Oudav. Les derniers jours de Sergueï Alexandrovitch Golovkine (1959-1996)
Gentilhomme Serena
L'HARMATTAN
13,00 €
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EAN :9782336467566
Oudav. En russe : Boa constricteur. Au début des années 1990, ce mot désigna un prédateur sexuel, Sergueï Alexandrovitch Golovkine, reconnu coupable d'au moins onze assassinats perpétrés dans le district d'Odintsovo, oblast de Moscou, entre 1986 et 1992.Son premier crime fut commis une semaine, jour pour jour, avant la catastrophe de Tchernobyl. Son dernier le 14 septembre 1992, un an et un mois après le putsch de Moscou. Il fut surtout actif en 1988 et 1990, alors que l'empire soviétique s'effondrait.Dans la dérive sanglante de cet individu vaguement dostoïevskien ? on le voit, dans un rare document diffusé sur YouTube, en train de chercher à allumer un cierge au-dessous d'une icône de la Vierge ? on pourrait décerner le reflet d'un immense pays en plein marasme idéologique et religieux, dont les conséquences s'étendent jusqu'à ce jour.
Nombre de pages
116
Date de parution
25/07/2024
Poids
142g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336467566
Titre
Oudav. Les derniers jours de Sergueï Alexandrovitch Golovkine (1959-1996)
Auteur
Gentilhomme Serena
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
142
Date de parution
20240725
Nombre de pages
116,00 €
Disponibilité
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Rome, 2016. Deux trentenaires, Marco Prato et Manuel Joffo font la fête et au milieu de leurs excès, ont une nouvelle idée : torturer et tuer, pour voir ce que ça fait. Un jeune prostitué est attiré dans le guet-apens, drogué et soumis à ces pulsions macabres. Le lendemain, l'un des jeunes hommes tentera de se suicider, l'autre se rendra à la police... Au-delà de la gratuité de ce sordide crime, la presse transalpine se passionne pour le profil des deux assassins, jeunes hommes de bonnes familles et sans histoires. Les témoignages des pères dans les émissions télévisées de grande audience, le silence des mères, les réactions des proches de la victime sont tout autant le sujet de ce récit authentique qui nous parle d'une jeunesse nihiliste prête à tout pour se sentir exister.
Rome, 1975. Donatella Colasanti et Rosaria Lopez sont découvertes dans un coffre de voiture. Torturées et séquestrées pendant trente-six heures, l'une d'entre elles est déjà morte depuis plusieurs heures lorsque la police intervient. Les coupables ? Trois fils de bonne famille, riches, protégés et nourris d'un mépris social envers les femmes et la classe populaire. Ce que l'on a appelé « le massacre du Circeo » dépasse le simple fait divers. Véritable séisme sociétal, il constitue un tournant de l'histoire italienne.
De 1796 à sa mort, Giovanni Battista Bugatti, devenu légendaire sous le nom de Mastro Titta, rendit cinq[1]cent seize "Justices" pour le Vatican, torturant et exécutant sur la place publique, au nom du Pape. De ce bourreau passionné par son art et porté par sa foi, il ne nous est resté que peu de choses. Quelques lignes de description de Charles Dickens et Lord Byron qui assistèrent au spectacle, le catalogue de ses exécutions commentées de sa main et des mémoires, fictives, publiées sous la forme de feuilleton dans la presse à sensation du 19ème siècle. Spécialiste de la culture italienne, passionnée par le monde du crime, Serena Gentilhomme reprend ces sources diverses pour nous livrer les mémoires apocryphes du bourreau légendaire.