Introduction : ne pas se tromper d'ennemi« Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. »Franz FanonVis-à-vis de la France, la génération actuelle a pour mission d'inventer une nouvelle formule de gouvernement. Une formule qui convienne à un vieux pays devenu soudainement multiracial et multiconfessionnel. Une formule qui embrasse les nouvelles réalités démographiques sans casser la société. Une formule gagnante qui assure la puissance, le bonheur collectif et la prospérité.Pour l'instant, cette formule n'existe pas, même si tout le monde fait semblant que tout va bien. Les alarmes sonnent mais l'équipage se saoule sur le pont et chante en coeur que la République Française a réponse à tout.Ni les Français de souche, ni les Français de branche n'ont vocation à participer à un naufrage collectif. Pourtant, les chances sont grandes pour que les jeunes qui ont aujourd'hui entre vingt et trente ans assistent ou participent même à la dislocation de la France. Il leur appartient de conjurer le sort pour ne pas être la génération-fléau, celle qui a vu venir le danger et n'a rien fait, celle qui a préféré cracher dans la soupe au lieu de préserver l'héritage.Je suis sérieux, les ingrédients sont là soit pour une guerre civile, soit pour un lent détricotage de la nation française, écartelée entre les égoïsmes minables des uns et des autres.Pour paraphraser Fanon, cité en exergue de ce propos : le contexte est opaque, mais la mission est claire. Elle est évidente même. Elle fait peur surtout, car il n'existe pas de formule sur étagère pour régler le problème. D'où la tentation de fuir vers le passé à la recherche de coupables parmi les morts et les disparus. On n'y risque rien car un cadavre ne rend pas les coups de pied. Il comparaît silencieusement devant le tribunal de la mémoire qui tient session chaque jour, samedi et dimanche compris.Poussés par leurs aînés, les jeunes d'aujourd'hui mordent à pleines dents dans la chair en décomposition. D'un côté, ceux qui accusent leurs ancêtres d'avoir colonisé. De l'autre, ceux qui se présentent comme les victimes du colonialisme, bien qu'ils n'aient jamais vu de colon de leur vie, ni connu ne serait-ce qu'une seule journée d'occupation étrangère. Dans les deux cas, ce sont des lions en puissance qui se comportent comme des hyènes.Ils sont poussés au crime par des lobbies puissants. Ces officines de la haine chantent en choeur la nécessité du devoir de mémoire. Elles ont intérêt à porter à incandescence la question coloniale. Telle une nuée de criquets, partout où elles passent, elles amènent la dévastation. Elles ne fécondent rien, elles pondent la dissension et le malaise entre les frères et les soeurs.L'establishment ou une partie de celui-ci met en avant des losers professionnels dont le seul métier est d'être Arabes et Noirs. Protégés de toute critique sérieuse, ils se croient talentueux et défilent à la télévision, grisés par leur « victoire » idéologique. Ces nigauds se prennent pour Martin Luther King alors qu'ils sont les paladins du système. Ce sont des talents sur pilotis. Vous leur enlevez leurs parrains, ils s'écroulent.Ce livre est un antidote au poison distillé par ces apôtres de la mauvaise foi. Il prétend offrir une synthèse dépassionnée de la colonisation française. Il propose d'aller au fond des choses sans se perdre dans les querelles d'historiens. Il est conscient que la société cherche des réponses audacieuses à des questions simples. Des réponses exprimées clairement et sans que l'auteur ne se drape derrière une fausse neutralité.Il est habité par l'urgence de tourner la page pour se consacrer corps et âmes à ce qui importe, c'est-à-dire à la mission véritable de cette génération.Tourner la page ne veut pas dire effacer l'oppression et l'injustice. Cela ne signifie pas non plus monter la garde autour des traumatismes. Il s'agit de s'élever à la hauteur des faits pour les regarder les yeux dans les yeux, sans ramper par terre comme un animal blessé ni se placer en surplomb tel un demi-Dieu arrogant. Agir et penser comme un adulte, tout simplement.Que l'on me traite de collabo ou de traître. Peu m'importe. Je préfère livrer le combat de mon époque que de m'approprier les luttes de ceux