La Région, territoires politiques, le Nord-Pas-de-Calais
Giblin-Delvallet Béatrice
FAYARD
41,50 €
Epuisé
EAN :9782213024684
Avec La Région, territoires politiques (ce pluriel est à souligner), Béatrice Giblin-Delvallet construit une démarche nouvelle d'analyse géopolitique régionale. En effet, elle identifie et localise, dans le cadre d'une importante région, mais sans oublier les plans national et international, les rivalités et les alliances de forces et de personnalités politiques très diverses : non seulement les partis et leurs dirigeants, mais aussi les maires (notamment ceux des grandes villes), conseillers généraux, députés, sénateurs, chacun d'eux ayant son aire d'influence, son territoire qu'il s'efforce de conserver ou d'étendre. Béatrice Giblin-Delvallet raisonne comme eux, en termes stratégiques, et démontre qu'il est essentiel de tenir compte de leurs rivalités (y compris au sein d'un même parti) pour saisir les vraies logiques de l'aménagement du territoire. Elle a forgé sa méthode dans l'analyse des problèmes politiques du Nord et du Pas-de-Calais, région qu'elle connaît particulièrement bien (ne serait-ce que par ses attaches familiales), et elle compare l'évolution récente de ce " bastion " de la gauche avec celle du Midi " rouge " où aujourd'hui l'influence de l'extrême droite est de plus en plus forte. Elle se montre particulièrement critique à l'égard de ceux qui invoquent de prétendues " grandes lois d'aménagement du territoire " pour proclamer la prépondérance nouvelle d'un Grand Midi et l'irrémédiable déclin du Nord. Au contraire, montre-t-elle, le Nord-Pas-de-Calais peut devenir l'un des grands carrefours de l'Europe si toutefois les élus savent tirer parti de ses atouts géopolitiques que seront le tunnel sous la Manche et le TGV Nord. Yves LACOSTE. Béatrice Giblin-Delvallet, docteur d'Etat, maître de conférences à l'université Paris-VIII (Centre de recherches et d'analyses géopolitiques), est membre fondateur de la revue de géographie et de géopolitique Hérodote.
Nombre de pages
452
Date de parution
01/09/1990
Poids
690g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782213024684
Titre
La Région, territoires politiques, le Nord-Pas-de-Calais
Auteur
Giblin-Delvallet Béatrice
Editeur
FAYARD
Largeur
155
Poids
690
Date de parution
19900901
Nombre de pages
452,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Béatrice Giblin, professeur de géographie à l'université Paris-VIII, membre du comité de rédaction de la revue Hérodote, dirige une école doctorale, vouée à l'étude des relations entre l'espace et les problèmes politiques. Les lois Gaston Defferre ont près d'un quart de siècle et l'énorme ouvrage pionnier dirigé par Yves Lacoste, Géopolitique des régions françaises (Fayard, 1986, 3 vol.), est à présent un peu daté. Que de changements, en effet, depuis la décennie 80 ! L'enracinement d'institutions plutôt artificielles au début a eu lieu : les conseils régionaux et leurs présidents sont aujourd'hui des puissances politiques considérables dont le pouvoir central doit bien s'accommoder. On a assisté à des transferts de compétences très importants en matière de fiscalité, d'aménagement du territoire, de culture. Le bilan est-il entièrement favorable ? Il serait excessif d'affirmer qu'une politique allant à l'encontre de plusieurs siècles de centralisation a si rapidement donné des fruits positifs. En tous cas, un bilan s'imposait d'urgence, en particulier après le séisme politique des régionales de 2004. Au moyen de nombreuses cartes originales, le lecteur perçoit "sur le terrain", au fil de cet ouvrage, les nouveautés comme les permanences de ces vingt-deux territoires nouveaux.
