En 1886 Charles Gide rejoint le mouvement coopératif qui se réorganise en France. Il va lui donner une doctrine — celle de l'Ecole de Nîmes —, rapidement condamnée par les libéraux qui y voient une dangereuse dérive socialiste, et considérée avec méfiance par les socialistes qui la jugent trop "bourgeoise". Il défend l'idée d'une coopération émancipatrice, structure d'apprentissage de la démocratie et de l'efficacité économique, porteuse de l'intérêt général, permettant d'abolir le régime du profit sans tomber dans l'étatisme, fournissant des avantages immédiats et évidents aux classes populaires et qui, par essaimage, peut s'étendre d toute la société. Il combat la conception libérale et patronale de la coopération. Il situe cette dernière au sein de l'économie sociale, organisée autour des idées d'association et de solidarité. Il participe d la construction de la Fédération nationale des coopératives de consommation, s'intéressant d leurs problèmes concrets de gestion et aux conflits permanents qu'elles ont avec le commerce privé. Il tente d'éviter le "schisme coopératif" — la sécession des coopératives liées au Parti socialiste — mais n'y réussit pas. Devenu Président de la Fédération en 1902, il commence à poser des jalons pour la réunification du mouvement. Le présent volume rassemble des textes qu'il a publiés sur ces thèmes entre 1886 et 1904.
Nombre de pages
381
Date de parution
01/11/2003
Poids
470g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747515955
Titre
Coopération et économie sociale (1886-1904)
ISBN
2747515958
Auteur
Gide Charles ; Devillers Patrice
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
470
Date de parution
20031101
Nombre de pages
381,00 €
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Dans "Economie sociale", Charles Gide offre une réédition augmentée de son rapport pour l'Exposition universelle de 1900, explorant les institutions et les efforts sociaux du XIXe siècle. L'ouvrage examine les initiatives visant à améliorer la condition ouvrière, les expositions d'économie sociale et les débats entre économie politique et sociale. Gide analyse les organisations sociales, leur efficacité et leur impact sur la société, tout en soulignant l'importance de l'organisation réfléchie pour le progrès social.
Ce deuxième volume des oeuvres de Charles Gide reproduit ses célèbres Principes d'économie politique, un manuel à travers lequel des générations d'étudiants français ont pris contact avec l'économie politique et qui fut en son temps un véritable phénomène éditorial avec 26 éditions publiées en France de 1884 à 1931, 19 traductions en langues étrangères et une en braille. Et s'il ne fut plus réédité en France après la mort de l'auteur en 1932, sa carrière se poursuit à l'étranger et l'on trouve encore une réédition en persan en 1968 et en anglais, aux Etats-Unis, en 1970. Ecrits dans un langage accessible à tous, soucieux d'éclairer les problèmes économiques, de plus en plus orientés vers l'économie sociale, ces Principes peuvent encore intéresser le lecteur contemporain et non spécialiste. C'est d'ailleurs déjà l'opinion d'André Gide qui, parvenu au milieu de l'ouvrage écrivait à son oncle le 26 février 1918 : "... quel profit j'ai déjà retiré de ce qui précède ! et que j'aime l'honnêteté de tes expositions ! Pas un instant en te lisant on n'est contrait de s'armer de méfiance et de dire : ah ! ah ! je vous vois venir ! comme il advient avec tous ceux dans l'esprit de qui la réponse a précédé la question". L'édition reproduite est la dernière publiée du vivant de l'auteur, en 1931. Elle est précédée d'une préface qui situe l'oeuvre dans l'histoire de la pensée économique et présente les principales évolutions qu'elle enregistre de 1884 à 1831. Elle est accompagnée de notes qui permettent sur des points précis de suivre les inflexions de la pensée économique et sociale de Charles Gide au long de cette période.
De 1886 (" Ni révoltés, ni satisfaits ") à 1931 (" Une visite à Gandhi "), Charles Gide a publié 840 articles dans la petite revue de l'Ecole de Nîmes, L'Emancipation. Ce volume présente 132 de ces textes. Le lecteur contemporain sera certainement surpris d'y voir traité bien des questions actuelles, du vieillissement de la population française et du problème des retraites aux ambiguïtés du progrès technique en passant par les difficultés de l'instauration d'un Etat d'Israël. Il pourra revivre, à partir de chroniques d'actualité, la difficile émergence de la législation sociale et les controverses qu'elle a suscité, le débat entre réformistes et révolutionnaires, la montée vers la première guerre mondiale, le gâchis de l'après-guerre et l'échec de la politique coloniale française. Il pourra surtout prendre connaissance de l'effort opiniâtre d'un homme et de tout un courant de pensée pour dégager, entre libéralisme débridé et toute-puissance de l'Etat, une voie qui permette à la société de se développer dans un sens à la fois efficace économiquement, moral et respectueux de la liberté individuelle : la Solidarité en est le principe, la Coopération et l'Association en sont les moyens.
En 1887, Charles Gide créé la Revue d'économie politique dont il sera le rédacteur en chef jusqu'à sa mort (1932). Cet ouvrage propose une large sélection de textes donnés par Gide à la Revue entre 1887 et 1931. Une présentation générale situe le rôle et l'apport de ce grand économiste français qui s'efforce de repenser l'économie sociale et la solidarité dans nos sociétés.