qui sont morts et enterrés. Mon arrière-grand-père a guerroyé contre la France lors de la conquête du Maroc, il a perdu, la messe a été dite. Ses fils sont passés à autre chose, ils ont travaillé, fait des enfants et attendu la bonne occasion pour se rebeller, elle ne s'est pas présentée, tant pis. Parmi eux, mon père qui a été le seul de sa famille à fréquenter les bancs de l'école communale. Il s'est ensuite faufilé dans le lycée français de Marrakech, interdit aux musulmans à l'époque. Il y a obtenu son baccalauréat en 1956 l'année où la France annonçait son départ du Maroc. Sans tergiverser, il s'est mis au travail pour le compte des nouvelles autorités marocaines. Avec des bouts de ficelle, il a fait des miracles dans son domaine : l'audiovisuel. Mon père n'a jamais songé à demander des réparations à la France ou à lui attribuer ses difficultés.Je n'ai pas le droit de rouvrir les blessures que mes ancêtres ont cicatrisées.Cet ouvrage risque de déplaire à quelques historiens qui diront que je n'ai pas leurs diplômes, donc que je manque de légitimité. Il risque également d'irriter certains militants, de gauche comme de droite, qui n'y trouveront pas le manichéisme qui permet de distinguer les bons des méchants, avec un coup de baguette magique.Je réponds préventivement à ces deux critiques que je suis un simple citoyen qui n'a pas de temps à perdre. Il faut en effet sauver la France. Or, ni les historiens ni encore moins les militants n'ont apporté un récit qui puisse désactiver la question coloniale et en neutraliser les effets toxiques. Pour combler le vide et répondre à l'urgence, il est licite qu'un homme normal tente de se rendre utile à ses semblables en explorant, malgré ses limitations, un champ aussi complexe que celui de la colonisation. Au fond, il ne s'agit rien d'autre que de faire revivre l'idéal de l'honnête homme dont la France s'est malheureusement éloignée, ensorcelée par deux imposteurs : l'intellectuel mondain qui produit de la posture et l'expert spécialisé qui produit du bruit. L'honnête homme, lui, est un généraliste qui travaille et qui n'a pas peur d'aller au fond des choses. Il est souverain, car il revendique et exerce sa capacité à apprendre par lui-même. Comme l'homme d'entreprise, il est tendu vers l'action qui résout les problèmes et crée de la valeur. Pour le dire autrement, l'honnête homme ne prospère pas sur le malaise, il préfère se rendre utile.Quelques précisons à propos de la méthodePour des raisons de lisibilité et de simplicité, ce livre se limite à la colonisation française la plus proche de nous, celle qui a englouti l'Indochine, le Maghreb et une grande partie de l'Afrique noire. Elle démarre à la prise d'Alger en 1830, se termine en 1962 et projette ses ramifications jusqu'à l'époque actuelle.D'autres territoires ont été saisis par la France dans les siècles antérieurs dont la Réunion, la Guyane et les Antilles. Quoi que cette histoire soit fascinante à plus d'un titre, je me garderai de l'effleurer car les colonies acquises par l'Ancien Régime ont participé d'une logique tout à fait différente de celle qui a animé la colonisation après la Révolution. Elles sont le fruit d'une vision mercantiliste du monde, orientée vers la promotion des intérêts des négociants et des planteurs. Avec la prise d'Alger en 1830, démarre une colonisation d'un autre type, qui ne joue pas franc jeu et qui dissimule ses motifs véritables derrière des éléments de langage comme la mission civilisatrice. Les Rois de France avaient au moins le mérite de ne pas travestir les motivations réelles de leur politique coloniale. Nous y reviendrons amplement dans ce livre.Nous négligerons l'expérience syrienne et libanaise, conscients qu'il s'agit d'une histoire à part dans l'histoire générale de la colonisation française. De même, les comptoirs français en Inde, minuscules et excentrés par rapport à la vie globale de l'empire, ne seront pas au menu de cette étude. Que le lecteur veuille bien nous pardonner ce parti pris.Le plan suit une perspective chronologique, facile à accompagner.â?¢ Première partie : le mythe du paradis perduâ?¢ Deuxième partie : aux origines d'une idée folle (1830-1905)â?¢ Troisième partie : une mauvaise affaire (1905-1954)â?