Ce livre mythique, publié en 1969 à deux cents exemplaires, est enfin accessible à un large public. Souvent présenté comme le testament de Giacometti, car le texte rédigé par l¹artiste qui accompagne ses cent cinquante dessins est resté inachevé. Paris sans fin est une sorte de grand reportage à travers la ville. Cette pérégrination graphique a duré près de dix ans. On y découvre des rues, des façades, des bars de la capitale, des voitures de l'époque (une Dauphine, une 2 CV), parfois des personnages; et bien sûr cela ne pouvait ressembler à rien d¹autre qu'à du Giacometti. Paris sans fin fait partie de ces rares livres conçus entièrement par des artistes, un livre qui restera comme un classique d¹un dessinateur, peintre et sculpteur majeur du XXe siècle. Dans un avant-propos très documenté, Sylvie Wuhrmann raconte la genèse et l'histoire de cette entreprise singulière et poignante.
Nombre de pages
182
Date de parution
01/01/1945
Poids
950g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782283019948
Titre
Paris sans fin
Auteur
Giacometti Alberto
Editeur
CAHIER DESSINE
Largeur
220
Poids
950
Date de parution
19450101
Nombre de pages
182,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Rassemblant des textes célèbres, notamment liés au surréalisme, quelques-uns des entretiens au cours desquels le sculpteur avait exposé ses vues sur l'art, des carnets et des feuillets inédits, l'ouvrage montre l'artiste aux prises avec son art et avec la vie. Il permet de comprendre l'esthétique de l'artiste et le regard qu'il portait sur le monde.
Van der Eerden Paul ; Pajak Frédéric ; Dégé Guilla
Dans le domaine protéiforme qu'on désigne comme "l'art contemporain", Paul van der Eerden se contente d'un seul langage: le dessin. Une feuille de papier et un crayon de couleur suffisent pour qu'il se joue de l'abstraction, du motif, de l'onomatopée, de la sexualité, de la figuration, du rêve, de la réalité. "Polyglotte de lui-même", cérébral et possédé, il s'acharne à oublier toute idée, tout concept, pour improviser avec irrévérence un alphabet où s'emmêlent nos catégories: dessin d'enfant, dessin primitif, brut, automatique, satirique.
Plus d'une centaine de dessins pour la plupart inédits de Pierre Alechinsky, dessins exécutéslibrement sur les planches gravées de l'Icones plantarum sponte nascentium in regnis Daniae etNorvegiae, cette encyclopédie de la flore danoise, débutée en 1762 à la demande de différents roisdu Danemark et qui s'est échelonnée jusqu'en 1883. Un siècle après, en 1982, Pierre Alechinsky s'est lancé dans ce «détournement» en glanant chez des brocanteurs ou dans des marchés aux puces, les planches gravées débrochés de l'édition originale. Dessiner ou redessiner par-dessus des dessins existants: qui n'a pas éprouvé un jour cette irrésistible envie? Flora Danica constitue l'une des recherches dans ce registre les plus abouties de Pierre Alechinsky, amateur réputé de gravures et de documents rares. C'est peut-être précisément dans ce jardin botanique de la flore danoise que se cache le véritable jardin secret de l'artiste. C'est aussi la série qui lui tient le plus à coeur.
Christian Boltanski ne dessine pas - ou prétend ne pas dessiner. Il refuse le mot de "plasticien" pour lui préférer celui de peintre, bien qu'il ne peigne pas. Se pose alors la question du dessin qui, fatalement, est là, tapi sous l'oeuvre. Quel dessinateur se cache sous le soi-disant peintre? En quoi le dessin est-il pour lui à la fois essentiel et impossible? Dominique Radrizzani s'entretient avec lui sur un ton libre et familier, et l'interroge sur la définition de cet art par rapport aux installations qui font sa renommée, insistant sur les notions de ratage, de clown et d'autobiographie.
Raymond Queneau dessinateur et peintre ? Mais oui ! Simple violon d'Ingres ? Mais non ! Au lendemain de la guerre, en quête d'une possible reconversion, le père de Zazie laisse un temps la plume pour le pinceau. Il réalise entre 1946 et 1952 une centaine de dessins, près de six cents gouaches et aquarelles. Tels qu'il les pratique, le dessin et la couleur deviennent un exercice de liberté, allègre, dynamique, ludique, gourmand. Il mélange les styles sans préoccupation esthétique ou théorique, se promène dans une réalité insolite, souvent cocasse, parfois mélancolique. On dirait qu'il poursuit ses poèmes par le graphisme, qu'il jongle avec les mots par le vocabulaire des formes. Objet d'une seule exposition personnelle en 1949, cette vocation buissonnière forme une ?uvre à part entière. Un gisement poétique méconnu et surprenant, qui révèle un autre visage de l'écrivain. A travers un ensemble de plus cent cinquante reproductions, le voici donc, pour la toute première fois, en ses couleurs. Sur le fil de la biographie, à l'aide de nombreux documents inédits, le texte de Dominique Charnay évoque Queneau dans le monde de la peinture : ses rencontres, ses amitiés, ses goûts, ses opinions. Des origines du surréalisme aux années soixante-dix : Tanguy, Masson, Hélion, Torres-Garcia, Mirà, Léger, Picasso, Chaissac, Dubuffet et bien d'autres témoignent à leur manière de ses rapports passionnés avec l'art de son temps.