Gilbert-Lecomte Roger ; Thivolet Marc ; Minet Pier
GALLIMARD
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EAN :9782070285587
Les essais de Roger Gilbert-Lecomte, réunis pour la première fois en un seul volume, ont été répartis selon deux grandes divisions : 1) Révélation-Révolution 2) Retour à tout. La première partie contient tous les écrits de la période du Grand Jeu publiés dans des ouvrages ou des revues. On y trouve également des textes demeurés inédits : ceux qui étaient destinés au numéro 4 de la revue du groupe. La seconde partie est composée de fragments d'une oeuvre dans laquelle Roger Gilbert-Lecomte se proposait de remettre en cause les fondements de la pensée occidentale. Cette entreprise devait toucher, pour les brûler, tous les domaines de la connaissance. Plus que le but visé, ce sont les déchirures, les blessures du texte qui apparaissent ici à vif. Il n'y a plus qu'éclairs, discontinuité - la pensée même. Cette défaite de "l'oeuvre" au sens convenu du mot pourrait bien annoncer - après les Fragments de Novalis - le Livre à venir. Il a été, dans la plupart des cas, impossible de dater les inédits. Cette datation eût-elle été possible que n'en serait pas moins apparu un fait d'évidence : les textes sont frappés du sceau de l'intemporel. Ils nient le devenir au terme duquel ils s'inscrivent. En revanche, les trois conférences placées en annexe nous montrent un Roger Gilbert-Lecomte soucieux de situer Le Grand Jeu par rapport aux courants poétiques et philosophiques de son temps.
Nombre de pages
376
Date de parution
07/11/1974
Poids
384g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070285587
Titre
Oeuvres complètes. Tome 1, Proses
Auteur
Gilbert-Lecomte Roger ; Thivolet Marc ; Minet Pier
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
384
Date de parution
19741107
Nombre de pages
376,00 €
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Le Grand Jeu et ses principaux animateurs sont entrés aujourd'hui dans l'histoire littéraire et dans la légende. La correspondance de Roger Gilbert-Lecomte adressée à René Daumal, Roger Vailland, Pierre Minet, René Maublanc, Vera Milanova et le docteur Jean Puyaubert nous fait connaître au naturel ces lycéens des années 1923-1926 qui révolutionnaient les nuits rémoises, avant de connaître, au bout d'aventures spirituelles divergentes, des destins remarquables. On découvre aussi la vie tragique de Roger Gilbert-Lecomte, marquée par la drogue et par une rigoureuse négation du monde.
Ce regroupement de l'oeuvre poétique de Roger Gilbert-Lecomte est articulé en deux parties. Une première rassemble les recueils publiés du vivant de l'auteur : La Vie l'Amour la Mort le Vide et le Vent (1933) et Le Miroir noir (1937). La deuxième partie présente les textes retrouvés ou publiés après la mort de l'auteur : les premiers poèmes , les poèmes à résonance "simpliste" ou "humoristique", les fantaisies littéraires, puis les poèmes plus élaborés, enfin les fragments d'un roman poétique dont le héros s'appelle Tic Lapeur.
Telle qu'elle nous est parvenue, composée de fragments accolés sans ordre apparent, de notes éparses et de projets simplement énoncés, l'ouvre de Roger Gilbert-Lecomte manque de la structure rigoureuse qui devait en constituer le fondement, et, dans une certaine mesure, se réduit à des miettes. Mais on pourrait lui appliquer ce que Friedrich Schlegel disait des Fragments de Novalis : "Poussière, oui ! Mais poussière de diamants !"Ecartelé par les contradictions de son existence tourmentée, conscient du gouffre creusé par le langage entre sa vision du monde et l'expression écrite qu'il lui fallait en donner, Roger Gilbert-Lecomte a gravi jusqu'au sommet ce calvaire qu'est l'exigence innée d'absolu.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.