¢ Quatrième partie : une formalité nommée décolonisation (1954-1962)â?¢ Cinquième partie : l'empire contre-attaque (des années 1960 à nos jours)â?¢ Sixième partie : Que faire ? Pleurer le passé ou sourire à l'avenir ...L'étude se prolonge donc au-delà des années 1960, la colonisation s'étant diluée dans notre histoire immédiate. Elle a pris le visage de rapports de domination et de solidarité inédits, aux conséquences incalculables (et non calculées).Au cours de l'élaboration de ce livre, je me suis fait violence pour éliminer ou du moins atténuer mon biais pro-Français. Je ne suis pas sûr d'y être parvenu. En tout cas, j'ai changé d'avis à plus d'un titre, notamment en ce qui concerne l'Algérie où je suis bien moins indulgent avec la France que je ne l'étais au commencement de ma démarche. Changer d'opinion est un luxe accessible à celui qui a le temps d'étudier et de se documenter. Exercez-le et n'ayez-pas peur de faire amende honorable. Puisse ce livre vous aider dans ce sens.Enfin, gardons une dose d'humilité au moment de juger des faits accomplis par d'autres que nous et à une autre époque que la nôtre. S'il est souhaitable de cultiver un sens aigu du Bien et du Mal, il serait malvenu de distribuer des bons et des mauvais points à des personnages qui ont fait preuve d'un courage, d'une résilience et d'une culture qui ne sont pas le lot du commun des mortels. Attention à ne pas verbaliser des géants du haut d'un strapontin.Les termes indigènes et autochtones seront utilisés dans leur acception originelle, sans aucune charge péjorative. Quand j'écris noir, arabe et jaune, je me réfère à une race et à une couleur de peau, je ne rabaisse ni n'exalte personne.,
Pour l'auteur, un Marocain installé au Brésil, le voyage de Sao Paulo à Casablanca ne sera pas comme les précédents. Arrivé à l'aéroport, la mine des employés, la forme du paysage, l'air du dehors : rien ne semble avoir changé. Pourtant, il vient de perdre son père. Très vite, ses souvenirs se mêlent et se démêlent pour former un tableau où l'évocation de la figure paternelle accompagne les indignations d'un homme qui redécouvre sa culture dans les pires conditions. Face à la corruption et à la décadence morale qu'il constate, il choisit de prendre à partie les élites et les institutions qu'il estime responsables de la débâcle. Le Maroc d'aujourd'hui est comme en déshérence, et l'évidence de ses fragilités contraste douloureusement avec les réussites passées et la mémoire des hommes qui les ont construites. Dans cette introspection à la fois pudique et tranchante, l'auteur voit néanmoins l'opportunité d'une leçon, celle d'un héritage affectif immense et la possibilité d'un regard lucide sur la réalité.
La première révolution française, celle de 1789, a remplacé Dieu par les lumières. La deuxième, celle de 1968, a remplacé le Devoir par le principe de plaisir et l'individualisme. La troisième, celle que nous vivons en ce moment, accouche d'un Français nouveau qui est un étranger chez lui. Il est soit musulman ou africain et refuse de couper le lien avec sa civilisation d'origine, soit un Français de souche déraciné et acculturé. Quelle que soit sa couleur de peau, ce Français nouveau accepte tout pourvu que son confort ne soit pas remis en cause. Il renonce à l'héritage moral légué par les générations précédentes, à la grandeur et à la puissance, désormais mal vues. Il vote, scrutins après scrutins, pour des dirigeants qui souhaitent ouvertement faire de la France un territoire administré par Bruxelles. Ce Français nouveau refuse la France ou abdique. Musulman marocain élevé en France, aujourd'hui étranger car résidant au Brésil, Driss Ghali est stupéfait, à chacun de ses retours à Paris, devant l'islamisation, l'ensauvagement et l'américanisation de l'hexagone. Face à l'apparente passivité des Français et de leurs élites, il ne veut pas se taire car il n'accepte pas de voir sa seconde famille disparaître. " Serai-je un jour capable d'appeler " France " la créature qui prend forme sous mes yeux, dans un bloc opératoire ouvert aux quatre vents et déserté par la raison et la fidélité ? " Diplômé de l'école Centrale et de l'Edhec, Driss Ghali publie régulièrement dans Causeur.
