Gervais-Lambony Philippe ; Nyassogbo Gabriel Kwami
KARTHALA
24,99 €
Epuisé
EAN :9782845869349
Fruit d'un programme de recherche pluridisciplinaire, ce livre réunit des auteurs du sud et du nord (togolais et français) à parts égales. Articulé sur la question des changements socio-spatiaux de la ville de Lomé depuis le début des années 1990, avec en arrière-plan une interrogation générale sur la cohésion urbaine (spatiale, gestionnaire, économique et sociale), résultat de travaux de terrains conduits en 2004-2006, il vise d'une part à faire un point sur une ville en particulier, d'autre part à contribuer à un débat général sur l'évolution des espaces urbanisés au XXIe siècle, affirmant que dans ce débat les villes africaines ont à nous apprendre, autant que d'autres, à condition qu'on les aborde sans a priori ethnocentriste. Est donc proposé au lecteur un ouvrage monographique mais participant à un débat général. La question des processus de territorialisation et de différenciation socio-spatiale est abordée ici en combinant anthropologie spatiale (une géographie des pratiques et représentations citadines), études des modes de gouvernante (les politiques urbaines actuelles contribuent-elles à l'unité ou à la fragmentation des villes?) et des économies urbaines (les fonctionnements économiques des villes conduisent-ils à une intégration ou fracturation des sociétés citadines?). La question des causalités des évolutions est aussi ici éclairée de manière originale: on dit trop rapidement les villes des pays "pauvres" d'Afrique à l'écart de la mondialisation contemporaine, mais alors pourquoi y observerait-on des processus socio-spatiaux évoquant bien des cas d'espaces urbains au contraire très intégrés dans le système-monde? On associe très fréquemment les changements contemporains à des changements d'ordre économiques liés au passage du fordisme au postfordisme, mais alors comment expliquer les évolutions de villes non industrielles...
Nombre de pages
326
Date de parution
01/01/2008
Poids
570g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845869349
Auteur
Gervais-Lambony Philippe ; Nyassogbo Gabriel Kwami
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20080101
Nombre de pages
326,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'Afrique australe suscite aujourd'hui un regain d'intérêt, notamment de la part des investisseurs et des grandes puissances, qui cherchent à y développer de nouvelles formes de partenariat. Au sein de cet espace, l'Afrique du Sud occupe une place majeure. Depuis la fin de l'apartheid, le pays, qui a rejoint le cercle des BRICS, a connu des transformations considérables: nouveau système politique, réorganisation des découpages territoriaux, réforme des systèmes de santé et d'éducation, etc. Dans le même temps, quelque 8 millions de personnes ont gagné un accès à l'eau courante et près de 3 millions de logements sociaux ont été construits.L'Afrique du Sud est-elle pour autant tout à fait postapartheid et peut-elle être le moteur d'une Afrique australe qui en reste largement dépendante? Plus de 40 % des Sud-Africains vivent en dessous du seuil de pauvreté et les clivages sociaux semblent s'accroître. Bien des promesses n'ont pas été tenues, notamment celle d'une réforme foncière, essentielle si l'on observe l'évolution du Zimbabwe voisin. Dans les quartiers pauvres des villes, les révoltes populaires contre les autorités locales et les violences régulières contre les migrants étrangers révèlent les insatisfactions profondes des plus démunis. Enfin, en août 2012, le massacre de la mine de platine de Marikana a choqué les opinions publiques mondiales.Les transformations en cours peuvent donc sembler contradictoires: certaines découlent du passage de l'apartheid au post-apartheid et d'autres de la réintégration dans le système économique mondial. Quelles qu'elles soient, elles ont affecté tous les États frontaliers de l'Afrique du Sud: Botswana, Lesotho, Mozambique, Namibie, Swaziland, Zimbabwe.Cette édition augmentée vise à interroger les réorganisations territoriales de la région après les changements politiques de ces vingt dernières années.
Biographie de l'auteur Philippe Gervais-Lambony est géographe, enseignant-chercheur à l'Université de Paris X-Nanterre, membre de l'Institut universitaire de France, directeur du laboratoire Géotropiques et membre de l'UMR-Temps. Il a vécu et travaillé dans les années 1980-1990 au Togo, au Zimbabwe et en Afrique du Sud
L'Afrique du Sud: pays d'Afrique ou simplement pays situé en Afrique? Quinze ans après la fin de l'apartheid, des ombres du passé aux espoirs des années quatre-vingt-dix puis aux choix d'aujourd'hui, l'auteur nous invite à découvrir les différents aspects de ce pays en pleine transformation.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.