On parle beaucoup de notre "invisibilité". Un bon traducteur est un traducteur qui ne se voit, qui ne s'entend pas. L'intermédiaire se doit d'être transparent, entièrement résorbé dans sa mission de service. Qui ne se soumet pas à cette ascèse encourt le péché d'orgueil. Traduire, c'est se montrer humble. Humble, je le suis par force quand je traduis, quand j'ignore, quand je cherche, quand je doute - c'est-à-dire en permanence. Plus je traduis, moins je sais. Plus j'ai d'habileté, plus le sol se dérobe sous moi, plus les mots, les phrases révèlent leur double, leur triple fond et bien plus encore. Je ne cesse de composer avec le vertige. Le texte, foncièrement, m'échappe, et pour travailler je dois faire comme si je savais, juste comme si." Corinna Gepner.
Nombre de pages
195
Date de parution
18/10/2019
Poids
240g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782376650539
Titre
Traduire ou perdre pied
Auteur
Gepner Corinna
Editeur
CONTRE ALLEE
Largeur
136
Poids
240
Date de parution
20191018
Nombre de pages
195,00 €
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Quarante questions pour connaître l'?uvre dans ses grandes lignes et dans ses détails, l'action et les personnages, le contexte culturel et historique - Quarante réponses pour comprendre la signification de l'?uvre, sa portée symbolique, les intentions de l'auteur - Quatre études pour construire une réflexion sur les enjeux majeurs de l'?uvre. Sur la collection Collection dirigée par Denis Merle.La collection 40/4 propose au lecteur trois buts: connaître, comprendre, construire une réflexion- Quarante questions pour connaître l'oeuvre dans ses grandes lignes et dans ses détails, l'action et les personnages, le contexte culturel et historique.- Quarante réponses pour comprendre la signification de l'?uvre, sa portée symbolique, les intentions de l'auteur.- Quatre études pour construire une réflexion sur les enjeux majeurs de l'oeuvre.
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L'errance soudaine... Ébloui par le soleil, un homme précipite sa voiture dans un ravin. Il en réchappe, fortement troublé, et se met à marcher, sans idée précise, cherchant à retrouver ses esprits. Ce trouble laisse alors doucement place à une pensée qui, comme un flux de conscience, l'incite à prolonger une marche comme une longue traversée de paysages périurbains. ... d'un personnage énigmatique... Cet homme sans nom a tout oublié. Il apparaît comme étranger à lui-même, perdu, se dirigeant vers un avenir incertain. Comme un grand animal obscur est le récit d'une métamorphose au cours d'un voyage aussi imprévisible que déconcertant, et nous offre un véritable périple sensoriel. ... dans un décor brumeux et inquiétant. Cette traversée, au c'ur des paysages de la rive nord de la Méditerranée devenue la proie des flammes et d'un soleil de plomb, nous bascule dans un monde imaginaire et parallèle où la perception des lieux et du temps semble altérée, et où l'errance est synonyme de survie et de création.
« D'où vient ma passion pour cette langue qui fonctionne pour ainsi dire à l'envers de la nôtre, et pour la civilisation dont elle est le vecteur ? Pourquoi me consacrer à une tâche impossible, paradoxale, consistant à effacer les sons, l'écriture, et jusqu'à l'arrière-plan culturel d'un texte, pour reconstruire à partir de ces ruines avec une langue aux paradigmes si différents ? Pour répondre à ces questions, j'ai entremêlé éléments fondateurs de ma vocation de traductrice et réflexions nées d'une longue pratique. Chemin faisant, j'ai tenté de décrypter les sensations liées à cette activité : frustration de ne pouvoir tout transmettre, joie de la création nichée dans la part du texte original qui irrémédiablement résiste, vertige addictif du décentrement, analogue à celui que procure le voyage? » Corinne Atlan
Sur les berges d'un lac gelé, la narratrice assiste au sauvetage d'une orignale. Touchée par Arden, la femme aux mains d'araignée, et Jeff, l'homme à l??il de verre, qui se démènent l'un et l'autre pour sauver l'animale, elle décide de les accompagner dans le refuge dont ils s'occupent. Au c'ur d'une nature marquée par les saisons, où humains et non-humains tentent de cohabiter, notre narratrice apprivoisera ses propres fêlures tout en apprenant à soigner les bêtes sauvages, et à interpréter les sons et les odeurs de la forêt et de la rivière. Dans ces lieux qui façonnent les êtres qui les peuplent, comment exister sans empiéter sur ce qui nous entoure ?