Sur le mode d'une lettre personnelle, Driss Ghali s'adresse à chacun d'entre nous, citoyens du monde moderne perdus devant les nombreuses injonctions contradictoires de l'Occident : réussite sociale et matérielle, bonheur, éthique, compassion, exigence, fermeté, sincérité, etc... Comment faire pour être soi-même et résister aux vents contraires d'un monde devenu mensonge ? Pour Driss Ghali, il faut se décoloniser soi-même, se débarrasser des désirs qui ne sont pas vraiment les nôtres et ainsi acquérir la " puissance " , une qualité aujourd'hui inconnue, un terme dévoyé. Pour entrer dans cette démarche libératoire, il y a un passage indispensable : celui de l'identité. Aux yeux de Driss Ghali ; qui a vécu le déracinement et les projections sociales de ses parents, il n'y a pas de citoyens du monde, il n'y a que des gens de quelque part. Mieux ils assument leur identité, avec ses parts d'ombre et de lumière, mieux ils réussiront à s'ouvrir sur le monde et à s'y épanouir. Né au Maroc, diplômé de l'EDHEC et de CentraleSupélec, Driss Ghali est écrivain politique et conférencier. Il porte une voix originale dans le débat public où il avertit du spectre d'une mondialisation irraisonnée qui menace la diversité des cultures et des paysages.
S'il y a une seule conclusion à tirer de l'oeuvre de Galula, c'est que toute communauté humaine, mise devant un problème politique, peut, sous certaines conditions, se fracturer en trois groupes : une minorité active très déterminée à renverser la table, une autre minorité attachée au maintien du statu quo mais incapable d'agir et enfin une majorité silencieuse qui rêve de ne rien faire mais dont la vocation est d'appuyer le camp qui a le plus de chances de l'emporter. Hier face au FLN algérien et aujourd'hui face à l'Etat Islamique, la pensée de Galula permet à une démocratie comme la nôtre de se défendre sans se renier. Un ouvrage urgent après le Bataclan. Un livre passionnant qui présente un des pères fondateurs des théories de la contre-insurrection. Driss Ghali offre une vision captivante de la vie, des expériences et de l'oeuvre intellectuelle de David Galula. Il démontre clairement pourquoi les idées que Galula a élaborées et mises en oeuvre sont encore d'actualité pour tous ceux qui, parmi nous, assument la responsabilité de lutter contre les insurrections de notre temps. Général David Petraeus, ancien directeur de la CIA et commandant des forces américaines et de la coalition en Irak et en Afghanistan, les plus importantes opérations de contre-insurrection des dernières décennies.
Les plus sérieuses études ethnologiques mettent en évidence la pratique de cérémonies initiatiques dans toutes les civilisations, depuis la plus lointaine Antiquité; entre autres, en Égypte ou en Grèce avec les Mystères d'Eleusis, mais aussi au sein de toutes les civilisations des cinq continents. Sans vouloir approfondir de manière exhaustive tous les aspects des pratiques initiatiques recensées, Irène Mainguy propose ici aux lecteurs une importante synthèse du sujet. Elle y développe l'ensemble des éléments communs récurrents, qui soulignent, dès les origines de l'humanité, les préoccupations humaines essentielles. En effet, de tout temps, l'homme a voulu dépasser les étroites limites de la condition humaine en recherchant une voie pour accroître son pouvoir et son savoir sur l'univers et sur lui-même. Dans une société en mal de repères, où le matérialisme domine largement, la question se pose de la place que peut trouver l'idéal initiatique. En quoi l'initiation donne-t-elle des clefs pour une meilleure connaissance de soi? Permet-elle, de nos jours encore, de progresser dans la Voie de la Sagesse et de la Connaissance? En fonction de ses particularités, comment situer l'initiation maçonnique par rapport aux autres formes d'initiation? Irène Mainguy apporte un éclairage à l'ensemble de ces questions. Elle insiste sur les constantes de l'initiation en tant que rite de passage, avec ses valeurs, ses spécificités, ses buts et sa finalité. Cet ouvrage donne des réponses aux lecteurs qui se demandent ce que peut apporter l'initiation maçonnique à l'homme ou à la femme en ce début du XXl siècle. Biographie de l'auteur Irène Mainguy est bibliothécaire-documentaliste, diplômée d'État responsable de la bibliothèque maçonnique du Grand Orient de France à Paris. Elle est vice-président de la Société d'Études et de Recherches sur l'Ecossisme (SFERE). Elle est l'auteur de plusieurs livres qui font autorité, dont "Symbolique des outils et glorification du Métier".
Boucard Daniel ; Tristan Frédérick ; Pillant Jean-
Plus de 10 000 outils. Outils de métiers, instruments et ustensiles pour l'agriculture, l'apiculture, la viticulture, le jardinage, la marine, la pêche... 1300 citations d'auteurs, 2900 croquis, 94 planches de dessins, 900 illustrations, 32 pages de photos couleurs. La plus fabuleuse somme d'informations jamais rassemblées sur les outils en France.
L'âge d'or des cathédrales se situe aux XIIe et XIIIe siècles. C'est avec l'abbé Suger, le conseiller des rois capétiens Louis VI et Louis VII, que "l'art gothique", va permettre à la cathédrale de s'ouvrir sur le monde extérieur en y déversant la lumière au sein de la nef et du choeur, tandis que dans la poussière des chantiers sacrés, les maîtres d'oeuvre élèveront les voûtes d'ogive toujours de plus en plus haut. Cependant, des travaux scientifiques récents montrent que la plupart de nos "vieilles dames de pierre" ne seraient plus debout aujourd'hui, si les bâtisseurs n'avaient fait appel aux artisans du fer qui, très ingénieusement, insérèrent le métal dans la pierre pour augmenter sa résistance aux pressions s'exerçant de toutes parts et qui menaçaient la stabilité de l'édifice. Fascinés par cette "épopée des cathédrales", les hommes firent appel au merveilleux et au surnaturel pour expliquer ce qu'ils voyaient d'étrange dans ces oeuvres grandioses. Ne disait-on pas qu'anges et démons avaient leur part dans la construction ? Pourquoi les cathédrales sont-elles toutes des "Tours inachevées" ? Les cathédrales seraient-elles des "Demeures philosophales" ? C'est du moins ce que l'on serait en droit de penser à la vue de ces étranges médaillons et figures hiéroglyphiques, qui semblent vouloir expliquer au promeneur qui les contemple, les étapes du "Grand Oeuvre" des alchimistes ?
Le compagnonnage a été pendant plus de cinq siècles une des institutions les plus puissantes de notre pays. Contre les corporations, instruments d'une oligarchie jalouse de ses privilèges, il a défendu infatigablement la cause des artisans, les instruisant dans leur art et les protégeant. Il les accompagnait dans leur Tour de France, où ils acquéraient cette habileté de main attestée par tant de chefs d'oeuvre. Dans ce magnifique ouvrage, Martin Saint-Léon nous présente les divers mouvements compagnonniques, souvent rivaux ; il nous décrit leurs coutumes, les rituels de réception, leurs fêtes, leurs pèlerinages, comme celui de la Sainte-Baume. Il nous fait partager leur vie quotidienne sur les chantiers et dans la cayenne, où la Mère, objet d'un respect unanime, les nourrissait et les logeait. Une somme de documents rares : chansons, règlements, rites, récits écrits par des compagnons, fait du livre de Martin Saint-Léon l'ouvrage de référence inégalé sur le compagnonnage.
Toute l'histoire du monde en 300 cartes. De la préhistoire à nos jours. Pour comprendre les grandes invasions, les civilisations précolombiennes, l'influence des croisades, la Première Guerre mondiale ou bien encore les rapports internationaux depuis la chute du Mur, cet ouvrage permet de visualiser, à travers 300 cartes mises à jour, les grandes périodes, les enjeux majeurs, les événements fondamentaux. Une bonne carte vaut mieux qu'un long discours : l'Atlas historique Duby met en scène les grandes étapes de l'histoire de l'humanité (depuis l'apparition du genre Homo jusqu'aux principales zones de tension dans le monde actuel), clarifie les conflits les plus compliqués (la guerre de Trente Ans, les partages de la Pologne...) et les périodes les plus troubles (la Chine des Qing, les conflits du Caucase...), donne à voir les grands mouvements inscrits dans la durée (exil des communautés juives d'Europe au Moyen Age, tensions intercommunautaires dans les Balkans, décolonisation...), mais aussi les phénomènes économiques et artistiques. Il fait aussi une large place aux enjeux géopolitiques actuels. Accompagné de textes explicatifs, de chronologies et d'un important index, cet atlas s'adresse à tous ceux, depuis le collégien jusqu'au passionné d'histoire, qui ont besoin de voir pour comprendre.
Petites erreurs ou grosses âneries, bourdes involontaires ou entêtements tragiques, découvrez le florilège des bêtises de ceux qui ont écrit les pages de notre histoire. De l'imprudence d'un druide aux écarts de nos récents chefs d'Etat, du plus obscur ministre au plus mauvais stratège, que l'on soit puissant ou anonyme, homme ou femme, la bêtise semble bien être la chose la mieux partagée du monde ! Truffé de citations décalées, de jeux de mots audacieux et d'anecdotes insolites, Le grand Bêtisier de l'Histoire de France décrypte plus de 25 siècles d'histoire de manière originale, drôle et insolente.
Coppens Yves ; Reeves Hubert ; Rosnay Joël de ; Si
HUBERT REEVES, astrophysicien, écrivain, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Patience dans l'azur. JOËL DE ROSNAY, directeur à la Cité des Sciences, est fauteur de L'Aventure du vivant et L'Homme symbiotique. Yves COPPENS, découvreur de Lucy, professeur au Collège de France, auteur de Le Singe, l'Afrique et l Homme. DOMINIQUE SIMONNET, écrivain, journaliste, est l'auteur de L'Amour expliqué à nos enfants, Le Livre de Némo, Némo en Amérique. La Plus Belle Histoire du monde a été traduit en 25 langues
Mourlane Stéphane ; Païni Dominique ; Stora Benjam
Lorsque se développa l'immigration de masse en France, dans la seconde moitié du XIXe siècle, les Italiens furent les plus nombreux à venir occuper les emplois créés par la croissance économique. On l'oublie parfois, mais, jusque dans les années 1960, ils furent les étrangers les plus nombreux dans l'Hexagone. On n'a pas toujours en mémoire non plus les conditions d'accueil difficiles qui leur furent réservées. Aujourd'hui célébrée, leur intégration ne se fit pas sans heurts, même si elle fit son chemin. L'image de l'Italien en France se dessina sur un mode paradoxal entre préjugés dévalorisants et regards bienveillants, traduisant l'attrait pour ces gens venus de ce pays si proche, à la culture si fascinante. Cet ouvrage, qui accompagne l'exposition présentée au Musée national de l'histoire de l'immigration, propose de découvrir la grande diversité des regards portés sur les immigrés italiens venus s'installer en France, à travers différentes sources (cinéma, oeuvres d'art, récits de vie, articles de presse ou de personnalités politiques). Qu'ils soient ouvriers agricoles, industriels, bûcherons, maçons mineurs de fond, colporteurs, ou bien anarchistes, antifascistes, artistes, étudiants etc., les immigrés italiens : ont contribué au développement de la société française. Leurs empreintes durables ont enrichi le quotidien des Français, que ce soit dans le domaine de la gastronomie, de la musique, des arts ou de la vie politique.