Elle est installée dans l'existence : famille, profession, habitudes. Un beau jour, on lui annonce un cancer. Va-t-elle en mourir ou pas ? Elle n'en sait rien. Mais, en attendant, elle aimerait bien rester elle-même. Or, de collègue, mère, amie, elle devient la malade. Ou la patiente. Et de la patience, il en faut. Son patron la juge incapable de travailler et la vire. Ses enfants l'infantilisent. Ses amis, avec les meilleures intentions du monde, l'enferment dans sa maladie. Les uns, les péremptoires, en savent plus qu'elle sur le mal et son traitement : "Moi, je connais quelqu'un qui..." Les autres, les maladroits, révèlent un formidable talent pour lui dire ce qu'il ne faut pas au mauvais moment. Elle tient le rôle principal d'une pièce de théâtre qui se joue sans sa participation. Alors elle décide d'en rire. Et, si possible, d'en faire rire les autres.
Nombre de pages
107
Date de parution
03/01/1996
Poids
72g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070394777
Titre
Le crabe sur la banquette arrière
Auteur
Gille Elisabeth
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
72
Date de parution
19960103
Nombre de pages
107,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un paysage de cendres. Léa et Bénédicte ont cinq et sept ans lorsque les hasards de la guerre les jettent dans un même pensionnat bordelais. L'amitié qui les lie aussitôt " à la vie, à la mort " les aide à s'évader dans un monde enfantin de complicités et de rites, loin des violences adultes. Seule la conscience du danger les empêche de se confier un lourd secret : celui de leurs parents disparus. A la Libération, tout s'éclaire pour l'une, tout s'obscurcit pour l'autre, que rien ne va détourner de sa quête de vérité. Dans le Paris des années cinquante, où les solutions semblent si simples, l'aînée se battra pour que l'avenir de son amie retrouve figure humaine. Mais quand on a détruit l'idéal d'un enfant, saccagé sa conscience et dévasté son image peut-il renaître de ses cendres ...
Léa a cinq ans lorsque ses parents sont déportés. Echappant de justesse à la rafle, elle est cachée par des bonnes s'urs dans leur pensionnat bordelais. Bénédicte, sept ans, devient sa seule amie et protectrice. La Libération venue, Léa apprend brutalement que ses parents ne reviendront jamais. Obsédée par la recherche de la vérité, elle sombre dans le désespoir, et Bénédicte devient bientôt son unique lien au monde.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys