l'architecte Nicolas Gilsoul nous offre un bestiaire érudit de nos territoires et nous incite à nous reconnecter au vivant. En chemin il dessine de nouvelles perspectives sur l'art de concevoir la ville avec le génie animal. A l'évidence, observer des bêtes, ça rend intelligent. Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, Nicolas Gilsoul est architecte, paysagiste et docteur en sciences à l'Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement à Paris. Professeur à l'Ecole nationale supérieure d'architecture Paris-Malaquais, il enseigne de Vancouver à Bruxelles. Lauréat de l'Académie de France à Rome, pensionnaire de la villa Médicis, il a remporté de nombreux prix d'architecture. Il publie avec Erik Orsenna en 2018 Désir de villes chez Robert Laffont, dans lequel il explore entre autres les tréfonds de la ville Terrier et les cimes de la ville Canopée.
Les villes étaient notre royaume. Puis nous y avons croisé les bêtes. Oiseaux, papillons, renards, sangliers, hérissons et kangourous ont surgi et sont devenus citadins comme nous. La révolution continue. Volubile mais silencieuse, Sa Majesté Chlorophylle marche sur la ville. Hôte, cuisinière et architecte, la Plante entre en scène. Le lotus sacré de Bangkok navigue-t-il mieux sur les rivières d'asphalte ? Le haricot parisien nous préviendra-t-il à temps de la pollution de l'air ? A Tel-Aviv, les plages bruyantes rendent-elles vraiment sourdes les belles de nuit ? Les chèvres urbaines vont-elles grimper aux arbres de parking ? Et le roi des papillons mexicains fera-t-il avec la verge d'or son grand retour dans nos villes ? Chlorophylle et ses bêtes nous instruisent. Sur le pavé, elles parlent d'architecture et de géopolitique, de mondialisation et d'ancrage local à la terre, d'inventions et d'innovations, de culture, d'histoire, d'espoir. Et d'amour. Grâce à ces nouvelles histoires naturelles, l'architecte Nicolas Gilsoul nous entraîne dans un jubilatoire voyage au pays du Vivant. Son école buissonnière, savante et joyeuse, souligne la fragilité de notre monde et réenchante nos villes. Chevalier de l'ordre des Arts & des Lettres, Nicolas Gilsoul est architecte, paysagiste et docteur à l'Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement à Paris. Professeur à l'Ecole nationale supérieure d'architecture Paris- Malaquais, il enseigne de Zurich à Bruxelles. Lauréat de l'Académie de France à Rome, pensionnaire de la villa Médicis, il a remporté de nombreux prix d'architecture. En 2018, il publie avec Erik Orsenna Désir de villes chez Robert Laffont, dans lequel il explore entre autres les tréfonds de la ville Terrier et les cimes de la ville Canopée. En 2019, il livre sa vision d'une ville refuge, partagée et vivante dans son essai Bêtes de villes paru chez Fayard. Ses petits traités d'histoires naturelles des villes dessinent en chemin de fascinantes perspectives sur le nouveau milieu naturel de l'humanité.
Guide pratique de la performance comme outil pédagogique et comme expérience transformatrice de vie par une performeuse franco-brésilienne internationalement reconnue, ce manuel ne se contente pas de réflexions pratiques. C'est un guide pédagogique, pour la pratique, la réflexion et la vie. Pour Tania Alice, la pédagogie est une expérience transformatrice, pour l'élève ou l'étudiant mais aussi pour le professeur, une expérience axée sur le changement. La pédagogie est une pratique collaborative, c'est ensemble qu'on se lance dans l'aventure. Nombre d'ouvrages récents consacrés à la performance se réfugient derrière une autoréférentialité complexe et une théorie nébuleuse. Ce n'est pas le cas de ce livre. Pour Tania Alice, l'art est toujours une rencontre, peu importe entre qui, un échange d'affects, à mille lieues d'une discussion entre initiés. Par ses interventions, elle tente d'extraire ces affects des structures de pouvoir régnantes pour aboutir à de nouvelles formes de subjectivité.Tania Alice est une performeuse franco-brésilienne née en 1976. Elle est directrice artistique des Performers sans Frontières de l'Université fédérale de l'État de Rio de Janeiro, où elle enseigne la performance et mène une recherche sur les actions artistiques participatives en zones de trauma. Docteur en Lettres et Arts de l'Université de Provence, elle a publié, entre autres, Performance como Revolução dos Afetos (São Paulo, Annablume, 2016) et Manual para performers e não-performers (Rio de Janeiro, Multifoco, 2020) et a été artiste-chercheuse invitée dans de nombreuses institutions internationales, dont l'Université libre de Bruxelles.