Voilà déjà plusieurs dizaines d'années que le comité de rédaction d'Hérodote envisage de consacrer un numéro à la géopolitique de l'antisémitisme, mais la difficulté du sujet et sa complexité nous en ont longtemps dissuadé. Néanmoins l'équipe d'Hérodote restait préoccupée par le caractère universel, ou presque, de l'antisémitisme, et ce depuis deux millénaires, y compris quand la présence juive est des plus réduites, voire inexistante. Comment une population juive, numériquement si faible, pouvait-elle continuer à alimenter l'antisémitisme, autrement dit, la haine des Juifs ? La force de préjugés séculaires, et même millénaires, en est bien évidemment le ressort essentiel, cependant il nous paraît nécessaire d'interroger cette permanence et cette universalité avec les outils de la géopolitique forgés par Yves Lacoste. En effet, l'antisémitisme résulte bien de rivalités de pouvoir sur des territoires pour prendre ou garder le contrôle des populations et ressources qui s'y trouvent, territoires qui font l'objet de représentations contradictoires entre les protagonistes ; approche géopolitique qui envisage aussi, par contrecoup, les conséquences de ces luttes dans des pays plus ou moins éloignés, voire dans d'autres parties du monde. Quelle meilleure définition pour caractériser le conflit israélo-palestinien et ses nombreuses conséquences aussi bien au niveau local, régional que mondial avec le soutien indéfectible des États-Unis à Israël ? Mais l'antisémitisme est loin de n'être que le contrecoup du conflit israélo-palestinien, il a bien d'autres ressorts. En outre, il y a peu de situations géopolitiques dans lesquelles les représentations du territoire en jeu ont une telle force mobilisatrice, qu'elles soient vraies ou fausses, historiquement fondées ou pas, et plus encore, quand les arguments religieux s'y mêlent. La permanence et l'universalité de l'antisémitisme s'accompagnent aussi de sa diversité dans le temps comme dans l'espace et de la présence plus ou moins active, mais toujours très minoritaire, de populations juives, qu'elles soient ashkénazes ou sépharades. C'est pourquoi, il nous a paru utile de présenter différentes facettes de l'antisémitisme contemporain. Plus que d'une géopolitique de l'antisémitisme, il est ainsi plus juste de parler d'une géopolitique des antisémitismes.
Depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche, le contexte géopolitique à l'ouest de l'Union européenne a changé : clairement, l'allié américain garant de la sécurité de l'UE par l'intermédiaire de l'OTAN, ne compte plus l'être, la Chine étant sa première préoccupation. Les États européens doivent donc désormais non seulement assumer la charge financière de leur défense, mais aussi construire une industrie de défense pour s'émanciper des États-Unis. La nécessité en est d'autant plus impérieuse que l'Europe a choisi de soutenir l'Ukraine contre la Russie, guerre qui dure depuis bientôt quatre ans. Les Européens sont donc contraints de s'interroger sur la résistance du principe sur lequel elle a fondé son existence : refuser la puissance par la force, au profit des échanges et de la paix.
Dans ce numéro sont abordés les problèmes géopolitiques complexes de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie. L'un des problèmes les plus graves auxquels ces trois pays, et plus particulièrement l'Algérie, ont dû faire face est l'islamisme politique à partir des années 1990. Qu'en est-il vingt-cinq ans plus tard ? Dans aucun de ces pays la mouvance islamiste n'a totalement disparu, mais elle est plus ou moins sous contrôle selon des moyens spécifiques à chacun d'eux. Ils affrontent dans des situations économiques difficiles la pandémie de la Covid-19, qui a imposé un contrôle sanitaire strict donnant l'occasion de renforcer un contrôle politique tout aussi strict. Par exemple, le gouvernement algérien en a profité pour interdire les manifestations du Hirak, espérant ainsi y mettre un terme, mais au vu de la profondeur de la contestation, il est possible que celle-ci reprenne. Dans un numéro sur le Maghreb, il va de soi que les relations avec la France ont toute leur place, d'autant plus qu'elles sont ô combien plus intenses et étroites qu'elles ne l'étaient pendant la colonisation.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).